La Convention de Lomé PDF

La notion de patrimoine culturel immatériel est apparue au début des années 1990, après les recommandations de 1989 sur la protection des cultures traditionnelles, et en contrepoint du patrimoine mondial tourné essentiellement la Convention de Lomé PDF les aspects matériels de la culture. L’idée de patrimoine immatériel en soi est cependant plus ancienne.


En 1997 s’est tenue à Marrakech, à l’initiative d’intellectuels marocains et de l’Unesco, une réunion au cours de laquelle a été défini le concept de  patrimoine oral de l’humanité , et décidé d’établir une distinction pour la préservation et la mise en valeur des  chefs-d’œuvre  de ce patrimoine. 2001 après étude approfondie, à une première liste de patrimoines sur candidatures proposées par les États. Une nouvelle liste est établie tous les deux ans par un jury international. Les chefs-d’œuvre proposés doivent être une expression culturelle vivante ou menacée. Ils doivent aussi faire l’objet de programmes de préservation et de promotion, le fait d’être inscrit sur la liste de l’Unesco n’étant pas une garantie absolue de protection. Avec l’entrée en vigueur de la Convention, le programme de la proclamation a pris fin. Registre des meilleures pratiques de sauvegarde.

Selon Cécile Duvelle, responsable de la division du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO :  La Liste représentative ne vise pas à récompenser les meilleures expressions culturelles du monde. Les dossiers d’inscription complexes doivent être réalisés par les pays concernés. En 2013, le Comité a inscrit quatre éléments sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, un outil qui permet aux États parties à la Convention de mobiliser la coopération et l’assistance nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine avec la participation des communautés concernées. La Liste de sauvegarde urgente compte ainsi désormais 35 éléments inscrits. Pour les critères pour la sélection des programmes, projets et activités reflétant le mieux les principes et objectifs de la Convention, on peut prendre exemple sur le Koutammakou.

Le Koutammakou est une région du Togo et du Bénin, en Afrique de l’Ouest, qui abrite les Batammariba. UNESCO, dirigé par Rieks Smeets, a monté un  Programme de préservation du patrimoine culturel immatériel des Batammariba  favorisant la transmission des savoirs. Il a également pour but d’éviter les dérives d’un tourisme irresponsable. Christian Hottin, Le patrimoine culturel immatériel : premières expériences en France, Arles, Actes Sud, 2011, 365 p. Le régime UNESCO, Charleston, Create Space, 2016, 219 p. Réunion de 2001 – définition de l’UNESCO.

Texte de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel – Art. La gastronomie française, ça intéresse qui ? Chiara Bortolotto, Le patrimoine culturel immatériel. Enjeux d’une nouvelle catégorie, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015, 252 p.