Le cinéma 3-D – Histoire, économie, technique, esthétique PDF

C’est de l’étranger qu’est venue la lumière. Sans une conférence des professeurs américains Michael Buckland le cinéma 3-D – Histoire, économie, technique, esthétique PDF Ron Day, organisée en 1998 au CNAM, je n’aurais pas connu Suzanne Briet et son manifeste. J’étais pourtant étudiant à l’INTD, qu’elle a contribué à fonder.


De L’Étrange créature du lac noir à Avatar, le cinéma 3-D a connu plusieurs vagues et semble aujourd’hui s’installer durablement. Son succès a été rendu possible grâce à l’analyse de l’échec des stratégies commerciales des périodes précédentes et à l’émergence du numérique. Outil de création, le relief continuera à s’imposer si la technique évolue et si son inscription dans les scénarios et son usage dans l’image se justifient.

Cet ouvrage est consacré à tous les aspects du cinéma en relief : historiques, technologiques, économiques, esthétiques et artistiques. Il permet notamment de démythifier le cinéma 3-D en expliquant simplement ses principes techniques, d’évaluer ses enjeux industriels et culturels, et de comprendre quel rapport il entretient avec le public. Il est illustré par l’analyse des films les plus récents afin de comprendre les recherches et les réussites de la 3-D, et d’entrevoir son futur.

Elle y était oubliée, alors que ses vues théoriques manquaient à l’enseignement. Par certains aspects formels, ce texte est daté. Il n’a pas été republié depuis 1951. Pourtant cette republication « web » ne procède pas d’un souci historien. Pour l’avoir lu à de nombreuses reprises, pour l’avoir traduit vers l’anglais avec Ron Day, je suis convaincu qu’il est toujours d’actualité pour les professionnels de l’information-documentation. Cela tient à quelques qualités simples : il est court, il pose franchement les problèmes, et il est admirablement construit. Partant d’une réflexion fondamentale sur ce qu’est un document – le fameux exemple de l’antilope -, Suzanne Briet bâtit chapitre après chapitre une vigoureuse théorie globale de l’information.

Et de cette théorie, en 2008, il n’y a pas grand’chose à jeter. Il serait injuste de dire, comme Yves-François Le Coadic, que Suzanne Briet, en mettant en avant la fonction culturelle de la documentation, manque sa dimension technologique. Au contraire, elle ne cesse d’insister sur l’importance de la maîtrise des nouvelles machines : « Le documentaliste sera de plus en plus tributaire d’un outillage dont la technicité augmente à une vitesse grand V. Mais c’est son portrait psychologique du documentaliste qui nous semble le plus riche d’enseignement : « sens social, affabilité, serviabililé, zèle dans la recherche », son « comportement extraverti » doit sauver la profession « d’une mécanisation et d’une spécialisation excessives ».

Ainsi se dessine peu à peu pour le documentaliste une place modeste, mais passionnante, de messager dans une nouvelle société mondiale de l’information. La plupart des intuitions de Briet se voient aujourd’hui confirmées par l’essor du World Wide Web et les nouvelles pratiques qui s’y rattachent. Le Web pourrait devenir ce « service public de l’information » dont elle annonce la mise en place. Si les mots de « documentation » et de « documentaliste » ne sont plus toujours adaptés pour décrire les nouvelles réalités, on trouve dans ce livre les principes d’une profession toujours nécessaire. De tout temps la latinité et son héritage ont donné au mot document le sens d’enseignement ou de preuve. Le dictionnaire de Richelet, comme celui de Littré, en apportent deux témoignages français.

Une bibliographe contemporaine soucieuse de clarté a lancé cette brève définition: « Un document est une preuve à l’appui d’un fait ». Si l’on se réfère aux définitions « officielles » de l’Union Française des Organismes de Documentation , on constate que le document est présenté ainsi: « toute base de connaissance fixée matériellement et susceptible d’être utilisée pour consultation, étude ou preuve ». Cette définition a été parfois mise en échec par des linguistes ou par des philosophes, épris comme il se doit de minutie et de logique. Une étoile est-elle un document ? Un galet roulé par un torrent est-il un document ? Un animal vivant est-il un document ? L’antilope cataloguée est un document initial et les autres documents sont des documents seconds ou dérivés.