Comportements du consommateur – 4e éd. – Concepts et outils PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Pouvoir d’achat, niveau des prix, usages des groupes sociaux, comportements du consommateur – 4e éd. – Concepts et outils PDF de la vie collective, accès au marché, réglementation. Produits alimentaires présentés dans les rayons d’un supermarché de Portland, Oregon, États-Unis. La vision et les normes sont celles posées par la comptabilité nationale.


Cet ouvrage a pour objectif d’exposer les principaux concepts permettant de décrire et de comprendre le comportement des consommateurs, afin de prendre les meilleures décisions marketing.
Cette nouvelle édition prend en compte les nouveaux modes de consommation arrivés avec le digital et la consommation collaborative. Les nombreux exemples sont actualisés, complétés par les recherches les plus récentes.

Elle correspond au niveau national à la quantité des biens et services utilisés qui concourent à la satisfaction directe des besoins individuels et collectifs. Remarque 1 : La satisfaction de ces besoins individuels peut s’effectuer via une organisation collective. Ainsi la Défense nationale, la Justice sont des services collectifs. Par ex : Enseignement public ou privé, Hôpitaux publics ou cliniques privées.

La consommation finale des ISBLSM : Elle correspond aux transferts sociaux non marchands destinés aux ménages. Exemple : l’amortissement du four du boulanger signifie qu’à chaque utilisation du four, une partie de la valeur de cet équipement est transférée dans les pains qui y sont cuits. Remarque : En comptabilité nationale, seuls les biens et services produits peuvent être consommés. Elle est fortement dépendante de données socio-culturelles et psychologiques : D’un pays à l’autre, les différences de structure des dépenses de consommation le démontrent. Pour consommer, les agents économiques, notamment les ménages, doivent disposer d’un revenu.

L’addition des Revenus primaires et des Revenus de transfert donne le Revenu disponible : c’est l’ensemble des ressources à disposition des ménages afin de consommer ou épargner. Yd représente le revenu disponible, c’est-à-dire le revenu net d’impôts. Keynes note que, lorsque le revenu augmente, les possibilités d’épargne s’accroissent. Pourtant, il fait valoir qu’à court terme, propension à consommer et propension à épargner dépendent de paramètres plus sociologiques qu’économiques. Ce qui permet de conclure qu’elles restent relativement stables. Cette approche est remise en cause par les travaux de Milton Friedman publiés en 1957 dans Théorie de la fonction de consommation.

Alors que le keynésianisme dominait, Friedman en souligne les imperfections et formule pour la remplacer l’hypothèse de revenu permanent. Celle-ci postule que les choix de consommation sont guidés non par les revenus actuels mais par les anticipations que les consommateurs ont de leurs revenus. La sociologie considère la consommation comme un acte essentiel de la vie en société, particulièrement dans le contexte de la Société de consommation. La philosophie pose notamment la question de la consommation d’un point de vue moral. Les religions portent généralement un regard relativement distancié, voire critique, vis-à-vis de la consommation qui représente l’attachement aux biens matériels du monde et risque donc, à leurs yeux, de détourner l’Homme d’autres valeurs. Cette forme de matérialisme est apparentée à une interprétation de l’enseignement de Spinoza. Dans le bouddhisme, le but de l’Homme est d’atteindre le Nirvāna, qui se caractérise par la libération de tout désir matériel, source de souffrance, la fusion par la méditation dans un Tout spirituel qui fait disparaître la personne et la fin du cycle des réincarnations.

1960 pour voir apparaître, peu après la montée en puissance du mouvement consumériste américain, non seulement des lois de protection du consommateur mais aussi, en quelques années, une nouvelle branche du droit : le droit de la consommation. Ces obligations, d’ordre public, pèsent à la fois sur les entreprises et les pouvoirs publics. France, en Europe et même dans le monde. Norbert Reich en Allemagne, Ewoud Hondius aux Pays-Bas, Geoffrey Woodroffe au Royaume-Uni, etc. Constitué entre la fin des années 1970 et le début des années 2000, le droit de la consommation n’est pas encore bien délimité et des questions demeurent encore : faut-il y inclure les questions immobilières ?

Les personnes morales, les professionnels, peuvent-ils l’utiliser pour se défendre ? C’est pour cela que, même si quelques milieux d’affaires le contestent pour la forme, le droit de la consommation est non seulement une matière essentielle mais encore une branche autonome du droit. La récente crise des  subprimes  aux États-Unis, intégralement due à l’insuffisance de règles légales et, notamment, de droit de la consommation, apporte un démenti cinglant à ceux qui auraient facilement réduit les contraintes. Toutefois la méthode de la compilation induit des difficultés d’application car ces textes, venus d’époques différentes, font apparaître des lacunes, des obscurités, des redondances ou même des contradictions. Les instruments d’origine européenne qui constituent désormais la majorité du corpus de textes, font apparaître, eux-aussi, surtout lorsqu’ils émanent de Directives et non de Règlements, les mêmes difficultés, ces dernières compliquant encore les difficultés du droit national.