La mort de Napoléon PDF

Marie anne Charlotte Corday au citoyen Marat. Il suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre bienveillance. On y voit Jean-Paul Marat, révolutionnaire français assassiné chez lui le 13 juillet 1793 par Charlotte Corday. Convention de la mort de Marat le 13 juillet 1793, le député Guiraut réclame à La mort de Napoléon PDF de faire pour Marat ce qu’il avait fait pour Lepeletier de Saint-Fargeau, à savoir, représenter la mort du conventionnel par ses pinceaux.


Depuis quelques années, le mystère rôde autour des circonstances de la mort et de l’inhumation de Napoléon. Selon certains, l’Empereur aurait été empoisonné à l’arsenic par un de ses proches. Selon d’autres, ce n’est pas lui qui reposerait dans le tombeau des Invalides, mais son maître d’hôtel, décédé quelques années avant lui. Ces deux théories contradictoires ont fini par installer le doute dans l’opinion et se sont rejointes autour d’un but commun : obtenir l’ouverture du tombeau des Invalides afin d’examiner les restes qui s’y trouvent. Cette revendication est-elle fondée sur des faits incontestables ? Que sait-on vraiment des causes de la mort de Napoléon ? Comment s’est déroulé le transport de son corps de Sainte-Hélène à Paris, en 1840 ? Existe-t-il une grande conspiration du silence pour préserver des vérités historiques qui arrangent tout le monde ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond cet ouvrage.

Directeur de la Fondation Napoléon, historien, Thierry Lentz a notamment publié une Nouvelle Histoire du Premier Empire. Il est secrétaire général du Comité pour l’édition de la correspondance générale de Napoléon (six volumes parus).

Historien spécialisé dans le dernier exil de Napoléon, Jacques Macé a notamment publié un Dictionnaire historique de Sainte-Hélène (2004) et les biographies du général de Montholon (2000) et du général Gourgaud (2006).

Presse:

« Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, et Jacques Macé réfutent, preuves historiques à l’appui, ces versions loufoques dans un petit livre qui se dévore comme un roman policier. »
François Malye, Le Point, 23 avril 09

« On en sort convaincu  » qu’une construction historique n’est solide que si elle est assise sur une interprétation honnête des documents « . Ainsi vacciné contre tous les  » négationnismes  » possibles, on peut dormir tranquille : Napoléon n’a pas été assassine et c’est bien lui qui repose aux Invalides. »
M. R., Lire, Juillet / Août 09

« On saura gré a Thierry Lentz et Jacques Macé de démonter la mécanique des maquilleurs de l’histoire. S’appuyant toujours sur les faits avant de se forger une opinion, procédant à de nombreux recoupements pour laisser le moins de place possible à l’incertitude, ils livrent une utile leçon de méthodologie »
L’Histoire, Octobre 09

Le tableau est une huile sur toile de 165 sur 128 centimètres. Se détachant d’un fond brun-vert, le corps du conventionnel Jean-Paul Marat est représenté agonisant. La tête enveloppée d’un turban blanc est penchée sur le côté. Sa main droite pendante, tient une plume, le bras gauche repose sur le rebord d’une planche recouverte d’un tissu vert, la main tient une feuille écrite. Marat, que l’on surnommait à l’époque  l’ami du peuple  fut assassiné le 13 juillet 1793 et ce crime fut considéré par les révolutionnaires comme un attentat contre la nouvelle Constitution. Détail de la lettre de Charlotte Corday que tient Marat. La Mise au tombeau, Le Caravage, Musées du Vatican.

Marat qui rappelle l’abandon d’un Christ mort d’une déposition ou d’une déploration. Quatre copies sont recensées, visibles au musée du Louvre, au Château de Versailles, au musée des beaux-arts de Dijon et au musée des beaux-arts de Reims. Bruxelles était, ou non, l’original, ce qui n’est désormais plus contesté. De qualité inférieure à l’original, elle faisait partie de la collection de David et conservée dans son atelier de Bruxelles. La copie de Versailles faisait partie des deux copies que David avait conservées avec lui à Bruxelles.

L’attribution est partagée entre les noms de Gérard et de Langlois. De meilleure qualité que celle du Louvre, cette copie fut longtemps considérée comme de la main de David. La copie de Reims, intitulée Marat Mort appartenait à la collection de Paul David. Comme la copie de Versailles, elle présente un billot dépourvu de toute inscription. Elle est exposée au musée de la Révolution française. Elle est présentée dans le tableau historique L’assassinat de Marat.

Dès 1897, le pionnier du cinéma Georges Hatot réalise, pour les productions Lumière, le film Mort de Marat. Gérard Depardieu, montre une scène située dans l’atelier de David au cours de laquelle on voit furtivement un élève vernir le portrait de Marat. Sebastião, une œuvre directement inspirée du tableau de David. Une version recadrée de l’œuvre sert de couverture à l’album Deathconsciousness du groupe Have a Nice Life.

Lise Andriès, Jean-Claude Bonnet, La Mort de Marat, Flammarion, 1986, p. Guillaume Mazeau, Le bain de l’histoire. Charlotte Corday et l’attentat contre Marat, 1793-2009, Champ Vallon, 2009, p. Corday et la générosité de Marat, l’arme du crime qui est en fait un couteau de cuisine au manche noir en bois d’ébène. Régis Michel, David contre David, La Documentation française, 1993, p. Antoine Schnapper, David, 1748-1825 exposition Louvre Versailles p.

Florian Siffer, La tribune de l’Art. Georges Pillement, Paris Disparu, Paris, 1966, Grasset, p. Notice sur l’origine de la baignoire sur le site Lamaisonforte. La Mort de Marat, Paris, Flammarion, 1986, 510 p. Jean Starobinski, 1789, les emblèmes de la raison, Paris, Flammarion, 1979. Jorg Traeger, Der Tod des Marat: Revolution des menschenbildes, Munich, Prestel, 1986.

Michel Thévoz, Le Théâtre du crime. Essai sur la peinture de David, Éditions de Minuit, Paris, 1989. 1793 : la mort de Marat, Bruxelles, Complexe, coll. Roland Mortier,  La Mort de Marat dans l’imagerie révolutionnaire , Bulletin de la Classe des Beaux-Arts, Académie Royale de Belgique, 6e série, t. L’évènement politique en peinture : À propos du Marat de David , Mélanges de l’École française de Rome. Helen Weston, Jacques-Louis David’s Marat, Cambridge, 2000.

Reconstitution abusive  in Historia Mensuel, no 691, juillet 2004. Silvana Angelitti,  La Morte di Marat e la Pietà di Michelangelo  in La propaganda nella storia, sl, sd. Luigi Pesce, Marat assassinato : il tema del braccio della morte : realismo caravagesco e ars moriendi in David, s. Deux siècles d’images, Versailles, Artlys, 2009.