Goûter au terroir, c’est goûter au territoire: Le rôle de l’alimentation et du goût dans le processus de territorialisation PDF

Voila en goûter au terroir, c’est goûter au territoire: Le rôle de l’alimentation et du goût dans le processus de territorialisation PDF le riz de Camargue ! Voila en enfin le riz de Camargue ! Le Domaine de Beaujeu et de s’accorder sur un parternariat pour la distribution de leur produits.


Ce travail de géographie est une analyse territoriale du concept de terroir appréhendant les processus de construction territoriale. L’objectif est de mettre en évidence les éléments permettant au terroir de contribuer à la constitution d’un territoire. Pour cela, nous mobilisons des concepts tels le terroir, le territoire et le processus de territorialisation. Nous relevons l’importance du produit du terroir comme vecteur privilégié entre un territoire et une société. Cette relation contribue grandement à reconstituer un territoire à travers le produit du terroir. Nous considérons le goût comme le moteur du processus de territorialisation. En effet, la délocalisation de la production alimentaire et la perte de certains repères culturels ont provoqué, du moins en partie, un mouvement de déterritorialisation. Suite à cela, en proposant un ancrage spatial et culturel, les produits du terroir se sont proposés comme une alternative aux produits de la grande distribution alimentaire. Ainsi, grâce à leurs qualités gustatives, les produits du terroir participent à l’inscription des individus dans leur territoire et au façonnement de celui-ci.

Au mois d’octobre 2013, j’ai donc eu le plaisir d’aller rencontrer Pierre Cartier, responsable de l’exploitation, où se cotoient le riz, la vigne et le pâturage Un rencontre un peu rapide car ils étaient en pleine presse pour le vin rosé, mais ce qui nous a tout de même permis de se connaître et de comprendre leur engagement en faveur d’une agriculture biologique et paysanne. Cette nouvelle filière d’approvsionnement va donc nous permettre d’abandonner la distribution de riz long blanc étuvé italien sur lequel nous n’avions aucune traçabilité et je pense gagner nettement en qualité en terme de parfum. Alors en avant pour la Camargue ! Ces préoccupations sont présentes à l’esprit de bon nombre de gens que nous avons déjà croisé sur le chemin du Terra Lib’ Tour. Mais si l’on prenait un peu le temps de questionner la graine ?

Que l’on achète des graines ou des plants pour notre potager, ou que l’on achète nos légumes dans notre Amap, au marché ou au magasin biologique, d’où vient cette graine qui est à la base de tout ? Nous sommes nombreux à connaître Kokopelli, renommée pour son travail de conservation des variétés anciennes depuis longtemps. Eric Marchand, créateur et gérant de la SCOP. Avec Eric, nous nous connaissons peu, mais avons déjà partagé plusieurs rencontres au sein de notre organisation Minga, rassemblant des « producteurs d’intérêt général » de tous métiers. On entend beaucoup parler des variétés anciennes de légumes, et des semences paysannes. Je lui ai donc demandé quels en étaient les enjeux. Pour Eric, le constat est alarmant.

La semence reste le sujet oublié de l’alimentation alors qu’elle en est le fondement ! Manger biologique et local est une très belle avancée, mais cela n’a aucun sens si nos légumes sont issus de graines hybrides F1. Mais pour Eric, c’est pour tenter d’enrayer le changement climatique que nous devons très vite remettre en culture et largement les semences paysannes. Mais les maraîchers tardent à s’y mettre, par peur du changement, de mauvais rendements, ou méconnaissance ? Pourtant, à Jardin’en Vie, ce n’est pas le manque de débouchés qui freine. Et devant l’urgence et la nécessiter d’agir, ils cherchent à changer d’échelle.

La Scop vient d’acquérir de nouvelles terres pour passer de 4 à 20ha, et ils visent à étoffer l’équipe pour passer de 6 à 20 personnes d’ici à 2020. Il ne manque plus que les fonds, car il va falloir encore investir. Artisan Semencier afin de valoriser ce savoir-faire, former des jeunes et bénéficier de travaux de recherche. Car c’est un travail au combien ardu. S’il est autorisé de vendre des graines aux particuliers, il reste interdit de le faire auprès de professionnels, ou de vendre des plants. Mais devant ces enjeux, devons-nous attendre sagement que l’état s’affranchisse des lobbys des grands semenciers ? Jardin’en Vie et les autres membres des croqueurs de carotte ont pris leurs responsabilités.

