Francois Bayrou, le paysan qui rêvait d’être président PDF

Après l’École normale supérieure, il intègre la première promotion de l’ENA, et choisit à sa sortie la carrière diplomatique. En 1958, il est élu député et fait partie de la génération d’francois Bayrou, le paysan qui rêvait d’être président PDF qui entrent en politique avec le retour au pouvoir du général de Gaulle.


Fort de ses 7 millions de voix obtenues en 2007, François Bayrou reste le centriste préféré des Français selon la plupart des enquêtes d opinion. Mais qui se cache derrière cet obsessionnel candidat à la magistrature suprême ? Un ambitieux obnubilé par sa carrière ? Un homme d État qui a un projet pour la France ?
Agrégé de lettres, professeur la journée et un temps agriculteur le soir, élevé à la campagne au c ur du Béarn, il croit de façon quasi mystique à sa rencontre avec les Français. Pourtant, après le trou d air qui a suivi la présidentielle de 2007, il a dû remobiliser ses troupes et restaurer sa crédibilité. De l enfant solitaire qui dévorait des livres, installé sur le toit de la maison familiale de Bordères, au chef du MoDem, de l éleveur de chevaux au prétendant à l Élysée, cette biographie, très documentée et nourrie de nombreux entretiens, retrace le parcours original de François Bayrou.
Inspiré par les succès de François Mitterrand et Jacques Chirac avant lui, il est convaincu que la troisième fois sera la bonne.

Il en devient un des proches collaborateurs, puis est nommé ministre et porte-parole du gouvernement en 1962. Il publie en 1976 un essai dans lequel il revient sur les résistances aux réformes qu’il a entreprises comme ministre, et cherche à comprendre les causes profondes de ce qu’il nomme Le Mal français, et qui connaît un grand succès de librairie. Ces réflexions initiées dans Le Mal français sont développées dans son maître ouvrage, La Société de confiance, et ont fait l’objet de leçons au Collège de France intitulées Du Miracle en économie. Collaborateur régulier de nombreux journaux, il devient président du comité éditorial du Figaro en 1983. Il est élu à l’Académie française en 1977. Son grand-père paternel est originaire de Saint-Lary, petit village pyrénéen situé dans le département de l’Ariège.

Il s’enrôle dans la gendarmerie et est affecté à Saint-Beauzély, dans l’Aveyron. Les grands-parents maternels d’Alain Peyrefitte sont quant à eux originaires de l’Aubrac, à la lisière du Cantal. Le grand-père y est à la fois paysan, instituteur, secrétaire de mairie, et correspondant local de  La Dépêche . Ses parents Jean et Augustine Peyrefitte se rencontrent à l’école normale de Rodez, et ils commencent à exercer leur profession d’instituteur à Najac.