L’art devant la papauté PDF

Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Dès lors la défense doit être prise en charge localement. Dans ces temps incertains d’invasions l’art devant la papauté PDF de guerres privées continuelles, les habitants viennent se regrouper à proximité du château, ce qui légitime l’exercice du ban seigneurial par le châtelain. Enfin, les amendes prélevées en rendant justice selon le principe du Wergeld de la loi salique sont une autre source appréciable de revenus seigneuriaux.


L’art devant la papauté / par E.-Ch. de Mourgues
Date de l’édition originale : 1862

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

Avec l’affaiblissement de l’autorité royale et comtale, les ambitions personnelles se dévoilent, engendrant convoitises et contestations. Les charges ecclésiastiques, abbatiales ou paroissiales sont donc souvent données à des proches des princes souvent laïcs. Saint-Empire vainqueur des Magyars à la bataille du Lechfeld, nomme des évêques comme vassaux et, fort de sa puissante clientèle, peut mettre au pas les autres princes germaniques. La collaboration étroite entre les deux pouvoirs se fait dès lors à l’avantage de l’empereur : tout en donnant des privilèges au Saint-Siège, le Privilegium Ottonianum place donc la papauté sous tutelle impériale. L’empereur contrôle alors totalement l’élection du pape. Les avantages en sont considérables : l’autorité impériale sur les Églises locales du Saint-Empire est garantie par la collaboration du pontife.

L’empereur utilise en effet les évêques pour diriger l’empire. Il dénoue les conflits qui opposent le pape et les nobles romains. Il est précisé que la donation de Constantin est un faux. L’empereur accorde au souverain pontife huit comtés de la Pentapole, mais il s’agit d’une donation, non pas d’une restitution.

L’empereur se voit comme  esclave des apôtres , le représentant direct de Pierre et le responsable de son patrimoine. Le mouvement de la paix de Dieu assoit par des décisions conciliaires le rôle de chacun des trois ordres dans la société médiévale. En contrepoint, les rares monastères qui ont conservé une conduite irréprochable acquièrent une grande autorité morale. Un soin particulier est mis à se laver de ses péchés. Le choix des abbés s’oriente de plus en plus vers des hommes d’une grande intégrité et certains tels Guillaume d’Aquitaine vont jusqu’à donner l’autonomie et l’immunité à des monastères qui élisent leur abbé. De tous ceux-ci, Cluny connaît le développement et l’influence les plus remarquables. L’ordre soutient activement le mouvement de la Paix de Dieu qui, utilisant la mobilisation populaire et le soutien des puissants, moralise la conduite des chevaliers souvent responsables d’exactions dans leur imposition du droit de ban.

Tusculum, une puissante famille romaine est maîtresse de la ville. Habituée à faire élire le pape, elle tente de reprendre ses prérogatives. De fait, Hildebrand lance la réforme grégorienne vingt-cinq ans avant de devenir pape lui-même. Il émancipe progressivement l’Église de la tutelle de l’empereur. Laissant le pouvoir temporel et militaire à la noblesse, l’Église devient le garant moral de l’équilibre social. Maîtrisant les échanges culturels et bénéficiant des meilleures connaissances techniques, les abbayes se taillent vite la part du lion dans le tissu économique encore majoritairement agricole.