LA CROISIERE NOIRE TOME 2 PDF

Cet article est une LA CROISIERE NOIRE TOME 2 PDF concernant une commune wallonne. La résidence d’été des princes-évêques à Seraing. La ville est dotée de plusieurs établissements secondaires : l’athénée royal Lucie Dejardin, l’athénée royal de l’Air Pur, le collège Saint Martin, l’école polytechnique de Seraing, l’institut provincial d’enseignement secondaire de Seraing.


1815 – Face à la baie de Gênes, le jeune Louis contemplait la mer et les grands navires qui y étaient ancrés, toute voilure affalée. Un jour, sûr, il embarquerait à bord de l’un d’eux qui naviguerait toutes voiles dehors, fendant orgueilleusement les flots des océans pour l’emmener vers des horizons inconnus ?

La ville, 24e commune belge en termes d’habitants, compte, au 1er janvier 2013, 63 968 habitants. La création de Seraing n’est pas vraiment déterminée. Certains font remonter sa fondation à l’antiquité, d’autres à l’époque gallo-romaine ou franque d’où serait originaire le nom, Seranus, lié aux Cérésiens identifiés parmi les troupes de César. On retrouve une autre forme écrite datée de 1082, par Thierry 1er, Abbé de Saint-Hubert, à l’Évêque de Liège, Henri de Verdun, qui le reçut dans une gracieuse maison à Seranus. L’abbaye du Val-Saint-Lambert fut construite par les moines de Signy grâce à l’offre des terres du dit lieu du  Val-Saint-Lambert  par le Prince-évêque, Hugues de Pierrepont. Résidence d’été des Princes-évêques de Liège.

Les Liégeois le nommèrent le  tyran de Seraing , du nom du lieu où se trouvait la résidence d’été des princes-évêques. Lors de cette révolution, certains édifices religieux tels que la cathédrale Saint-Lambert et l’Abbaye du Val-Saint-Lambert ne furent pas épargnées des pillages et destructions, les moines en furent expulsés en 1796. Carte des concessions sur le territoire de Seraing en 1880. De gauche à droite : Marihaye, Espérance, John Cockerill et Six-Bonniers. Victor Hugo qui a l’habitude des voyages qui le mènent à travers l’Europe, s’arrête ébahi aux portes de Liège, du côté de Seraing, aux alentours de 1842:  Figure extraordinaire et effrayante que prend le paysage à la nuit tombée.

Ce que l’auteur voit eût semblé à Virgile le Tartare et à Dante l’Enfer. Cependant le soir vient, le vent tombe, les prés, les buissons et les arbres se taisent, on n’entend plus que le bruit de l’eau. Nous serons à Liège dans une heure. C’est dans ce moment-là que le paysage prend tout à coup un aspect extraordinaire.

Ce sont les usines qui s’allument. Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flemalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de cratères en éruption. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Ougrée le village rural va progressivement se transformer en ville industrielle, avec la fondation de la Fabrique de Fer d’Ougrée en 1809. Ancien charbonnage du Kessales à Jemeppe-Sur-Meuse.

Ancien charbonnage du Many à Seraing. La Wallonie est, après l’Angleterre, la première région du continent à connaître la révolution industrielle. La première société qui décida d’exploiter les terres de l’actuel Seraing fut la Fabrique de Fer d’Ougrée, entreprises familiale fondé par les Lamarche en 1809. Une autre société fut fondé en 1834, la Société des Charbonnages et Hauts-Fourneaux d’Ougrée qui, outre l’activité charbonnière, développe une activité de cockerie et de production de fonte, ainsi que divers produits finis. Deux hauts-fourneaux sont construits en 1836, complétés plus tard de deux autres. En 1880, cette Société possédait une concession au sud-ouest de Liège, principalement sur le territoire de l’actuelle commune de Seraing, dans une moindre mesure Liège, Flémalle et Ivoz-Ramet.

C’est alors que la sidérurgie dans l’actuel commune de Seraing était dominé par deux sociétés, la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye et la Société Anonyme John Cockerill. La Société Anonyme John Cockerill dont la concession charbonnière voisinait la concession de la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye, qui se trouvait à l’ouest et à l’est. Haut-fourneau B d’Ougrée arrêté définitivement en 2011. En 1955, la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye et la Société Anonyme John Cockerill ainsi que Ferblatil fusionne, ils fermeront leurs derniers sièges d’extraction, et prirent l’appellation Cockerill-Ougrée. En 1981, la création officielle de la Société anonyme Cockerill-Sambre, par fusion des sociétés sidérurgiques des bassins de Liège et du Hainaut décide de fermer définitivement le Haut-Fourneau 5 et l’aciérie de Seraing respectivement en 1982 et 1984. En 1999, Cockerill-Sambre fait alliance avec Usinor qui ferma le Haut-Fourneau 6 de Seraing. Usinor fusionne en 2001 avec Arbed et Aceralia, donnant naissance à Arcelor.