L’Afrique des Grands Lacs : Annuaire 2006-2007 PDF

Position du Rwanda en Afrique de l’Est. Cet article présente les faits saillants de l’Afrique des Grands Lacs : Annuaire 2006-2007 PDF’histoire du Rwanda, un pays de l’Afrique de l’Est. Les premiers signes de présence humaine au Rwanda datent de 1000 av.


Des archéologues ont découvert les traces d’une civilisation maîtrisant le fer et la poterie . Le Rwanda devient un royaume à la tête duquel 25 rois se succèdent entre 1081 et la colonisation. Lors de la colonisation, les ethnologues européens et les Pères blancs de l’Église catholique contribuent à diffuser une histoire du Rwanda, fortement discutable. Cette conception ethniste est aujourd’hui remise en cause au profit de la conception socio-professionnelle. L’ensemble de la population partage la même langue, la même religion et la même culture, critères employés habituellement pour définir l’ethnie.

Après la brève incursion de 4 jours en 1892 d’un explorateur autrichien, le comte allemand Gustav Adolf von Götzen entre officiellement au Rwanda à la tête d’une troupe de 620 soldats en 1894. En 1931, le roi Yuhi Musinga, qui refuse de se faire baptiser, est obligé de partir en exil dans l’actuelle République démocratique du Congo. Les missions catholiques prennent de plus en plus d’importance dans le pays. Elles se chargent de l’éducation sur tout le territoire. En 1956, Mutara Rudahigwa commence à revendiquer l’indépendance du pays auprès de l’ONU. Le 25 juillet 1959, Mutara Rudahigwa meurt dans des conditions mystérieuses. Kigeli V Ndahindurwa est alors placé au pouvoir par les conseillers de Mutara Rudahigwa.

En 1960, l’ancien gouvernement de Kigeli Ndahindurwa quitte le pays pour l’Ouganda, ainsi que plus de 200 000 Tutsi. Le Conseil de tutelle des Nations unies insiste pour que la Belgique accorde l’indépendance au Rwanda. C’est chose faite le 1er juillet 1962. En décembre 1963, les Tutsi exilés essayent de revenir sur le territoire rwandais par la force : ils échouent.

Ils refusent fermement les propositions de négociation pour leur retour émises par le pouvoir en place. Les Tutsi exilés n’acceptent pas d’être dirigés par un Hutu et souhaitent réinstaurer la monarchie Tutsi. Fin 1972 et début 1973, le pouvoir de Grégoire Kayibanda est menacé par des politiciens et des militaires issus du nord du pays qui lui reprochent une faible riposte envers les Tutsi de l’extérieur. Kayibanda tente en vain de créer une unité nationale tout en se voulant ouvert au dialogue avec les Tutsi exilés mais son pouvoir semble fortement affaibli par ses opposants. Après son coup d’État, le nouveau président et chef de l’armée Juvénal Habyarimana pratiquera une politique de discrimination ethnique en mettant en place un système de quotas.

Tutsis et presque aucun n’accède à un poste de maire ou de préfet. En 1978, il change la Constitution et fait adopter un régime à parti unique. Juvénal Habyarimana séduit les démocraties occidentales et fait passer son pays pour la  Suisse de l’Afrique . Même les journalistes qui ont développé les critiques les plus violentes contre lui, lui étaient plutôt favorables dans les années 1980. Les travaux collectifs  umuganda , service civique imposé le samedi, sont utilisés pour stimuler des actions de développement. Les Églises sont très actives aussi dans ces projets.

Le pape se rend au Rwanda très catholique en septembre 1990. Cependant la question des réfugiés Tutsi à l’étranger persiste. Des milliers de réfugiés avaient été refoulés d’Ouganda au Rwanda en 1982, puis à nouveau expulsés du Rwanda peu après. En 1986, le gouvernement rwandais annonce que le pays est trop peuplé pour pouvoir accueillir les réfugiés. Ceux-ci revendiquent leur retour, au besoin par la force, et fondent en 1987 le Front patriotique rwandais. Juvénal Habyarimana abandonne le 5 juillet 1990 la présidence de son parti unique et annonce un prochain changement de la Constitution pour donner naissance à une démocratie en autorisant la création de partis politiques.