La communication par l’objet en 140 maquettes à plier PDF

De style néo-gothique, elle est située dans le quartier du Vieux-Lille, à l’emplacement de l’ancienne motte castrale. Le projet de son édification, porté par une commission qui réunit des représentants du clergé et de la haute bourgeoisie industrielle créée en 1853 par Charles Kolb-Bernard, véritable chef laïc du catholicisme lillois, répond à un double objectif. Mais l’idée de confier la construction d’une église en l’honneur de la Vierge à des architectes étrangers de confession anglicane soulève de telles objections que la réalisation du projet échoit finalement à l’architecte lillois Charles Leroy. Simple chapelle à l’origine, Notre-Dame-de-la-Treille se voit conférer le titre de la communication par l’objet en 140 maquettes à plier PDF mineure par le pape Pie X en 1904.


Cet ouvrage s’adresse à tous les graphistes, concepteurs, designers, professionnels de la communication (marketing, publicité…) et étudiants de ces domaines. Il réunit 140 maquettes, inédites ou classiques, d’objets 3D et emballages à plier, conçus par des créateurs de renommée mondiale, dans des domaines aussi variés que l’alimentaire, le matériel promotionnel, les CD et DVD, les livres, la papeterie… Le livre. Chaque maquette présentée est accompagnée d’une photographie de l’objet fini. Des commentaires précis renseignent le lecteur sur différents aspects comme le concept à l’origine de la maquette, son pliage, la fabrication ou encore la finition de l’objet. Le cédérom. Toutes les maquettes de l’ouvrage sont présentes sous format EPS. Le lecteur peut ainsi les utiliser et les adapter à ses besoins afin de concevoir ses propres objets. A la fois recueil de maquettes et source d’inspiration, cet ouvrage constitue un formidable outil de travail.

Photographie en noir et blanc d’une statue de la Vierge couronnée, avec un sceptre et portant Jésus enfant, sur un piédestal au treillis de bois. Lille n’est pas le siège d’un évêché et se trouve appartenir à l’archidiocèse de Cambrai. En 1667, Louis XIV prend Lille et, en 1713, les traités d’Utrecht tracent de nouvelles frontières qui coupent en deux les diocèses d’Ypres, Tournai et Cambrai. Photographie en noir et blanc d’un homme glabre représenté à mi-corps vêtu d’une redingote un poing sur la hanche. Anti-républicain, légitimiste, porte-parole de la haute bourgeoisie protectionniste, véritable chef du catholicisme lillois, Charles Kolb-Bernard est lié par alliance à la famille Bernard, l’une des plus anciennes de la grande bourgeoisie lilloise, à laquelle appartient également l’abbé Charles Bernard.

Si elle gagne en acuité tout au long du siècle, la question sociale n’est pas nouvelle. Dès 1822, défendant une délibération sur l’érection d’un évêché à Lille que le conseil municipal adopte à l’unanimité, son rapporteur, Gaspard Charvet-Defrenne, s’exclame :  Négociants, voulons-nous jouir en paix du fruit de nos travaux et de notre industrie ? Armand Prat, qui reprend les arguments développés par ses prédécesseurs dans un mémoire de 1856 intitulé Considérations sur la création d’un évêché à Lille, assure que  déjà la religion, en multipliant ses moyens d’action, a produit d’heureux résultats dans l’arrondissement. Enjeu de reconnaissance du statut de capitale religieuse de la ville, la création d’un siège épiscopal à Lille relève aussi de considérations linguistiques et financières. En effet, le diocèse de Cambrai, tout en longueur, couvre deux aires linguistiques, le flamand étant très présent dans la partie nord occidentale, très éloignée du siège.

1853, Charles Kolb-Bernard et son cousin l’abbé Charles Bernard, ancien curé de Sainte-Catherine devenu vicaire général de Cambrai en 1845, sont à l’initiative de la création d’une commission, l’ Œuvre de Notre-Dame-de-la-Treille et Saint-Pierre , dont l’objet est la construction de la plus somptueuse des églises en l’honneur de Notre-Dame de la Treille. Le cahier des charges du bâtiment mis au concours est très explicite : il s’agit de proposer la cathédrale idéale du Moyen Âge dans toutes ses dimensions, la construction mais aussi l’ornementation et l’ameublement du futur édifice. Photographie en couleurs de la maquette de la cathédrale vue de trois-quarts face présentant deux grandes tours pointues en façade. La maquette est à l’intérieur de la cathédrale. La maquette du projet de cathédrale.

Mais peu après, le 24 novembre 1856, le père Martin décède subitement, ne laissant derrière lui qu’une vingtaine de dessins dans lesquels on peine à retrouver les grandes lignes du projet primé. Photographie en noir et blanc d’une vue arrière de la cathédrale sans transept ni nef. Les travaux sont engagés le 9 juin 1856 avec la pose de la seconde  première pierre . Commencés par la construction du chœur, ils s’avèrent rapidement plus difficiles que prévu.

1863, des  pierres commémoratives  destinées à être posées dans la crypte sont proposées à différents tarifs. En 1875, la commission, devenue société anonyme de l’Œuvre de Notre-Dame-de-la-Treille et Saint-Pierre, décide de se séparer de Charles Leroy. Photographie en noir et blanc d’ouvriers et de blocs de pierre devant les échafaudages du chantier. En 1889, une nouvelle époque s’ouvre avec l’arrivée d’Henri Bernard et de Camille Féron-Vrau, beau-frère de Philibert Vrau, à la tête de la société anonyme. La construction des chapelles rayonnantes est particulièrement rapide. Les autels des chapelles sud sont consacrés par Mgr Monnier en mai 1901 et ceux des chapelles nord en juillet 1904. Mais en 1908, à la mort de Camille Féron-Vrau, la situation budgétaire est de nouveau préoccupante.

De nouveau interrompu par la Première Guerre mondiale, le chantier ne se poursuit ensuite que lentement. La construction du transept est décidée en novembre 1919. Elle commence en 1922 par la réalisation des fondations qui ne sont achevées qu’en août 1923. En 1935, l’association diocésaine présidée par Mgr Liénart rachète une partie de la cathédrale à la société anonyme, lourdement endettée, qui en est propriétaire, et décide d’entreprendre la construction de la nef. Michel Vilain réalise les études avec pour consigne de réduire au maximum le coût de construction.

Les fondations sont entreprises en 1936 et la crypte est achevée en juin 1937. Ils reprennent toutefois en avril 1941 afin de sécuriser la nef exposée aux intempéries. Il s’agit de l’achever à hauteur du triforium et de la couvrir. Mais les difficultés d’approvisionnement entravent la marche du chantier et la nef ne reçoit son plafond et sa toiture provisoire qu’en 1947. Finalement, la conception initiale de la cathédrale ne sera jamais entièrement exécutée. En dépit de cette révision drastique du projet initial, le diocèse ne dispose que du tiers des sommes nécessaires à la réalisation des travaux.

Photographie en couleurs de la vue sud ouest de la cathédrale avec à droite son campanile. Vue générale de la cathédrale en 2012. De même, la façade ouest devait comporter une rosace et deux grandes tours dont la construction est officiellement abandonnée en 1991. En 1986, Pierre-Louis Carlier, qui participe aux opérations de réhabilitation de l’îlot de la Treille, propose la construction d’un immeuble de bureau de dix étages formant façade de la cathédrale. En 1990, le même architecte est officiellement chargé par Mgr Vilnet, évêque de Lille, de concevoir un nouveau projet de façade.