Journal, 1940-1942 : Un journaliste juif à Paris sous l’Occupation PDF

La bibliographie journal, 1940-1942 : Un journaliste juif à Paris sous l’Occupation PDF citée n’est pas exhaustive : se reporter à l’édition des œuvres complètes Korczak DZIELA. Henryk Goldszmit naît à Varsovie, la capitale de la Pologne, le 22 juillet, de Joseph Goldszmit et de Cecylia Gebicka, dans une famille juive, aisée, laïque et assimilée de longue date.


Témoignage direct d’un critique d’art et chroniqueur de la vie sociale juive parisienne, déporté en 1943 et mort à Sobibor.Il permet de saisir dans toute leur authenticité, sans le travail de la mémoire ou la réflexion historienne, les situations humaines qui se cachent derrière les textes des lois scellant la condition des Juifs.

Son père est un grand avocat. Surprotégé, il n’a pas le droit de descendre jouer dans la cour avec les enfants pauvres. Son père est interné à l’asile d’aliénés de Tworki. 12 ans, Henryk doit subvenir aux besoins de sa famille ruinée. Il devient précepteur et il découvre ainsi la pédagogie.

Il se réfugie dans l’imaginaire, écrit des poèmes, tient son journal. Confession d’un papillon, décrit sa vie d’adolescent confronté six ans durant à la folie de son père. Henryk écrit un roman nommé : Suicide et un article : « Le nœud gordien », dont la publication marque le début de sa carrière de journaliste engagé. Il commence des études de médecine. Il décrit la misère des enfants les plus pauvres et il leur consacre son premier livre : Les enfants de la rue.

Il publiera au total 480 articles, essais et feuilletons entre 1998 et 1905. Il publie Les enfants de salon, dont le succès fait de lui un jeune écrivain célèbre. Passionné et dévoué, il devient un médecin très recherché. Il participe à une première colonie de vacances pour s’initier au rôle d’éducateur. Il part ensuite en voyage d’études à Berlin, puis sur les traces de Pestalozzi en Suisse.

L’école de la vie » fait événement et est publié dans deux revues. Il s’agirait de sa première réelle contribution pédagogique. Elle partage avec lui son rêve de construire un lieu idéal pour les enfants pauvres. Il est jeté en prison par la répression tsariste contre l’intelligentsia polonaise. Des fonds ont été réunis et son établissement est mis en chantier. Il repart en voyage d’études six mois à Paris, jusqu’en janvier 1911, puis un mois à Londres, en juin.

C’est l’un des plus beaux orphelinats d’Europe, avec un projet pédagogique d’avant-garde. Il est mobilisé, d’abord dans un hôpital de campagne de l’armée russe puis à Kiev où il fait la connaissance de Maria Falska qui dirige alors un refuge pour enfants errants. Comment aimer un enfant, publié en deux fois, en 1919 avec : Moments pédagogiques, puis en 1920. Janusz Korczak est de nouveau mobilisé, cette fois comme officier de la toute nouvelle armée polonaise opposée à l’armée russe.

Il est nommé dans un hôpital pour maladies infectieuses et il y contracte le typhus. Il échappe de peu à la mort mais contamine sa mère venue à son chevet. Elle en meurt, le 12 février 1920. Fou de chagrin, il pense au suicide. Leurs visiteurs, nombreux, qui viennent aussi de l’étranger, décrivent en premier lieu la joie des enfants. Korczak y a mis ses idées en pratique.