Fortunes de pierre: La corruption et la crise dans l’immobilier PDF

Statue de la place des Martyrs à Beyrouth, en 1982, pendant la guerre fortunes de pierre: La corruption et la crise dans l’immobilier PDF. Flag of the Progressive Socialist Party.


Un document percutant sur ce qu’on peut appeler la plus violente crise de l’immobilier de l’après-guerre, crise qui met en péril l’ensemble de l’économie française et atteint bon nombre de ménages. « Copyright Electre »

Flag of the Syrian Social Nationalist Party. Flag of the Lebanese Communist Party. Democratic Front for the Liberation of Palestine – Flag. Flag of Kurdistan Workers’ Party 1978.

La guerre du Liban ou guerre civile libanaise est une guerre civile ponctuée d’interventions étrangères qui s’est déroulée de 1975 à 1990 en faisant entre 130 000 et 250 000 victimes civiles. Les séquelles du conflit se font sentir sur une longue période avec une laborieuse reconstruction, le maintien de milices armées autonomes et des reprises ponctuelles de violences. L’État libanais moderne est né à l’issue de la Première Guerre mondiale, à la faveur des découpages des anciennes possessions de l’Empire ottoman au Proche-Orient après sa défaite face aux Alliés. Ce tracé géographique a été souhaité par le patriarcat maronite en vue d’assurer la viabilité économique du futur État, à travers les ressources agricoles des plaines de la Bekaa et du Akkar, greniers historiques de la montagne. Le pays, né ainsi en 1920, est multiconfessionnel. Il en résulte que le nouveau pays compte officiellement dix-sept communautés, chacune ayant un droit privé spécifique. Parmi les chrétiens, les maronites sont les plus nombreux.

Entre 1926 et 1943, sous le contrôle français, la Constitution du Liban est mise en place. Le président devait être chrétien entre 1926 et l’indépendance du Liban en 1943, puis maronite à partir de 1943 à la suite d’une modification de la Constitution, le premier ministre sunnite, et le porte-parole du gouvernement chiite. Les sièges parlementaires ont été répartis entre les chrétiens et les musulmans. Les maronites ont également reçu le contrôle de l’armée. En retour, ils devaient reconnaître le Liban comme un pays arabe. Les forces politiques qui dominent la scène libanaise ne sont pas des partis au sens moderne du terme, mais plutôt des rassemblements autour d’un notable, épaulé par ses hommes de main, les abadays, recrutés sur une base communautaire et locale.

Les affrontements politiques tournent donc le plus souvent autour d’une rivalité de clans. Ce système est une porte ouverte à la corruption car les loyautés diverses sont d’abord familiales et locales, ensuite régionales. Chaque décision passe par un consensus entre les dirigeants qui doivent s’assurer du soutien de leur communauté respective. Les politiques ne se limitent pas au partage du pouvoir : la gestion des entreprises publiques est confiée aux partisans et aux proches. Les années 1950 voient fleurir quelques partis politiques  modernes , dont deux jouent un rôle fondamental à partir des années 1970, ils représentent le fossé qui s’est ouvert entre les Libanais. 1970, au plus fort du succès économique libanais.