Larzac de la lutte paysanne à l’altermondialisme PDF

Slogans altermondialistes larzac de la lutte paysanne à l’altermondialisme PDF de la manifestation au Havre contre le sommet du G8 de 2011 à Deauville. L’altermondialisme désigne les mouvements promouvant l’idée qu’une autre organisation du monde est possible et qui, sans rejeter la mondialisation, se proposent de la réguler. Ces revendications se traduisent par une recherche d’alternatives, globales et systémiques, à l’ordre international de la finance et du commerce.


En 1971, le plateau du Larzac, jusque-là inconnu, accède à une notoriété inattendue lorsque est annoncée l’extension du camp militaire situé en son coeur. Les agriculteurs locaux s’engagent dans une protestation qui, durant une décennie (1971-1981), mobilise autour d’eux un large et hétéroclite mouvement, dynamisé par les comités Larzac ayant essaimé dans toute la France. La victoire de 1981 ne signifie pas la fin de l’activisme de cette population renouvelée. Au contraire, durant les trois décennies qui suivent, le Larzac militant s’engage dans l’aménagement foncier de son territoire, mais aussi dans le syndicalisme agricole et dans des réseaux de solidarité internationale qui mènent à l’altermondialisme. Avec l’émergence de José Bové, trait d’union entre les deux périodes, le Larzac revient au-devant de la scène. Ses actions spectaculaires se situent dans une certaine continuité de la lutte initiale, dont les acteurs perpétuent la mémoire. Le souvenir de ce passé poursuit son cheminement légendaire, bien au-delà des limites du plateau… La course aux gaz de schiste, promesse d’une indépendance énergétique mais aussi d’un cuisant désastre environnemental, témoigne de cette parole toujours en acte.

Pierre-Marie Terrai est professeur d’histoire et de géographie au collège Fabre de Rodez et docteur en histoire contemporaine de l’université Paul-Valéry Montpellier lll. Sous la direction de Christian Amalvi, il a travaillé depuis plus de dix ans sur le mouvement du Larzac et ses descendances. Il a retrouvé des archives inédites et a collecté presque une centaine de témoignages sur le sujet.

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Protestations contre le G20 de Toronto en 2010. Les réunions internationales comme le G20 ou le G8 sont souvent pris pour cibles par les mouvements altermondialistes. Le terme anti-mondialisation a été le premier utilisé par les journalistes pour désigner le mouvement contestataire. L’altermondialisme se composant d’acteurs et d’organisations de différentes formes, son origine ne se rattache pas à une date bien définie. Ainsi, en 1984, naissent le Third World Network à Penang, association consacrée au développement et aux échanges Nord-Sud, et les contre-sommets, dont le premier se tient à Londres, sous le nom de Other Economic Summit. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Un contre-sommet contre le G7 a été organisé à Paris en juillet 1989.

L’événement s’appelait « ça suffit comme ça » et visait principalement à annuler la dette contractée par les pays du sud. Une manifestation a rassemblé 10 000 personnes et un concert important a eu lieu sur la place de la Bastille avec 200 000 personnes. C’était le premier événement anti-G7, quatorze ans avant celui de Washington. Perçu comme essoufflé en occident, le mouvement reconnait un forte médiatisation après la crise économique de 2008. 2010, une contestation populaire dans de nombres pays arabes a lieu, revendiquant un besoin de démocratie qui ne soit pas une simple façade et plus de liberté individuelles.