La Culture en clandestins : L’UX PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Light painting dans une carrière de calcaire abandonnée en France. L’explorateur urbain est aussi appelé urbexer. L’exploration urbaine, au sens propre, désigne le fait de recueillir des données sur des zones publiques du paysage urbain, délaissées tout ou partie du temps, en vue d’y accéder et la Culture en clandestins : L’UX PDF les utiliser.


L’Administration ignorait tout, et ses chefs ignoraient le reste.
En un mot, tout allait très bien jusqu’en septembre 2004, où des sources policières révélèrent l’existence d’une salle de cinéma clandestine sous le Palais de Chaillot :  » Équipé notamment d’un bar et d’un dispositif anti-intrusion sophistiqué, l’étrange repère serait celui d’un groupe jusque-là inconnu du public comme des autorités : La Mexicaine De Perforation.  » Trois ans plus tard, un article du journal Le Monde annonçait que le Centre des Monuments Nationaux portait plainte contre un groupe surnommé les Untergunther… pour  » la restauration clandestine de l’horloge monumentale du Panthéon « . Ces groupes, bien que clandestins, ont un principe extrêmement simple : lorsque l’affaire est connue par d’autres sources que la leur, il devient parfaitement inutile de s’en cacher. Voici donc le récit de leurs expériences, souterraines ou non, qui ont conduit à une pratique culturelle pas toujours agréable aux autorités.

Cette activité, bien que clandestine et faite sans l’autorisation des éventuels propriétaires, n’est prohibée en France que par quelques décrets, arrêtés préfectoraux, ou règlements internes de certaines administrations. Cette expression devient populaire dans le milieu cataphile à la fin des années 1990, par le biais de reportages télévisuels. Elle marque le début de la diversification de la visite de friches en région parisienne. C’est regarder un endroit commun avec un nouveau regard, en visitant des sites où la majorité des gens ne penserait ou ne voudrait pas aller ou, peut-être, où ils ne pensent pas être autorisés à aller. Historiquement, l’exploration urbaine à proprement parler est une activité pratiquée par l’homme depuis des siècles, comme peuvent en attester les nombreux courants artistiques « retros » de l’histoire des arts, comme l’Egyptomanie, ou les peintures du néo classicisme au Romantisme, périodes où les promenades à travers les ruines Romaines parsement l’Europe.

La pratique émerge dans les années 1980. L’exploration urbaine est un ensemble de pratiques, dont les motivations peuvent être très éloignées. Certains seront portés sur l’aspect historique, l’ancien et l’abandonné. Pour d’autres, ce sera la maîtrise de la ville moderne et de ses coulisses.

La photographie et la vidéo sont également une motivation importante. Les groupes se forment bien souvent autour d’une de ces pratiques. Par extension, le toiturophile escalade aussi des grues ou de hautes cheminées. Cette activité se pratique généralement de nuit, à la faveur d’accès le plus souvent illégaux.

Certains cependant obtiennent des accès légaux, notamment dans le cadre de campagnes d’entretiens ou de reportages photographiques. Le toiturophile monte généralement sur les endroits les plus hauts, afin d’apprécier la vue et prendre des photos. Au lieu de simplement participer aux visites touristiques, il est motivé par une volonté de calme et de détente. De nombreux cataphiles, habitués de cette expérience, la rééditent souvent, chaque semaine pour certains, et passent ainsi plusieurs jours sous terre, avec nourriture, hamac et duvet. La plupart des aménagements de consolidation, de creusage et de confort effectués illégalement dans les galeries sont souvent le fait de ces semi-habitants du sous-sol. Ainsi y vit une véritable contre-culture, dite  underground , avec des bars, boîtes de nuits, galeries d’art.