Bavures et scandales – Tome II PDF

Cette page bavures et scandales – Tome II PDF en semi-protection longue. Figure emblématique du négationnisme, il ajoute aux auteurs fondateurs de ce courant, Paul Rassinier et Maurice Bardèche, une fixation sur la négation de l’existence des chambres à gaz.


L’immoralité de certains, qui usent et abusent de leur pouvoir, de leur position ou de la mission qui leur a été confiée à des fins égoïstes et souvent criminelles… voici ce que continue à traquer et dénoncer G. Martinez dans ses chroniques judiciaires indignées et implacables, qui placent dans une lumière crue même les plus puissants. Rappelant les vices, méfaits, tricheries, tromperies, détournements que l’actualité a tôt fait de balayer, il signe un volume au ton scandalisé qui ne manque pas de toucher des lecteurs et lectrices interloqués par le laisser-faire et l’inadmissible.

Robert Badinter, il attaque ce dernier en diffamation mais est débouté par la justice qui acte cette qualification en 2007. Durant son enfance, sa famille se déplace au gré des postes occupés par son père : à Saïgon, Singapour, Kobe puis Shanghai, jusqu’en 1936, où elle revient en métropole. Puis il fait des études de lettres classiques à la Sorbonne. Pour sa biographe Valérie Igounet,  la carrière d’enseignant de Robert Faurisson n’est pas limpide. Il acquiert à cette époque une brève notoriété, tout d’abord en 1961 avec la publication d’un article intitulé  A-t-on lu Rimbaud ?

Vous n’êtes pas des hommes libres, vous ! Noam Chomsky apportera son soutien vingt ans plus tard. De 1969 à 1973, il est maître assistant stagiaire puis titulaire de littérature française à Paris III. Il se signale de nouveau à l’attention des médias par le traitement qu’il fait subir aux poèmes de Nerval en 1977, mais s’impose définitivement durant les années 1978-1980 qui marquent le début de l’affaire Faurisson : il devient alors le principal négationniste français et un des principaux à l’échelle mondiale. Le succès relatif de sa production littéraire le conduit finalement à la fin de cette première époque à se consacrer exclusivement au négationnisme. En 1961, Robert Faurisson publie dans la revue Bizarre, éditée par Jean-Jacques Pauvert, une étude de l’œuvre d’Arthur Rimbaud, sous le titre A-t-on lu Rimbaud ?

Lors de sa première édition, le texte est signé des simples initiales R. Robert Faurisson publie en janvier 1971 un premier article consacré à Lautréamont dans La Nouvelle Revue française, intitulé  Les divertissements d’Isidore . Il y présente sa thèse sur Lautréamont. En 1972, il présente sa thèse sur Lautréamont. L’état des recherches sur le sujet conduit à relativiser fortement l’impression donnée par ce type d’affirmation courante dans le courant négationniste quant à la somme de  travail  de Faurisson. Valérie Igounet revient à plusieurs reprises sur le caractère limité des recherches originales de Faurisson, qui s’en remet à partir des années 1980 à ses intermédiaires, mais aussi aux dossiers de la défense lors des procès où il est en cause, pour lui fournir sa documentation.

Dans ses débuts, tout en veillant à ne pas paraître abuser trop ouvertement de son statut d’enseignant, Faurisson exploite pourtant celui-ci au service de son idéologie. Mais comme le rapporte Valérie Igounet,  l’obscurantisme est de rigueur, Robert Faurisson utilise sa méthode d’interprétation des textes, inaugurée pour Rimbaud. Comme le conclut Valérie Igounet,  depuis quelque temps, on tentait de situer politiquement Robert Faurisson. Pour beaucoup, Faurisson est un homme d’extrême droite. Enfin, en janvier 1978, il tente, mais pratiquement en vain, de donner une publicité à ses théories lors d’un colloque sur le sujet Églises et chrétiens de France dans la Seconde Guerre mondiale, au Centre régional d’histoire religieuse de Lyon. Faurisson joue à partir de la fin des années 1970 un rôle clé dans l’histoire du négationnisme, résumé par Valérie Igounet en ces termes :  il lui a apporté ce dont il avait besoin pour ne plus végéter, pour s’exporter et ressembler à un discours digne de ce nom.

L’histoire de Faurisson à partir de 1978 est donc faite d’une succession de provocations médiatiques et de procès utilisés comme tribunes, qui se confond avec celle plus large du mouvement négationniste français. 29 décembre 1978 avec la publication d’une lettre tribune par le quotidien Le Monde, intitulée  Le Problème des chambres à gaz, ou la rumeur d’Auschwitz , version abrégée de son article de Défense de l’Occident. Ce n’est cependant qu’en 1990 que son poste sera définitivement transféré au Centre national d’enseignement à distance malgré ses protestations et qu’il sera privé de sa position universitaire. Les prétendues  chambres à gaz  hitlériennes et le prétendu  génocide  des Juifs forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont l’État d’Israël et le sionisme international, et dont les principales victimes sont le peuple allemand — mais non pas ses dirigeants — et le peuple palestinien tout entier. En avril 1980, Serge Thion publie Vérité historique ou vérité politique ?

La question des chambres à gaz. De fait, on ignore alors que, sous couvert d’antisionisme, le négationnisme va s’ouvrir de nouvelles portes notamment à l’extrême gauche par la suite dans les années 2000. Noam Chomsky est mis en relation avec Robert Faurisson par Serge Thion et Pierre Guillaume en 1979. Le début des années 1980 est également l’occasion pour Robert Faurisson d’élargir son public au-delà des frontières françaises. Shoah et plus généralement du nazisme. Son parcours semble par ailleurs inséparable de celui de Robert Faurisson. Jean-Claude Pressac s’adresse à Robert Faurisson à l’aube des années 1980.