C’est à nous, jardiniers amateurs, maraîchers, distributeurs, magasins biologiques et primeurs d’en faire autant. Graines d’une Bretagne d’Avenir » soutenue par certaines Biocoop de la région. Ils ont décidé d’unir leurs efforts pour promouvoir l’usage de semences variétés-populations,auprès des agriculteurs et des jardiniers, professionnels et amateurs, du territoire. Des kit de campagne avec livrets et graines seront bientôt disponibles pour vos semis de printemps !

Les simples plantes Artémisia Annua et Artémisia Afra pourraient donc prémunir et guérir du Paludisme ? L’OMS et les labos bloqueraient-ils volontairement sa divulgation pour des raisons d’argent uniquement ? J’ai beau ne pas être totalement naif et avoir conscience de la puissance des labos et du lobby pharmaceutique, je peine à croire que devant un tel enjeu, on ne se saisissent pas des bienfaits que nous offre la nature à moindre coût. Pour préparer mon séjour de 2 mois au Sénégal et Burkina Faso pour y poursuivre le Terra Lib’ Tour, nous nous sommes bien entendu questionnés sur comment nous prémunir du paludisme. Ma femme Caroline qui explore depuis plusieurs années la Santé au Naturel, avait déjà potassé le livre de Lucile Cornet-Vernet – Artémisia, une plante pour éradiquer le paludisme. Ils sont membres de « La Maison de l’Artémisia » une association qui regroupe une quarantaine de projets de culture et de divulgation de la plante dans plus de 20 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Depuis le début des années 2010, un groupe de chercheurs a repris les connaissances traditionnelles et intensifié l’étude de la plante. Des essais cliniques ont confirmés scientifiquement le potentiel de guérison du paludisme et une récente publication dans la revue Phytomedicine devrait contraindre l’OMS à revoir sa copie. A Thiès, le projet maraicher qui s’étend sur 8 ha est encore en phase d’amorçage. Il rencontre des difficultés à faire germer les graines de la variété Afra, pourtant la plus intéressante pour permettre une récolte toute l’année. Mais l’activité est déjà bien en place, à même de récolter et distribuer de l’Artémisia séchée en feuilles, sous forme d’infusettes ou géllules, et des formations à la culture ont déjà débutées. Artémisia dans chaque potager pour permettre à tout un chacun de se prémunir et se soigner de la malaria, et participer ainsi à son éradication ! Ecole Paysan » avec de l’Artémisa de l’agro-foresterie, des arbres fruitiers et des légumes servant de comparatif avec une parcelle en culture conventionnelle.

Avec tout le potentiel avéré de l’Artémisia et son usage millénaire dans la pharmacopée chinoise, comment se fait-il que l’OMS continue à contrindiquer son usage, à s’entêter dans la recherche d’un vaccin, à n’octroyer aucune ressource pour étudier plus largement ses bienfaits ? Pourquoi les ONG travaillant sur les questions de santé ne questionnent pas l’OMS et les gouvernements ? N’hésitez pas à me mettre en contact ! En visite pour 2 mois au Sénégal dans le cadre du Terra Lib’ Tour, j’ai rejoins mon ami Papa Assane Diop, qui travaille depuis plusieurs années pour le développement de l’agriculture paysanne et l’agro-écologie. Et comme il souhaite aussi mettre les mains dans la terre, nous sommes passés voir sa petite exploitation : mangues, citrons, papayes, piments A quand des arachides en direct du producteur ? Plein de belles découvertes en perspectives : Forum sur l’agro-écologie, filière noix de cajou, Artemisia et une escale de 10 jours au Burkina Faso à la rencontre de producteurs. Papa Assane Diop de l’ONG SOS Faim m’ invité à participer à un séminaire sur l’Agro-écologie au Sénégal : plus de 30 personnes, partenaires et producteurs se sont retrouvées à l’initiative de l’ONG belge Eclosio – Afrique de l’Ouest pour un partage d’expériences.