Cahiers henri bosco n 21 PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Il naît dans un village des Monts Bibans, au sud de la vallée de la Soummam, qui à l’époque dépend de la commune mixte d’Akbou. Il est ensuite professeur de Lettres aux lycées de Sousse, Bône et Tunis, où il se lie avec le poète Armand Guibert, cahiers henri bosco n 21 PDF publie ses premiers poèmes en 1934 et 1937. Il épouse Suzanne Molbert, collègue de Tunis, professeur de lettres classiques et issue d’une famille installée à Alger depuis 1840.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rencontre André Gide à Tunis, puis rejoint les milieux gaullistes à Alger où en 1943-1944, il travaille pour Radio France, station qui succède à la vichyste Radio Alger. Il meurt d’un cancer quelques semaines après l’accord de cessez-le-feu du 19 mars 1962. Comme le fait remarquer aussi son fils, il ne s’agissait pas d’un ouvrage destiné à la publication. C’est à la fois sa faiblesse littéraire, Jean travaillant parfois énormément la forme, et sa force de témoignage, parfois très troublante d’une vérité d’un instant. Une part de son œuvre encore non publiée se découvre progressivement, révélant un poète de portée universelle. En exprimant en français les Chants berbères de Kabylie, il en fait un trésor de la poésie universelle.

L’œuvre poétique de Jean Amrouche ne vaut pas par son abondance : elle s’arrête pratiquement en 1937, alors que le poète vivra jusqu’en 1962. Les enregistrements des entretiens de ce véritable créateur du genre qu’est Amrouche avec Gide, puis avec Claudel, Mauriac, Ungaretti sont des œuvres dont l’histoire de la littérature ne se passera qu’avec dommage, et dont la perte serait aussi grave que celle du manuscrit des Caves du Vatican, de Protée, de Genitrix, ou de l’Allegria. Jean Lescure, Radio et Littérature, dans Histoire des littératures, tome 3, sous la direction de Raymond Queneau, Encyclopédie de la Pléiade, Paris, Gallimard, 1963, p. Les sections  Anecdotes ,  Autres détails ,  Le saviez-vous ? La France est l’esprit de mon âme, l’Algérie est l’âme de mon esprit. L’homme ne peut vivre s’il ne s’accepte tel qu’il est, s’il ne se sent pas accepté par la société où il vit, s’il ne peut avouer son nom. Je pense et j’écris en français mais je pleure en kabyle.

Jean Amrouche, Étoile secrète, poème, Tunis, Les Cahiers de Barbarie, 1936. Jean Amrouche, Étoile secrète , éd. Jean Amrouche, Chants Berbères de Kabylie. Poésie et théâtre, Paris, L’Harmattan, coll. Algérie, un rêve de fraternité, Paris, Omnibus, 1998. Tassadit Yacine Titouh, Éditions Non Lieu, 2009. Amrouche, dans Eric Marty, André Gide, qui êtes-vous ?