Albert Schweitzer et l’histoire du Gabon PDF

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« L’exil » de Schweitzer à Lambaréné répond à l’appel du Christ. Cet appel est l’appel à la bonne nouvelle du Royaume. Schweitzer découvre ainsi la grâce qui lui est faite. Celle de servir dans les lointains; c’est la source de la transformation de sa vie. Tous ses actes prennent un sens nouveau. Cette quête conduit chez Schweitzer à une affirmation éthique du monde et de la vie et elle nous conduit à la découverte des qualités qui permettent aux autres de nous traiter comme leurs semblables.

Lambaréné est une ville du Gabon. Libreville, sur les rives de l’Ogooué. Située dans l’hémisphère sud, elle est le chef-lieu provincial et le centre administratif, économique et médical de la province du Moyen-Ogooué. La ville se concentre autour d’une île qui comprend le marché local et une station service. Le marché donne sur les berges, d’où partent les pirogues pour descendre ou remonter le fleuve vers les lieux habités le long des berges. Déguiélé, Azingo, Onangué, Evaro et Gomé, à la frontière de la réserve de Wonga Wongué, sont des sites touristiques.

La faune y est très variée et la flore y est restée à l’état sauvage. L’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza a séjourné à plusieurs reprises à Lambaréné pendant ses voyages dans le bassin de l’Ogooué. Articles détaillés : Albert Schweitzer et Hôpital Albert-Schweitzer. Lambaréné est surtout connue pour l’hôpital Albert-Schweitzer, créé en 1913 par le docteur Albert Schweitzer, lequel recevra le Prix Nobel de la paix en 1952. L’hôpital comporte aujourd’hui un musée retraçant l’histoire du docteur et de son action contre la lèpre.

Le nouvel hôpital, inauguré en 1981, est aujourd’hui bien plus étendu qu’à l’origine, mais conserve ses premiers bâtiments qui reconstituent le dispensaire du début du siècle. Lambaréné  , dans Le Gabon aujourd’hui, Paris, Éd. Université Paris Diderot-Paris 7, 2012, 370 p. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 18 décembre 2018 à 06:49. L’hôpital qu’il développe dans la forêt équatoriale au bord de l’Ogooué à partir de 1913 le fait connaître dans le monde entier. Alsace, de la théologie libérale ou des admirateurs de Jean-Sébastien Bach. Nourri d’une double culture allemande et française, il bénéficie d’une aura internationale, mais, à l’exception de son Alsace natale, son œuvre reste peu connue en France où elle a été diffusée plus tardivement. L’auteur prolifique a laissé de nombreux travaux, sermons, lettres et documents, pas encore tous exploités. De leur côté, témoins, disciples et détracteurs, en Europe ou en Afrique, apportent des points de vue contrastés, que la recherche s’emploie à mettre en perspective. La nationalité d’Albert Schweitzer fait parfois l’objet d’un débat, car les circonstances de sa vie personnelle et de celle de sa femme se conjuguent avec plusieurs épisodes majeurs de l’histoire contemporaine.

Cette réflexion comporte des aspects à la fois juridiques et culturels. En revanche sa femme Hélène, née à Berlin et allemande de naissance, a dû obtenir sa naturalisation. Deuxième d’une fratrie de cinq, il est le fils de Louis Schweitzer, un pasteur érudit de tendance libérale, et d’Adèle Schillinger, elle-même fille de pasteur, décrite comme passionnée quoique réservée, et intéressée par la politique. Son père, resté en Alsace après 1870, devient pasteur à Gunsbach, quelques mois après la naissance d’Albert, qui y vit désormais. Albert Schweitzer a une enfance heureuse, proche de la nature. Il fréquente l’école de Gunsbach, puis celle de Munster.

Le Palais universitaire de Strasbourg vers 1900. Inspiré par son environnement familial, il a opté assez spontanément pour la théologie et, contrairement à d’autres condisciples, il ne doute pas de ce choix. Albert Schweitzer apprécie tout particulièrement les enseignements de Heinrich Julius Holtzmann. En 1896, aux vacances de la Pentecôte, par un rayonnant matin d’été, je m’éveillai à Gunsbach, et l’idée me saisit soudain que je ne devais pas accepter mon bonheur comme une chose toute naturelle et qu’il me fallait donner quelque chose en échange.

Enfant, il a été marqué par les sermons prononcés par son père et se destine à son tour à la prédication, qu’il apprécie particulièrement. Ses études sont entrecoupées de séjours d’études. Il passe le semestre d’hiver 1898-1899 chez son oncle à Paris où il étudie l’orgue et le piano avec Charles-Marie Widor et Marie Jaëll. C’est le foyer qui héberge les étudiants en théologie, dont il est aussi l’aumônier et le répétiteur. Il conserve ce poste jusqu’en 1906. Albert Schweitzer fait la connaissance d’Hélène Bresslau en 1898, à l’occasion d’un mariage.

Le jeune enseignant se trouve à l’aube d’une carrière universitaire, mais il réfléchit encore au sens qu’il souhaite donner à sa vie. L’un de ses biographes, Pierre Lassus, relativise cette explication conjoncturelle : la famille Schweitzer était déjà abonnée au Journal des missions, s’intéressait de longue date aux problèmes coloniaux, lisait les récits d’Eugène Casalis. Dans sa première biographie, Souvenirs de mon enfance, Schweitzer évoquait aussi l’effet que produisit sur son imagination juvénile la contemplation répétée de la  figure herculéenne  d’un  nègre ,  au visage triste et méditatif , sculptée au pied de la statue de l’amiral Bruat par Bartholdi. Selon lui, il s’agit avant tout de soigner, de soulager les souffrances pour expier les crimes de la colonisation.