Elevages et environnement PDF

Un nouveau rapport de la FAO affirme que l’élevage est l’une des causes principales des problèmes d’environnement les plus pressants, à savoir le réchauffement de la planète, la dégradation des terres, la pollution de l’atmosphère et des eaux et la perte de biodiversité. A l’aide d’une méthodologie appliquée à l’ensemble de la filière, le rapport estime que l’élevage est responsable de 18 pour cent des émissions des gaz elevages et environnement PDF effet de serre, soit plus que les transports. En dépit de ses impacts environnementaux de grande envergure, l’élevage n’est pas une force principale dans l’économie mondiale, engendrant à peine 1,5 pour cent du PIB total. Or, le secteur de l’élevage est soumis à un processus complexe de transformations à la fois techniques et géographiques.


Environnement et élevages : comment parvenir à une cohabitation ? À l’heure d’une remise en cause fréquente des modes d’élevage et d’une demande pressante de la société en matière d’environnement, quel bilan peut-on faire des systèmes actuels de production animale et quelles perspectives peut-on dégager ? Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, cet ouvrage regroupe quatre contributions synthétiques sur les bonnes pratiques environnementales d’élevage connues aujourd’hui, sur les impacts des stratégies d’alimentation des animaux et des stratégies de gestion de leurs effluents, ainsi que sur les méthodes et outils d’évaluation environnementale applicables aux élevages. Ces synthèses, généreusement illustrées, pédagogiquement structurées, sont enrichies de photos et d’une bibliographie abondante. Portant sur les principales filières animales françaises, elles font le point sur les connaissances actuelles et ouvrent des perspectives de durabilité. Conçu par des spécialistes, dans le cadre du réseau mixte technologique (RMT)  » Élevages et environnement « , cet ouvrage s’adresse aux enseignants, formateurs, agents de développement, professionnels qui s’intéressent aux systèmes de production animale et à leurs performances technico-économiques et environnementales. Il leur apporte les bases scientifiques, techniques et méthodologiques qui permettent d’éclairer les débats actuels sur les élevages et leurs évolutions. Ouvrage collectif d’auteurs issus de la recherche, du terrain, et d’organismes professionnels et consulaires, Élevages et environnement est coordonné par Sandrine Espagnol, ingénieure d’études à l’IFIP (Institut du porc) et animatrice du RMT  » Élevages et environnement « , et par Philippe Leterme, professeur à AgroCampus Ouest et coordinateur du programme  » Systèmes de production animale et développement durable  » de (Agence nationale de la recherche (ANR).

La production se déplace de la campagne vers les zones urbaines et péri-urbaines, et vers des sources d’alimentation animale, qu’il s’agisse de zones de cultures fourragères ou de plateformes de correspondance d’où les aliments pour animaux sont ensuite expédiés. La production animale a de fortes retombées sur les disponibilités en eau, car elle consomme plus de 8 pour cent des utilisations humaines d’eau à l’échelle mondiale, essentiellement destinée à l’irrigation des cultures fourragères. Dégradation des terres: Restauration des terres endommagées par la conservation des sols, le sylvopastoralisme, meilleure gestion des systèmes de pâturage et protection des zones sensibles. Pollution de l’eau: meilleure gestion des déchets animaux dans les unités de production industrielle, meilleure alimentation pour améliorer l’absorption des substances nutritives, meilleure gestion du fumier et meilleure utilisation des déjections transformées sur les terres agricoles. Perte de biodiversité: Outre la mise en oeuvre des mesures ci-dessus, amélioration de la protection des zones vierges, maintien de la connectivité entre les zones protégées, et intégration de la production animale et des producteurs dans l’aménagement du territoire. En particulier, l’eau est largement sous-évaluée dans la plupart des pays, et le développement des marchés de l’eau et divers types de recouvrement des coûts seront nécessaires pour corriger la situation.

Dans le cas de la terre, les instruments suggérés sont notamment les redevances sur le pacage, et de meilleurs mécanismes institutionnels pour un accès contrôlé et équitable. Les systèmes intensifs de production animale produisent de hauts niveaux de résidus d’azote et de phosphore et des déversements concentrés de matériaux toxiques. Or, ces systèmes sont souvent situés dans des zones où la gestion des déchets est plus difficile. Dans les pays en développement, les exploitations industrielles sont souvent concentrées dans les contextes péri-urbains en raison de contraintes d’infrastructures. Les problèmes d’environnement créés par les systèmes de production industrielle sont dûs non pas à leur grande échelle, ni à la production intensive, mais plutôt à leur position et à leur concentration géographiques, » explique la FAO, qui recommande la réintégration de l’agriculture et de l’élevage, requérant des politiques qui orientent l’élevage industriel et intensif vers les zones rurales nécessitant des nutriments pour les cultures.

Citernes à mazout : ensemble évitons les catastrophes ! Même s’ils ne sont plus utilisés, ils se dégradent peu à peu. La Wallonie a bien compris le risque majeur que cette situation fait peser sur l’environnement. Des mesures doivent être prises pour éviter que le mazout ne se répande dans la nature. Certaines de ces mesures sont obligatoires et d’autres sont vivement recommandées. Mais l’objectif crucial reste identique : s’assurer que ces réservoirs ne se transforment pas en autant de grenades environnementales. DES ATOUTS POUR VOTRE CAMP !