La Religion grecque PDF

Copie du Diadumène de Polyclète, v. Seule une faible partie de la production sculpturale grecque nous est parvenue, tandis que quasiment toute la la Religion grecque PDF a disparu, hormis les céramiques peintes.


La « religion grecque » n’a jamais existé en tant qu’entité monolithique. Chaque cité avait son propre panthéon, sa propre mythologie, son propre calendrier religieux et ses propres fêtes. Pourtant, ces différentes croyances se recouvraient suffisamment pour que l’on puisse parler de « religion grecque ».
C’est de cette « religion » que Jan Bremmer dresse un tableau aux périodes archaïque et classique. Il choisit une approche « éclectique », sans pour autant renoncer aux controverses méthodologiques. Les aspects sociologiques, anthropologiques et psychologiques sont tous abordés. L’ouvrage est conçu à la fois comme une introduction historique et thématique. Il présente l’état actuel de la recherche sur chacun des sujets traités et propose une abondante bibliographie.
Publié en 1994 et traduit depuis en plusieurs langues, ce livre est désormais un classique parmi les études sur la religion grecque. Outre de nombreux addenda et une version remaniée du dernier chapitre, cette traduction comporte un appareil de notes mis à jour et doit donc être considérée comme une nouvelle édition.

Beaucoup de chefs-d’œuvre décrits dans la littérature antique sont désormais perdus ou extrêmement mutilés, et une grande partie ne nous en est connue que par des copies, plus ou moins habiles et fidèles, de l’époque romaine. Cependant les découvertes archéologiques nous font connaitre, sans cesse, autant de nouvelles statues monumentales en marbre et parfois en bronze ou en terre cuite, que la multitude des statuettes. Enfin la recherche scientifique sur cet ensemble constamment augmenté nous permet de mieux appréhender ces réalisations et le contexte culturel de leur production. Ces connaissances nous permettent d’autant mieux de les apprécier sous de multiples aspects. Athéna dans l’atelier d’un sculpteur œuvrant sur un cheval en marbre, kylix attique à figures rouges, 480 av. La plupart des sculptures grecques qui sont parvenues à l’ère moderne sont en pierre, le plus souvent en marbre blanc. Dans l’Antiquité, néanmoins, les Grecs sont loin de favoriser ce matériau.

Le bois est utilisé principalement à l’époque archaïque, pour réaliser les xoana, figures grossières, caractéristiques de la religion pré-olympique. Hittites et les Égyptiens : il s’agit de recouvrir de plaques de bronze martelées une âme en bois. Cependant, le bois est également employé pour des travaux plus raffinés. Ainsi du coffre de Cypsélos, tyran de Corinthe de 655 environ à 625. Du fait de la fragilité du support, peu de sculptures en bois nous sont parvenues. On peut citer un fragment de statuette votive, haut de 28 cm, trouvé à Samos, reproduisant peut-être la statue du culte d’Héra. Article détaillé : figurines en terre cuite grecques L’argile est un matériau fréquemment utilisé pour la confection de statuettes votives ou d’idoles, depuis la civilisation minoenne jusqu’à l’époque hellénistique.

Béotie, on fabrique ainsi des  idoles-cloches , statuettes féminines à jambes mobiles : la tête, petite par rapport au reste du corps, est perchée au bout d’un long cou, tandis que le milieu du corps est très ample, en forme de cloche. Par la suite, les figurines de terre cuite perdent leur caractère religieux. Elles représentent désormais des personnages de la vie quotidienne. Tanagra  témoignent ainsi d’un art raffiné. La terre cuite est cependant peu employée pour la grande statuaire. L’exception la plus connue est le Zeus enlevant Ganymède d’Olympie, réalisé vers 470 av.

Dans ce cas, la terre cuite est peinte. Le matériau le plus coûteux est également le plus apprécié des Grecs. Il consiste en une âme de bois plaquée d’ivoire pour représenter la chair, et l’or pour représenter les vêtements. Peu de vestiges subsistent de cette statuaire : les œuvres réalisées selon cette technique sont fragiles. Délos signalent qu’un morceau d’or s’est détaché de la statue chryséléphantine d’Apollon. En outre, l’ivoire et l’or, matériaux précieux, tendant à être arrachés et récupérés. Taille des défenses d’éléphant oblige, la production se limite à des statuettes.