Journal de Medecine, Chirurgie, Pharmacie, Etc, Volumes 13-14 PDF

Le Corpus hippocratique est une compilation de près de soixante-dix ouvrages de médecine datant du début de l’antiquité grecque attribués au médecin grec Hippocrate ou du moins rapportant ses enseignements collectés par ses disciples. Toutes les sociétés humaines avaient recours à des croyances médicales relevant du mythe ou de la superstition pour expliquer la naissance, journal de Medecine, Chirurgie, Pharmacie, Etc, Volumes 13-14 PDF mort et la maladie. De nos jours, la médecine utilise des appareils de haute technologie comme le scanner, la radio, etc.


Dès que le savoir-faire médical s’est constitué en tant qu’art particulier, une réflexion sur les origines, l’état et les progrès historiques de la médecine en tant que discipline scientifique a pu être initiée. Les premiers textes concernant l’origine de la médecine entendue au sens de technè remontent aux Grecs et se trouvent dans le Corpus hippocratique, notamment dans le traité De l’ancienne médecine. Au niveau des aspects purement techniques, cet optimisme n’est pas partagé par Aristote pour qui met en évidence la notion d’imperfection ainsi que les opinions divergentes sur les causes des maladies. A l’époque romaine, on trouve également des textes sur le passé de la médecine chez des auteurs latins comme Pline ou Celse. Ce dernier postule que la médecine se subdivise en trois parties : la diététique, la chirurgie et la pharmaceutique.

380 biographies de grands médecins du monde entier connu et de toutes les époques, accompagné d’une liste de leurs œuvres. Il se démarque de l’hagiographie, un genre dominant au Moyen-Age, en s’intéressant aux principes et aux idées de ces auteurs sur la médecine. Les fondements de la médecine traditionnelle chinoise ne sont pas apparus ex nihilo. Ils résultent de réflexions initiées dès le ve siècle avant J. L’historiographie médicale chinoise se caractérise par un rejet des influences occidentales. Elle est convaincue de détenir une supériorité intellectuelle. Cette conception des choses n’est pas réciproque, les Occidentaux s’émerveillant devant la science médicale chinoise.

L’historiographie médicale change à la fin du xviie siècle grâce à l’essor de la diplomatique, la percée de la pensée philosophique et les réalisations des techniques et des sciences. Il recherche, par le biais d’un exposé chronologique, à établir des conclusions d’ordre général. Cependant, l’ampleur de cette tâche gargantuesque le dépasse et il est obligé de s’arrêter à l’immense corpus galénique. Son ouvrage est de ce fait considérée davantage comme une histoire de la médecine antique. Dès la fin du XVIIIe siècle et ce jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, l’historiographie médicale devient surtout l’apanage des érudits de langue allemande. Il faut cependant attendre le botaniste Kurt Sprengel pour voir émerger un ouvrage mettant en pratique ces bonnes intentions méthodologiques.

Sprengel accorde dans son ouvrage autant d’attention et de place à la période moderne qu’à l’Antiquité et la Renaissance. La médecine médiévale est redécouverte surtout en Allemagne et en Italie lors du romantisme. Ces deux auteurs adoptent des postures sensiblement analogues à celles des romantiques allemands au sens où ils valorisent l’exégèse critique des sources et accordent un vif intérêt au Moyen-Age médical. Cette historiographie romantique est suivie d’une réaction scientiste menée par Karl August Wunderlich. Il ne recherche pas un sens dans l’enchaînement des doctrines médicales mais rassemble surtout les découvertes médicales. Johann Hermann Baas est une autre figure du scientisme en Allemagne.

L’histoire de la médecine devient une discipline universitaire où les sources et les textes doivent être soumis à une critique  scientifique . En marge de ce courant universitaire, il existe un courant médical amateur, basé sur une érudition aimable et anecdotique, représenté notamment par Augustin Cabanès. De manière générale, l’accroissement constant des publications évoquant l’histoire de la médecine empêche toute prétention pour une seule personne de réaliser un ouvrage traitant efficacement de la médecine de toutes les civilisations et de toutes les époques. C’est une histoire d’abord faite par les médecins et pour les médecins. Elle est centrée sur le savoir bio-médical avec l’idée que  faire de l’histoire a un but essentiellement pédagogique, pour mieux apprendre et comprendre les idées actuelles.

Il s’agit d’un présentisme sociologique qui reste dominant dans les ouvrages de vulgarisation, les articles encyclopédiques, et les présentations historiques des sciences contemporaines. Cette orientation est en partie liée au fait que le grec et le latin ne font plus partie du patrimoine culturel des médecins. A l’opposé du présentisme, se dresse le mouvement  anti-whig  qui prône la nécessité de faire abstraction de ce que l’on est et de ce que l’on sait, ce qui est bien entendu impossible, pour étudier le passé sans les a priori et les connaissances de son temps. C’est le domaine des historiens et des sciences sociales, où le passé  en soi est l’objet d’études. Il s’agit d’éviter les anachronismes, ou d’aboutir à des déformations graves en projetant dans le passé des problèmes contemporains. L’histoire de la médecine peut s’inscrire dans différentes histoires : une histoire  événementielle , une histoire de la  longue durée , une histoire des faits sociaux, des mentalités ou des idées, dans le cadre ou pas d’un contextualisme. Il s’agit de l’épistémologie historique et de l’épistémologie médicale, qui s’appuient sur la logique interne du développement des idées, approche aujourd’hui considérée comme complémentaire de l’histoire sociale.