Julien Green, corps et âme PDF

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En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le double désigne tout ce qui fait référence à la dualité de l’être humain. D’un point de vue phénoménologique, le double peut prendre différents aspects : ils sont décrits dans le chapitre des phénomènes autoscopiques qui permet d’en faire les distinctions et de rassembler le sujet autour de lui. Car il n’y a pas de culture qui n’ait exploité ce thème à sa façon, suivant des motifs et pour des raisons propres. Ainsi, dans la religion, le double concerne l’immortalité de l’âme. Les représentations folkloriques l’ont toujours associé à la mort, et de nombreuses superstitions en témoignent. La littérature a puisé largement dans le vivier folklorique mais a traité le sujet d’un point de vue plus psychologique.

Le point de vue extérieur le plus fréquemment cité est celui qui se situe au-dessus de son propre corps. Les hallucinations autoscopiques sont définies comme la vision de soi-même à partir de son corps physique réel. Il n’y a pas en fait de phénomène de dédoublement au sens strict. En tout état de cause, aux hallucinations autoscopiques semblent correspondre les phénomènes du doppelgänger et de la bilocation.

L’héautoscopie est une expérience intermédiaire entre l’OBE et l’hallucination autoscopique où le sujet ne sait pas toujours s’il est décorporé, ou si son point de vue se situe depuis son corps ou depuis son double. Une des plus anciennes représentations de l’âme est celle de l’ombre. Tasmanie qui ont le même nom pour ombre et esprit. Il en est de même pour les Indiens algonquins qui désignent l’ombre pour l’âme, et dans la langue quiché par le mot nahib.

Mais chez l’homme vivant, l’eidolon se manifeste dans le royaume du rêve à l’intérieur duquel il agit. Ka égyptien comme représentation de l’ombre. Pour lui, la forme la plus répandue de l’âme, celle qui est unie au corps par un lien ténu, est l’ombre elle-même. Ainsi, pour Van Der Leeuw, le double représente une affirmation supplémentaire du caractère d’attirance et de répulsion que constitue l’ombre par rapport à l’individu. Otto Rank assimile tout naturellement l’ombre au double et passe d’un terme à l’autre lorsqu’il disserte sur la représentation de l’âme. Comme les âmes des morts sont des ombres, elles ne peuvent pas projeter d’ombre.

Ou encore, le mort ne peut avoir une ombre, bien qu’il en soit une lui-même. Il en est de même pour les êtres démoniaques, les esprits, les elfes, le Diable, les spectres et les sorciers. Inversement, l’absence d’ombre chez les vivants signifie la mort imminente et la visualisation du Double est un présage de mort. D’après Van der Leeuw la crainte de perdre son ombre est universelle. Pour Van der Leeuw, « l’ombre est nécessaire à la vie, si elle n’est pas la vie elle-même ».

D’après Otto Rank, la croyance à l’âme est issue de la division du moi en une partie mortelle et une partie immortelle. Dans le totémisme les âmes des morts pénètrent dans le corps de la femme et renaissent à la vie. Il s’agit en fait du culte des ancêtres et la littérature est abondante sur ce sujet. Rank le motif des jumeaux concrétise le motif du double.

Les jumeaux seraient le prototype du héros. L’apparition de l’homme et de son double confère aux jumeaux des pouvoirs supranaturels, notamment sur la vie et sur la mort, du fait qu’en venant au monde l’homme amène son double immortel. Le thème des jumeaux est incarné de façon intéressante dans le conte traditionnel des Deux Frères, lointain écho d’une histoire égyptienne du même nom. Doppelgänger semble être un germanisme apparu sous l’influence de l’anglais. L’Encyclopædia Universalis 9 semble préconiser l’emploi du terme  double . Quant au terme  sosie , employé dans ce sens, ce serait, toujours selon la même encyclopédie, une traduction maladroite.

Plusieurs sources font remonter le terme doppelgänger au roman Siebenkäs, en 1796, de Jean Paul qui le définit comme  ceux qui se voient eux-mêmes . Dans certaines légendes, voir son Double est un augure de mort, et un Double vu par des amis ou des proches est un signe de malchance ou de maladie à venir. Dans le folklore, le doppelgänger n’a pas d’ombre et son image n’est pas reflétée par un miroir ou l’eau. Il est supposé donner des conseils à la personne qu’il imite, mais ces conseils peuvent induire en erreur et être malintentionnés.