Le roman courtois – Une introduction PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Maître du Roman de la Rose de Vienne, ÖNB, Cod. Le Le roman courtois – Une introduction PDF de la Rose est une œuvre poétique française médiévale de 21 780 vers octosyllabiques sous la forme d’un rêve allégorique. C’est l’avis de nombreux spécialistes comme Michel-Marie Dufeil, Louis, Jean Batany.


nouvelle présentation

Le XIIe siècle voit l’apparition en France d’une littérature et d’une langue nouvelles : le « roman ». Adaptée du latin avec de nombreux emprunts aux langues germaniques et celtiques, la langue médiévale, devient le mode d’expression privilégié d’un genre littéraire qui renoue avec une tradition ancienne mais offre des formes et une thématique résolument originales : il est l’art de conter des récits « d’armes et d’amour « , d’exalter l’amour courtois importé des cours du sud de la France.
Ce volume présente un panorama des romans courtois des XIIe et XIIIe siècles, depuis les précurseurs que constituent les romans antiques en vers jusqu’aux grandes sommes en prose des années 1250. Il analyse l’oeuvre de Chrétien de Troyes et s’attarde sur les célèbres légendes de Tristan et Yseult, de Lancelot et la reine Guenièvre, couples exemplaires d’amants courtois inventés par le Moyen Âge.

Guillaume de Lorris, énergique et savoureuse chez Jean de Meung. Il faut souligner l’intérêt psychologique de la première partie et la valeur intellectuelle et encyclopédique de la seconde. La continuation du Roman de la Rose par Jean de Meung est disponible, traduite en français moderne par André Lanly, à la Librairie Honoré Champion. Le texte d’époque, quant à lui, est d’approche plus ardue pour qui n’a pas été formé à l’ancien français, hormis quelques mots qui ont peu changé. La première partie conte la cour d’un homme à son aimée et ses tentatives de pénétrer dans un jardin clôturé symbolisant la belle. La seconde présente une discussion plus philosophique de l’amour ainsi que des digressions sur des sujets variés tournant parfois en dérision certaines idées et sentiments exprimés par Guillaume de Lorris. L’ouvrage débute par un préambule printanier situé cinq ans plus tôt.

Amour siège dans un jardin clos, vices et défauts sont représentés par des personnages allégoriques rejetés à l’extérieur des murs. Ainsi Danger représente la contrainte exercée par le mari ou le jaloux. Danger, Honte et Male-bouche en gardent les portes et que l’Amant est rejeté à l’extérieur. Le livre se présente comme une conversation plaisante et instructive, de caractère philosophique, avec des interlocuteurs successifs divers. Il étoffe ainsi le personnage de la Vieille, la geôlière de Bel-Accueil, qui devient ici une horrible duègne.

Mais on n’oubliera pas qu’une des idées les plus chères de Jean de Meung, c’est que le véritable amour doit être désintéressé et naître d’un cœur pur. Cette seconde partie ne philosophe pas que sur l’amour. Tant que la mort les en délivre. MS Hunter 409, page folio 57v, V.

Une partie du roman a été traduite en anglais sous le titre The Romaunt of Rose par Geoffrey Chaucer, qui a eu une grande influence sur la littérature anglaise. Jean Molinet, grand rhétoriqueur, poète et historiographe auprès de plusieurs princes de la maison de Bourgogne, en a fourni une version en prose en l’an 1500 :  Le Roman de la Rose moralisé et translaté de rime en prose . Prologue du  Roman de la Rose moralisé et translaté de rime en prose , miniature de la présentation du manuscrit à Philippe de Clèves par l’auteur. Le Roman de la Rose a clairement été ce qu’on nommerait aujourd’hui — toutes choses égales par ailleurs — un succès de librairie. Pour apprécier à sa juste valeur ce chiffre, il faut se souvenir que Johannes Gutenberg n’inventera l’imprimerie européenne à caractères mobiles que vers 1450. Tous les exemplaires dont il est question ici sont des manuscrits sur parchemin, calligraphiés lettre à lettre et illustrés de miniatures.

Selon lui,  le Roman de la Rose est l’épopée de la vieille France. C’est un livre profond sous son aspect léger, une révélation aussi érudite que celle d’Apulée concernant les mystères de l’Occultisme. Tout commença en 1401 par une conversation animée entre Christine de Pisan, Jean de Montreuil et un « ami notable et clerc », portant sur les mérites du Roman de Rose. Trésor de la foi, attribuée à l’époque à Jean de Meung mais en fait de Jean Chapuis. Les deux destinataires firent des réponses.

Jean de Gerson rappelait l’enseignement moral de l’Église en citant saint Augustin, discutait le laxisme en matière de morale sexuelle défendu par le chanoine, et exprimait son dégoût pour ce genre de littérature. Roman de la Rose  fut aussi la première querelle littéraire en France, avec en plus la participation d’une femme. Guillaume de Lorris et Jean de Meun, Le Roman de la Rose, éd. Cette édition est introuvable aujourd’hui, mais on peut en lire un extrait dans l’Anthologie de la poésie française de Pierre Seghers.