Averroès et l’averroïsme (XIIe – XVe siècle) : Un itinéraire historique du Haut Atlas à Paris et à Padoue PDF

Il trouve la mort en prison. Mongols, il émigre avec son père, à l’âge de six ans, à Damas. En effet, les versets du Coran décrivant Dieu comme étant établi au-dessus de son averroès et l’averroïsme (XIIe – XVe siècle) : Un itinéraire historique du Haut Atlas à Paris et à Padoue PDF font partie des exemples qui ont été au cœur de nombreux débats entre théologiens musulmans de l’époque.


La vaste production intellectuelle du cadi de Cordoue Abû I-Walîd Ibn Rushd, l’Averroès des Latins, touche à la plupart des sciences religieuses et profanes (droit, médecine, philosophie…) connues à l’époque almohade, dans laquelle s’insère totalement sa carrière professionnelle et intellectuelle (vers 1150-1198). L’amitié des califes, qui apprécient la puissance de sa pensée, ne lui évite pas la brève disgrâce qui, à la fin de sa vie, sanctionne son intérêt pour les  » sciences des anciens « , non plus que l’oubli relatif de son œuvre , dans un monde musulman qui s’oriente alors vers d’autres perspectives. Ses écrits auront au contraire chez les Latins, chez lesquels il commence à être connu un quart de siècle après sa mort, un immense retentissement, à tel point que certains veulent voir en lui le  » père  » de la pensée laïque occidentale. Cet ouvrage rassemble les contributions présentées lors d’un rencontre organisée à Lyon, et qui se donnait trois objectifs : mieux cerner la pensée d’Ibn Rushd en insistant sur les aspects novateurs, suivre -de Cordoue à Marrakech vers l’Europe chrétienne -l’itinéraire des écrits du philosophe, ancrer en fin la vie et l’œuvre d’Averroès dans les réalités concrètes de son temps, que révèle l’archéologie, ou dans l’actualité des événements majeurs, comme la célèbre bataille d’Alarcos.

Ibn Taymiyya est connu pour ses positions dans tous les domaines de la théologie islamique, entre autres pour avoir été un des seuls à réfuter les autres courants de l’Islam, majoritaires à son époque, en particulier dans le domaine des noms et des attributs de Dieu. En effet, les gens de la Sunna et du regroupement ont pour croyance que rien n’est comparable à Allah et qu’Il est Celui qui entend tout et qui voit tout. Il ne faut pas comprendre par cette expression  II est avec vous  qu’Allah est mêlé à Ses créatures. La langue n’implique pas cette acception Cependant, ces paroles doivent être mises au-dessus des suppositions non fondées.

Il en est ainsi, par exemple, de prétendre que le passage  II est dans le ciel  signifie littéralement que la voûte céleste Le porte et L’ombrage. Cette conception est fausse pour l’ensemble des gens de science et de foi. Pour le groupe qui sera sauvé, la religion et la foi sont des paroles que formule le cœur et prononce la langue, et des actes qui procèdent du cœur, de la langue et des membres. La foi s’élève avec l’obéissance et diminue avec la désobéissance. Ce groupe ne dénie pas pour autant aux gens de la Qibla la foi du fait des désobéissances et des grands péchés ,  Les croyants ne sont que des frères. On peut voir dans les commentaires du livre que ce que veut Allah a lieu et ce qu’Il ne veut pas n’a pas lieu. Allah a voulu, en droit, que Ses serviteurs L’adorent et Lui obéissent.

Il affirme que Dieu a créé le monde par un acte de  Sa volonté  et que la révélation prophétique n’est rien d’autre que l’expression de cette volonté. C’est donc par la révélation et non par un exercice de leur raison que les hommes peuvent la connaître. Doté d’une grande résolution il refusa toujours de négocier ses principes, préférant que les torts de son adversaire soient reconnus, plutôt que de bénéficier d’une grâce royale conditionnée par son silence. Les critiques du savant hanbalite envers certaines doctrines et pratiques du soufisme sont à comprendre dans le contexte historique de la Syrie mamelouke. Ibn Taymiyya s’efforce de montrer que le terme  soufisme , loin d’être une appellation sans réalité, désigne une science islamique à part entière, au même titre que le fiqh.

Voilà pour ce qui est de la quintessence du soufisme selon Ibn Taymiyya. Bon connaisseur des écrits d’Avicenne et très critique à l’égard des philosophes, Ibn Taymiyya s’est donné pour mission le rejet de leurs thèses. Ainsi, il accuse les philosophes de mettre sur le même plan les prophètes cités dans le Coran et les législateurs grecs tels que Platon. Ibn Taymiyya y attaque notamment le soufisme dévoyé de gens qui simulent l’ascétisme mais pratiquent en fait le vagabondage. Pour Ibn Taymiyya, la première qualité de l’État doit être la justice.