La sécurité en entreprise : pour un management humaniste et performant PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche La sécurité en entreprise : pour un management humaniste et performant PDF principal : Stress. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ?


La sécurité, l’hygiène et l’environnement dans l’entreprise sont essentiels. Pour cela, les auteurs décrivent les principes sur lesquels repose la méthodologie proposée et évoquent l’organisation et les outils à mettre en œuvre. « Copyright Electre »

Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Le stress chez l’humain qualifie à la fois une situation contraignante et les processus physiologiques mis en place par l’organisme pour s’y adapter. Le stress fait partie des troubles psychosociaux. En biologie, le stress est une réponse de l’organisme pour maintenir l’équilibre biologique dans un état fonctionnel. L’étude du stress fait également intervenir la médecine, la psychologie et la sociologie.

Le stress peut permettre une mobilisation des forces physiques et mentales. Le stress chronique comme le stress aigu peuvent causer des anomalies de longue durée dans la médiation de l’adaptation du système neuroendocrinien. Le stress pourrait être une cause de maladie invalidante comme la fibromyalgie. La majorité de ces événements de vie, surtout ceux situés en haut de l’échelle, les plus puissants, correspond à des situations nouvelles auxquelles un individu doit s’adapter. Or, cette nécessité d’adaptation aux modifications de l’environnement est corrélée à la notion de stress.

Il est aussi manifeste qu’un deuil vécu dans un entourage familial affectif, avec un rituel social respecté, risque d’être moins stressant que le deuil d’un proche ayant commis un suicide sans laisser de raisons à son acte. La médecine reste toujours incapable de mesurer réellement l’intensité et la qualité d’un événement stressant dont le ressenti est toujours subjectif. Le professeur Jean-Louis Dupond, chef du service de médecine interne du CHU de Besançon, est l’un des pionniers français qui a mis en exergue le rôle du stress. S’appuyant sur de multiples travaux internationaux, M. Dupond attirait l’attention du monde médical, jusqu’alors sourd, sur l’action du stress. Le mot stress est apparu autour de 1940.

Ce n’est qu’en 1963 que Hans Selye utilise ce mot en médecine, et qu’il le définit comme étant  des tensions faibles ou fortes, éprouvées depuis toujours, et déclenchées par des événements futurs désagréables ou agréables. La contrainte excessive exercée sur un matériau qui devient de ce fait fatigué, déformé, cassé, rend toute tentative de retourner à l’état d’origine vaine, puisque le matériau est beaucoup plus vulnérable qu’il ne l’était auparavant, comme un trombone qu’on aurait déplié et qu’il s’agirait de remettre en place. Ce lien stress-homéostasie-adaptation va faire son chemin jusqu’à nos jours et produira une littérature abondante et féconde. Maints auteurs ont pu montrer que s’adapter ou être adapté à un problème peut se faire de plusieurs manières. Pour la théorie biologique du stress, ce dernier fait partie de l’effort adaptatif en préparant les organismes vivants à des réponses musculaires rapides et intenses augmentant par là même la capacité de fuir ou de lutter et donc de survivre.

Hippocrate pose ainsi les bases du concept d’homéostasie et des conséquences de son dépassement. Il existe donc aussi une homéostasie chimique, alimentaire, etc. Dès 1878, Claude Bernard montre que lorsque la stabilité du milieu intérieur est perturbée, il y a une vulnérabilité à la maladie. Claude Bernard se situe donc dans la vision hippocratique de la maladie, comme quoi le germe maladif n’est pas le seul facteur, mais qu’un dérangement de l’équilibre normal conduit à une fragilisation. Cannon énonce sa théorie de l’homéostasie sans s’écarter pour autant du concept expliqué par Claude Bernard : les êtres vivants supérieurs constituent un système ouvert présentant de nombreuses relations avec l’environnement. Les modifications de l’environnement déclenchent des réactions dans le système ou l’affectent directement, aboutissant à des perturbations internes du système.

Au niveau adaptatif à court terme cependant, le stress va conduire aux réactions de fuite ou de lutte qui sont la conséquence d’un hyperfonctionnement sympathique. Le stress a donc un rôle adaptatif essentiel à jouer car,  tout comme un matériau ne peut résister qu’à des contraintes modérées, l’homéostasie ne peut être maintenue que si les écarts à la normale restent relativement faibles. Le stress pour Cannon est donc le complément à l’homéostasie qui permet de minimiser les dégâts déjà engendrés à l’organisme. C’est une réaction d’urgence à court terme qui favorise la fuite ou la lutte, c’est-à-dire l’évitement de la situation pathogène. Et en ce sens, le stress est fondamental à l’adaptation d’un organisme. Henri Laborit, les réponses comportementales innées préservant l’intégrité de l’organisme face à la menace sont la fuite, l’attaque et le camouflage.

Ce sont trois moyens d’éviter la situation menaçante. Dans cette optique, la réaction physiologique de stress est totalement adaptée à la favorisation de telles réponses. En effet, Selye avait été frappé du fait que les diverses formes de réaction de choc observées en clinique — le choc des brûlés, le choc septique, le choc hémorragique, etc. En 1936, Selye retrouva ces mêmes symptômes chez des rats à qui il avait injecté des extraits placentaires et ovariens de vaches. Notre organisme va tout faire pour s’adapter à cette situation : cette phase correspond à la réaction par des phénomènes généraux non spécifiques face à la présence d’une demande environnementale d’adaptation à laquelle l’organisme n’est pas encore adapté. Comme dit précédemment, après activation, la médullosurrénale se met en marche et produit l’adrénaline et la noradrénaline.

Cette deuxième phase constitue l’ensemble des réactions non spécifiques provoquées par un agent stressant qui persiste et auquel l’organisme s’est adapté au cours de la phase de contre-choc. Il va essayer de rassembler des ressources pour trouver un nouvel équilibre. Par l’activation d’enzymes, la glycémie va être augmentée. Par cette explication tributaire de la simplification, on voit donc bien que le corps est recherche une nouvelle énergie, combat les inflammations possibles et cherche à renforcer ses manques notamment au niveau ionique. Il vise donc une résistance optimisée face à la situation aversive.