Babouche, ce héros ! PDF

Ce sont des jeunes filles, des mères et parfois des grand-mères, toutes sans voile, obligatoire dans l’espace public en république islamique d’Iran. Elles sont au bord de la mer Caspienne ou du golfe Persique, à Persépolis, à Shiraz, dans une babouche, ce héros ! PDF, dans les montagnes au nord de Téhéran, sur l’autoroute qui mène à Khoramabad, dans le sud-ouest du pays ou même dans la ville religieuse de Qom. Trois générations dans un seul cadre, écrit une jeune Iranienne qui a envoyé la photo publiée ci-dessus. Grand-mère, mère et fille, nous avons créé notre propre avenue Azadi .


Les bottes qui rebondissent. Oh, oh !Babouche s’est trompé de chaussures ! Le voilà avec des bottes rebondissantes. Boïng, boïng !Accroche-toi et suis-le avec Dora ! Sauvons Babouche ! Pauvre Babouche ! On coup de vent l’a emporté dans les airs avec son nouveau cerf-volant ! Vite, aide Dora et Diego à le rattraper !

Que la prochaine génération puisse obtenir ses droits les plus basiques avant que ses cheveux deviennent tout blancs. Est-ce que cela est un rêve trop ambitieux ? A Tabriz, au nord-ouest du pays. L’administratrice de cette page est la célèbre journaliste iranienne Masih Alinejad, exilée au Royaume-Uni. Sur sa page Facebook, elle a d’abord proposé que les Iraniennes envoient les photos sur lesquelles elles ont osé jeter leur voile. Toutes les filles et les femmes iraniennes ont affaire à des restrictions et ne peuvent pas choisir librement leurs tenues.

Lancée le 3 mai, la page Libertés furtives des femmes iraniennes connaît un succès impressionnant : aujourd’hui, elle compte 93 000 abonnés. Cette soudaine popularité est d’autant plus parlante que Facebook est bloqué en Iran, tout en restant accessible par le biais de différents logiciels antifiltrage. Un explicite pied de nez aux autorités. Est-ce qu’ils se demandent pourquoi beaucoup de filles se prennent en photo sans voile devant les affiches moralisatrices sur le hidjab ?

Le message est facile à comprendre , écrit-elle. Manifestation des bassijis contre le relâchement vestimentaire, à Téhéran, mercredi 7 mai. Les plus conservateurs ont ensuite multiplié les actions en faveur d’une surveillance plus stricte des codes vestimentaires et du respect du hidjab. Mercredi 7 mai, un groupe de bassijis s’est rassemblé sur la place Fatemi, dans le centre de Téhéran, et a continué sa marche vers la place Valiasr. Où est passé le hidjab de ta femme ?