Jean, classe 1915 ou Lettres volées à l’oubli PDF

Lauréat du prix Nobel de littérature en 1999, Grass est principalement connu pour son roman Le Tambour. Maison de la famille Grass d’avant la guerre, à Dantzig. Günter Grass jean, classe 1915 ou Lettres volées à l’oubli PDF dans la ville libre de Dantzig, de parents commerçants, propriétaires d’une épicerie en produits coloniaux. Grass et sa jeune sœur sont élevés dans la religion catholique.


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Il dit alors vivre  une jeunesse allemande modèle. Il a expliqué cet engagement par son souhait de fuir une ambiance familiale rendue pesante par l’exiguïté de l’appartement et d’une rivalité avec son père. Il dit s’être engagé par idéalisme, dans l’espoir de rejoindre les sous-mariniers et sans vraiment savoir ce que représentaient les Waffen-SS. Américains avant d’être libéré en 1946. Graphiste, illustrateur et peintre, il s’essaie également à l’écriture et compose quelques poèmes. Il commence par ailleurs la rédaction d’un roman qui s’inspire lointainement de sa jeunesse.

Le livre fait l’objet d’une adaptation cinématographique, vingt ans plus tard, par Volker Schlöndorff. Günter Grass et Willy Brandt en 1972. Dans les années 1960, Grass s’engage en politique et participe aux campagnes électorales des sociaux-démocrates allemands. L’auteur lui prodigue par ailleurs des conseils sur le rapprochement des deux républiques allemandes. L’auteur adhère au SPD en 1982 mais donne sa démission en 1992 pour protester contre les restrictions du droit d’asile. 1980, il part en Inde à Calcutta, où il constate la misère du peuple indien.

Le jury de Stockholm célèbre également en lui  un puits d’énergie et un roc d’indignation. Dès les années 1970, il avait proposé au Comité Nobel de primer conjointement un écrivain allemand de l’est et l’ouest comme symbole d’une réunification culturelle. En 2001, Grass propose de construire un musée germano-polonais qui abriterait les œuvres d’art volées par les nazis. En 2005, l’écrivain fonde un cercle d’auteurs et les rencontres littéraires de Lübeck.

Sa fiche de prisonnier de guerre. En août 2006, il révèle son enrôlement en octobre 1944 dans les Waffen-SS après avoir prétendu auparavant avoir servi dans la Flak. Lech Wałęsa, après avoir demandé qu’on lui retire son titre de citoyen d’honneur de la ville de Gdansk, lui pardonne ses errements de jeunesse. La droite allemande dénonce, quant à elle, son hypocrisie et ses sermons galvaudés sur le passé nazi de la nation. Elle le prie d’ailleurs un temps de rendre son prix Nobel et l’argent qu’il lui a rapporté. En 1974 naît la fille qu’il a avec l’architecte Veronika Schröter, la comédienne Helene Grass à qui Le Turbot est dédié.

En 1979, il se remarie avec l’organiste Ute Grunert et vit avec elle près de Lübeck jusqu’à sa mort en 2015. Grass y concevait lui-même la couverture et l’illustration de ses ouvrages. Il continuait en parallèle à exercer ses activités artistiques. Il était l’un des seuls écrivains à inviter, lors de la parution en allemand de chaque nouvel ouvrage, l’ensemble de ses traducteurs pour mettre en commun les travaux de traduction et permettre un échange de langues. Se positionnant politiquement à gauche, Grass, farouchement antilibéral, a toujours voulu se forger une figure de moraliste. Lors d’un voyage en Israël, il déclare :  L’homme qui vous parle n’est donc ni un antifasciste éprouvé ni un ancien national-socialiste : plutôt le produit hasardeux d’une génération née à moitié trop tôt et infectée à moitié trop tard. Il s’en défend pourtant à l’intérieur même du poème, expliquant qu’il s’est longtemps tu à cause du verdict courant d’antisémitisme lorsqu’on critique Israël.

L’association israélienne des écrivains de langue hébraïque réclame néanmoins que le Comité exprime clairement sa position sur l’affaire qu’elle juge plus morale que politique car, selon elle,  Grass est complice d’une opération de blanchiment des déclarations génocidaires des dirigeants iraniens. S’il reste lié à une interrogation morale sur la culpabilité et la responsabilité, Grass prend en partie ses distances avec certains noms de la Trümmerliteratur, la  littérature des ruines  représentée par son ami Heinrich Böll, qui, sur fond de pathos et de réalisme, pleure les malheurs de l’Allemagne dans l’immédiat d’après-guerre. Le secrétaire perpétuel de l’Académie suédoise explique qu’avec son apparition sur la scène littéraire,  ce fut comme si la littérature allemande se régénérait après des décennies de dévastation langagière et morale. Ses écrits s’inspirent par ailleurs largement de ses expériences politiques.

Ils cherchent à rendre compte de la part irrationnelle de l’Histoire, tout en donnant, à travers l’allégorie, une étude critique, sceptique et corrosive du monde moderne. Ils ont pour caractéristique première de lier indistinctement, fantasme, réalité quotidienne, légende, rêve et délire. Développant l’anamorphose, l’auteur tend un miroir peu reluisant à ses lecteurs. Lorsqu’il lui décerne le prix Nobel, le comité de Stockholm salue  un homme des Lumières, à une époque qui s’est lassée de la raison. Günter Grass à Berlin en 2004. Il privilégie la métaphore animale, développe une imagerie subversive et a recours au motif de la parade monstrueuse. Le Tambour s’inscrit déjà dans cette conception.

Prenant la position du bas physique et social, le romancier opte pour la féerie proche du répertoire médiéval à l’instar des Nibelungen et ridiculise la figure du surhomme. Grass sonde, de plus, la conscience d’une nation coupable et retranscrit le basculement naturel et terrifiant d’une société germanophone mais non-allemande, les habitants de Dantzig, dans le nazisme, plus par conformisme petit bourgeois que par aveuglement. Le Chat et la Souris raconte l’histoire de Mahlke, jeune garçon à moitié orphelin, enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes et gourou d’une bande de Dantzig. Starusch puis oppose l’objectivité de l’expérience vécue à la reconstitution d’événements fantasmés. Philipp Otto Runge puis par Alexandre Pouchkine et les frères Grimm.