Apport des neurosciences à la psychiatrie clinique PDF

Boris Cyrulnik : stop ou encore ? Le journal Le Monde a récemment invité Boris Cyrulnik à donner apport des neurosciences à la psychiatrie clinique PDF avis d’expert sur le phénomène des CV mensongers.


Cet ouvrage collectif, coordonné par le Professeur Thibaut, fait le point sur les implications des découvertes récentes en neurosciences pour le praticien et pour son patient. Chacun des chapitres a été écrit par un ou des experts reconnus et présente de façon très pédagogique les données les plus actuelles dans chacun des domaines importants de la recherche en psychiatrie. La plupart des auteurs sont des personnalités françaises très impliquées dans l’Association Française de Psychiatrie Biologique et de Neuropsychopharmacologie au sein de laquelle elles coordonnent des recherches et des formations en psychiatrie. Il est autant destiné aux chercheurs en neurosciences ou en psychologie qu’aux internes et aux praticiens, psychiatres ou neurologues, ou encore aux étudiants en médecine. Sa présentation très pédagogique le rend également accessible aux patients ainsi qu’à leurs familles.

Le mythomane est désespéré, quelque chose de douloureux lui est arrivé. Il éprouve de la honte, il se sent jugé par l’autre et veut briller. Alors il se montre à son avantage pour réparer une blessure narcissique, soit en racontant à l’autre une histoire merveilleuse qu’il attend, soit en rédigeant un CV miraculeux De nombreux mythomanes ont fait des carrières extraordinaires sur un leurre Mais ceux qui sont leurrés sont complices. Si divers éléments ont contribué à cette carrière extraordinaire, deux me paraissent essentiels. Le second élément qui me paraît essentiel est son CV miraculeux de praticien-chercheur à la fois neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste, qui lui permet de jouer sur plusieurs tableaux. Les témoignages parallèles de journalistes ayant contribué à la construction de son aura médiatique, interrogés récemment à l’occasion de la promotion de son énième livre paru chez Odile Jacob, sont à cet égard significatifs : Il s’intéresse à tout. S’il s’avérait que le CV de Boris Cyrulnik soit trop miraculeux pour être vrai, il lui serait facile d’invoquer la complicité de la société.

Professeur à l’université de Toulon , neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste , Ancien interne des Hôpitaux, Neurologie Paris, psychiatrie Marseille. Direction d’une cinquantaine de Thèses , Prix Jean Bernard : recherche médicale , Ethologue confirmé , et j’en passe. Le site web des éditions Odile Jacob aurait intérêt à mettre en avant tous ces marqueurs de légitimité scientifique. Il y est cependant présenté très sobrement, comme neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon , c’est tout. Serait-ce qu’en dehors de ce diplôme et de ce poste au contour flou, ce qui est mentionné dans les diverses sources citées ci-dessus n’est pas pertinent ? SOUS LES ETIQUETTES, DU BŒUF OU DU CHEVAL ? Il n’a pas été facile de démêler le vrai du faux, d’autant que Boris Cyrulnik a choisi de ne pas répondre à mes demandes d’entretien.

Un certain nombre d’éléments clairs sont néanmoins ressortis de mon enquête. Il est étonnant que nombre de journalistes, y compris dans des médias importants tels que Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Point ou encore L’Express, se soient obstinés pendant plus de 10 ans à le qualifier de père ou théoricien de la résilience. En effet, il n’a inventé ni ce concept, ni son appellation. S’il avait publié des recherches scientifiques ayant marqué ce domaine, on pourrait expliquer en partie la méprise et comprendre que par exemple, Le Nouvel Observateur l’ait en 2002 prétendu connu pour ses travaux sur la résilience.