La dissertation sociologique PDF

On a tous eu un professeur qui émerge dans nos souvenirs au milieu d’un océan d’heures d’ennui en la dissertation sociologique PDF. Un ou une qui vous a fait d’un coup vous intéresser à l’histoire ou aux maths simplement parce qu’on savait vous parler et vous amener à vous surpasser dans une matière où vous vous sentiez nul.


nouvelle présentation

Cet ouvrage propose une méthodologie qui éclairera les étudiants sur les attentes des correcteurs et les aidera à déjouer certains pièges. L’accent est mis sur la lecture attentive du libellé et le repérage du champ d’étude ; l’organisation des idées et l’élaboration du plan ; la rigueur de l’expression et l’efficacité de la communication ; les prérequis et les savoirs de base.
Une trentaine de sujets, donnés lors de différentes sessions d’examen, servent de support à la réflexion et permettent d’approfondir diverses problématiques. Quatre grands domaines sont privilégiés : la stratification et les hiérarchies, la socialisation et la déviance, le travail et les organisations, l’action collective et la régulation. Pour chaque thématique, une fiche technique est établie, qui précise les mots clés, les auteurs de référence et les types de plan possibles. Des conseils de lecture sont également donnés.
L’ouvrage s’adresse en priorité aux étudiants des cycles L et M en sciences sociales, à tous ceux qui préparent des concours (CAPES ou agrégation, IUFM IEP…), ainsi qu’aux enseignants de SES ou qui exercent en formation continue.

Gilles Ferréol, agrégé de sciences sociales, est professeur à l’université de Poitiers, où il assure la direction du département de Sociologie et du LARESCO-ICOTEM. Président du jury du concours de l’agrégation interne de SES, il est l’auteur de très nombreuses publications dont, chez Armand Colin, un Lexique des sciences sociales (2000), une Méthodologie des sciences sociales (1993), une Introduction à la sociologie (5e édition, 2000) et un Dictionnaire de sociologie (2e édition, 1995).

Éléments de méthodologie. Comprendre et cibler. Rechercher et organiser les idées. S’exprimer pour communiquer efficacement. L’art de la dissertation. Illustrations. Stratifications et hiérarchies. Le processus de socialisation. Travail et organisation. Action collective et régulation sociale.

Ce jeudi 23 mai, la classe est lancée dans les révisions. Au programme, un cours sur la justice sociale. Ils sont trente assis dans une petite salle. Avec ses grands, ses petits, ses noirs de peau ou basanés, ses filles et garçons aux vies compliquées souvent, la terminale 2 est une classe typique de cette ville populaire. Durant une heure, les élèves vont à tour de rôle lire à haute voix leurs notes pour structurer leur fiches. A l’exception d’une jolie métisse prise par une irrépressible envie de dormir.

L’après midi a déjà été éprouvante avec son épreuve de bac blanc d’espagnol et le cours d’EPS. Jérémie Fontanieu se démène comme un beau diable et soudain s’exclame quand un élève qui n’intervient jamais répond à une question :  ça fait plaisir! Tout d’un coup, on se dit qu’on aurait rêvé d’assister à un cours comme celui-là. Ces élèves aux niveaux disparates, le jeune prof, ancien de Sciences-Po, les a découvert en septembre, peu motivés et pas du tout travailleurs. Ayant lu tout Pierre Bourdieu et Bernard Lahire, il savait la reproduction sociale de l’école, le plafond de verre pour ces enfants de banlieue et le déterminisme fataliste des enseignants. Je voulais changer cette fatalité , dit-il d’un ton péremptoire. Dés la rentrée, ces derniers sont invités avec empressement à assister à une réunion.

Tous les lundis matin, un QCM vient vérifier la leçon apprise ou pas. Ils sont corrigés dans les deux heures et notés sévèrement. Les notes ont suivi la courbe des efforts. La classe a progressé, les plus faibles comme les meilleurs. Jérémie Fontanieu ne donne jamais de devoirs écrits pour ne pas accroître les inégalités entre ceux qui ont des parents qui peuvent les aider et les autres. Laura et Randa ont été repêchées en fin de première. Depuis le début de l’année, elles ont décollé.

En voyant les résultats, on a vu qu’on n’était pas bête. On a fini par croire aussi en nous , explique la première, petite blonde menue. Quand ils travaillent ces élèves peuvent déchirer, feint-il de répondre. Post scriptum : le 11 juillet, les résultats sont tombés : 33 élèves sur les 35 de la classe ont obtenu le précieux sésame. Nous réussirons l’an prochain , commente le jeune enseignant. Cette entrée a été publiée dans Non classé. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.