Citoyenneté, empires et mondialisation PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Objectifs des États : équilibre, expansion ou sécurité ? Le Palais Wilson de Genève en 1928, premier siège de la Société des Nations, avec une banderole en citoyenneté, empires et mondialisation PDF’honneur du président Wilson, l’un des fondateurs de l’idéalisme en relations internationales.


Il s’agissait, dans ce colloque : «Citoyenneté, empires et mondialisation», d’analyser les rapports entre citoyenneté – entendue comme ensemble de droits individuels garantis à toutes et tous par l’État, central ou décentralisé, et de devoirs envers lui – et empires, précurseurs du monde dans lequel nous vivons : un monde «globalisé» ou «mondialisé».

«Empire», selon Armitage (2000), a toujours signifié pouvoir. Le concept d’imperium est fondé sur une définition de la cité de Rome distinguant l’intérieur – l’enceinte sacrée, limitée, finie – de l’extérieur. À l’intérieur le pouvoir était essentiellement civil. À l’extérieur il était fondé sur la force militaire. À son apogée l’Imperium Romanum s’étendait sur les trois continents connus à l’époque : l’Europe, l’Asie et l’Afrique. L’autorité de l’empereur était donc «universelle». Après le Ve siècle et la chute de Rome, l’empire d’Orient, celui d’Occident puis la papauté prétendront eux aussi à l’universalisme. Les empires plus tardifs : les empires ibériques, puis les empires français et britannique héritèrent de cette prétention à «l’universel», moteur essentiel du processus de mondialisation.

La question qui traverse cet ouvrage est celle-ci : en quoi les différents empires européens ont-ils affecté la construction de la citoyenneté – ou l’acquisition des droits – des individus appartenant aux divers groupes en présence, du fait même de leur existence ? Quels effets cette histoire impériale multiple a-t-elle encore aujourd’hui sur les lois et les débats concernant la citoyenneté, dans les anciennes métropoles et les anciennes colonies de peuplement ? Qui est inclus dans la communauté nationale, dans quelles conditions et de quelle façon ? On peut aussi retourner la question : comment sont aujourd’hui gérés diversité et pluralisme dans nos sociétés de culture européenne ?

Ont collaboré à cet ouvrage : Renée Carré (département d’Histoire. UBP), Dana Dawson (Université de York, Toronto, Canada), David Nash (Balliol Collège. Université d’Oxford), Imen Hanana (Université de Paris XII-Créteil), Didier Lassalle (Université de Paris X-Nanterre), Raphaële Espiet-Kilty (département d’Anglais. UBP), Caroline Domingues (département d’Espagnol, UBP). Judith Manya (Université de Grenoble), Hanne Petersen (Université de Copenhague, Danemark). Jim Barry (Université de East London, Royaume-Uni), Rada Ivekovic (département de sociologie, Université Jean Monnet. Saint-Etienne).

L’enseignement classique de la  marche à la Première Guerre mondiale , tel qu’effectué à l’école, s’appuie largement sur cette conception traditionnelle des relations internationales, centrée sur l’histoire diplomatique. Contrairement à la notion d’ ordre international , le terme de  système  ne préjuge pas du caractère régulé, ou non, de ces relations. Dans ce cadre de rivalité, la notion de puissance est primordiale: y a-t-il une ou des superpuissances? Explosion nucléaire de Castle Romeo lors des tests de l’Opération Castle menés par le Pentagone en 1954. Par ailleurs, l’objectif recherché par les puissances est primordial dans l’analyse du système international. Unis ont traditionnellement conçu leur rôle, à l’égard de l’Europe, comme garant de l’équilibre.

Articles détaillés : équilibre des puissances et théorie des jeux. C’est ce qu’ont fait, par exemple, les fondateurs de l’institutionnalisme néolibéral Robert O. Ce type d’interrogation a pris une acuité spécifique avec le phénomène de la mondialisation ou globalisation. Cette thèse est fortement disputée, d’autres auteurs insistant sur le renforcement des prérogatives de la souveraineté, visible par exemple avec le durcissement du contrôle des frontières, etc. L’ancien bâtiment de la United Fruit Company: une unité d’analyse pertinente en relations internationales? Enfin, il est aussi possible d’interroger la division classique entre politique intérieure et affaires étrangères. Pour certains auteurs, il ne s’agit en effet que d’une division académique.