Dictionnaire des Littératures de langue anglaise: (Les Dictionnaires d’Universalis) PDF

Une structure dynamique de formes qui s’enroulent en spirale autour d’un espace vide, d’éclatantes draperies, un souffle de mouvements dictionnaire des Littératures de langue anglaise: (Les Dictionnaires d’Universalis) PDF par une flèche de lumière, peints avec une brillante maîtrise émancipée. Il y a un âge baroque différent selon les domaines, qu’ils soient intellectuels, historiques ou artistiques.


Le Dictionnaire des Littératures de langue anglaise réunit plus de sept cents articles empruntés au fonds de l’Encyclopaedia Universalis. De Chaucer et Shakespeare à Paul Auster, David Lodge et Kazuo Ishiguro, la vie et l’œuvre des principaux écrivains de langue anglaise et le périple d’une langue qui a débordé ses frontières initiales pour susciter des formes littéraires inédites et des modes d’expression nouveaux dans les territoires anglophones : Grande-Bretagne et États-Unis bien sûr, mais aussi Asie, Afrique et Océanie. Un inépuisable inventaire de la création littéraire en langue anglaise, avec un accent mis sur la littérature contemporaine et les nations émergentes, sous la conduite des guides les plus qualifiés. Un index facilite la consultation du Dictionnaire des Littératures de langue anglaise, auquel ont collaboré plus de 150 auteurs parmi lesquels Jacques Darras, Pierre-Yves Pétillon, Diane de Margerie, Antoine Compagnon…

Certains critiques y voient une constante culturelle qui revient tout au long de l’histoire comme l’a écrit Eugenio d’Ors. Marie et l’Enfant éclairés dans un puissant clair-obscur, devant eux un roi mage agenouillé au premier plan. Les idées germinales du baroque se retrouvent dans le travail de Michel-Ange. Le style baroque débute aux alentours de 1580.

On a dit que le baroque monumental était un style que la papauté pouvait instrumentaliser, comme le firent les monarchies absolues, en imposant une voie d’expression à même de restaurer son prestige, au point de commencement symbolique de la Contre-Réforme catholique. Ceux-ci ne se pensaient pas baroques, mais classiques. Ils utilisent les formes du Moyen Âge, les ordres classiques, les frontons, toute une modénature classique issue des modèles gréco-romains. Ainsi Jean-Jacques Rousseau écrit en 1768 dans son Dictionnaire de la musique  Baroque : Une musique baroque est celle dont l’harmonie est confuse, chargée de modulations et dissonances, le chant dur et peu naturel, l’intonation difficile, et le mouvement contraint. En France et en Grande-Bretagne, son étude n’est prise au sérieux qu’à partir de l’influence prédominante que Wölfflin acquiert au sein de l’école germanique. Europe, et plus particulièrement en Espagne, Europe centrale et Pays-Bas.

En France par exemple Claude Lorrain a peint Port de mer au soleil couchant avec un grand travail de la lumière. Et en Espagne, Les Ménines de Vélasquez. C’est un art du catholicisme tel qu’il fut défini en 1545-1563 par le concile de Trente, dont le décret le plus significatif est le Décret sur l’innovation et les reliques des saints, et sur les images saintes. L’aristocratie laïque considérait également l’effet spectaculaire des arts et de l’architecture baroque comme une façon d’impressionner leurs visiteurs et leurs éventuels rivaux. Les palais baroques sont constitués d’une succession de cours à l’entrée, d’antichambres, de grands escaliers et de salles de réception, dans un ordre de splendeur croissante.

Il emploie une iconographie directe, simple, évidente et dramatique. Allemagne, en Autriche et en Bohême. L’ornementation se multiplie, devient riche et fantaisiste. Les fresques en trompe-l’œil, les escaliers, les nymphées et les sculptures allégoriques vont jusqu’à la surcharge des églises, des châteaux et des fontaines.

Vienne, Londres, Dresde, Turin, l’Allemagne du Sud et la Bohême en adoptent toutes les audaces. En Autriche, Fischer von Erlach et Lucas von Hildebrandt rivalisent d’architecture fantastique. Les colonies américaines de l’Espagne et du Portugal influencent le style plateresque ibérique. En France, les disciples de Mansart se tournent vers les hôtels particuliers et leur décor intérieur, visibles dans le faubourg Saint-Germain et dans le Marais ou encore sur les boiseries extraordinaires de Rambouillet. Huile sur toile de Bartholomaeus Bruyn le Vieux.

La littérature baroque utilise de nombreuses métaphores et allégories dans ses œuvres. Le thème le plus abordé est le thème religieux, car l’Église catholique était au centre à cette époque, mais les artistes baroques aiment aussi parler de la mort et utilisent fréquemment l’illusion dans leurs œuvres. Le théâtre est le lieu de l’illusion par excellence. Le théâtre baroque accentue cette illusion par de fréquents changements d’intrigues comme dans l’Illusion comique de Corneille. Le théâtre baroque est plutôt fondé sur les émotions que sur l’intellect. Dans les romans baroques, les intrigues sont complexes et multiples.

On distingue de nombreux types de romans baroques, parmi eux le roman pastoral, qui présente un monde idéalisé et le roman picaresque, à mi-chemin entre idéal et réalité. Il y a dans cette poésie de nombreux affrontements entre l’Église catholique et l’Église réformée. Si le maniérisme ouvrit une première brèche à la Renaissance, le baroque en fut la réponse opposée. Le privilège donné aux formes extérieures devait composer et équilibrer le manque de contenu observé dans de nombreuses œuvres baroques : Maraviglia de Marino, par exemple, fut pratiquement réalisé à partir d’une forme primitive.

Leurs vers manifestent un goût pour le paradoxe, et pour d’inhabituelles et délibérément inventives tournures de phrase. Le théâtre baroque peut anachroniquement se définir, dans un premier temps, comme le négatif du théâtre classique. En règle générale, la littérature baroque est marquée par une forte implication de la mort et du jeu de l’illusion. Comme dans les vanités en peinture, la mort est utilisée comme métaphore du temps qui passe, de l’irrémédiable, et de l’éphémère. Contrairement au romantisme, la mort ne représente pas une souffrance morale, mais plutôt une évidence métaphysique.