L’huile PDF

Une réorganisation l’huile PDF une clarification du contenu paraissent nécessaires. La Joconde, Léonard de Vinci, vers 1503-06.


Ce très beau livre réunit une multitude de conseils précieux du très renommé peintre huiliste Stephen Rose et au moins autant de sources d’inspiration. Son approche pragmatique et innovante, complétée de nombreux tableaux de l’auteur, fait de cet ouvrage un manuel indispensable aux débutants qui souhaitent aborder la peinture à l’huile tout comme aux artistes plus expérimentés qui désirent l’approfondir. Les matières, l’équipement, les méthodes et les techniques traitées de manière approfondie ; Des photographies en couleurs et des descriptions claires ; Trois projets en pas à pas.

La peinture à l’huile est une peinture dont le liant ou véhicule est une huile siccative qui enveloppe complètement les particules de pigment. On appelle aussi  peinture  les travaux d’enduction d’une surface par ce genre de produit. La  peinture à l’huile  est donc aussi l’activité de nombreux artistes peintres passés et présents, ainsi qu’une technique picturale. Enfin, une  peinture à l’huile  est un tableau peint avec cette technique. Au fil des époques, la technique de la peinture à l’huile a connu des changements considérables, liés aux progrès techniques et aux évolutions esthétiques. Il est certain que le procédé existait avant lui. L’avènement de la peinture à l’huile en Occident a été progressif.

Les peintres du Moyen Âge utilisèrent la tempera qu’ils recouvraient parfois d’une couche huileuse protectrice. Au fil des générations, cette couche d’huile s’est progressivement chargée en pigment donnant ce que l’on peut qualifier de premier glacis. Le passage de la tempera à l’huile voit aussi le passage du bois à la toile. Le bois avait pour inconvénient de limiter les dimensions des tableaux, d’une part à cause de la grandeur maximale qui pouvait être atteinte avec des planches, d’autre part par le poids des œuvres. On en trouve les premières utilisations sur des volets d’orgue à Venise. La toile, généralement de lin, doit être recouverte d’une couche d’enduit qui permet à la peinture de s’accrocher. La peinture à l’huile qui produit un film souple convient parfaitement à ce support souple, qu’il est alors possible de rouler pour son transport.

Les procédés sont issus de l’expérience, relèvent d’un savoir transmis par l’apprentissage dans l’atelier d’un maître, et varient de l’un à l’autre, par le choix des huiles, essences et résines, et les méthodes de préparation et d’application. La formulation varie selon l’usage qu’on en fait. Les couleurs à l’huile sont composées de pigments qui forment la matière colorée et d’un liant composé d’huile de lin purifiée ou d’œillette qui les lie et les agglomère. L’huile utilisée est généralement l’huile de lin ou l’huile d’œillette, voire l’huile de carthame ou de l’huile de noix. Il est également possible d’obtenir des effets de matière ou de reliefs avec une pâte assez consistante. L’utilisation d’une spatule appelée aussi couteau permet d’obtenir du relief et d’augmenter ainsi la matière de l’œuvre.

Le médium rend la matière plus malléable et donc plus facile à étaler. En peinture à l’huile, on appelle broyage le mélange du pigment en poudre avec le liant. Chacun développait sa technique, à base de différentes huiles, plus ou moins jaunissantes, utilisées crues ou cuites. Les contraintes de stockage ont cependant eu une influence regrettable : les peintres de la Renaissance faisaient cuire des huiles, qui étaient dés le départ faites de graines torréfiées.