Les années folles 1919-1929 PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? 1920 à 1929, marquée par une les années folles 1919-1929 PDF forte croissance économique. En juillet 1922, un cyclone au Port de Shantou fit environ 50 000 victimes.


Sur un rythme de charleston, frénésie, mouvement, vitesse et modernité sont les mots clés des Années folles. Promu au rang d’art décoratif par l’Exposition de 1925, la mode s’affranchit des contraintes. C’est l’époque de la garçonne. La femme est active, sportive et émancipée. Au-delà de l’image stéréotypée de la coupe au carré, du chapeau cloche, de la robe tubulaire et du long sautoir se dessine une mode prodigieusement diversifiée, imprégnée d’influences multiples, chatoyante de broderies. Chanel, Patou, Lelong, Vionnet, Lanvin, Poiret, Talbot, les sœurs Callot sont des figures emblématiques. Sonia Delaunay et Natalia Gontcharova illustrent les rapprochements entre mode et art. Autant de facettes que cet ouvrage aborde à travers des études de spécialistes et une abondante iconographie puisé dans le fond des musée Galliera, d’une exceptionnelle richesse.

Les questions internationales liées aux réparations de guerre, avec rivalités et tensions diplomatiques, préoccupent les citoyens comme les gouvernements, qui ressentent une grande déception après la guerre. Les différends profonds que la guerre a exacerbés ou créés vont rapidement mener à l’échec des négociations internationales. La société de consommation, avec la démocratisation de l’automobile et la diffusion de l’électroménager, s’épanouit aux États-Unis, où la croissance a accéléré dès la guerre. La question des réparations de guerre souligne la faiblesse potentielle des économies.

Tous les ex-belligérants, en dehors des États-Unis, sont endettés. 1924 par la  Chambre bleu horizon . Les autres pays maintiennent ou accroissent aussi la fiscalité. En Allemagne par exemple, un impôt sur les plus-values foncières avait été créé comme impôt impérial dès la loi du 14 février 1910. Oncle Sam et le trésor vide, 1920, par James Montgomery Flag. Référence à la situation économique des États-Unis au sortir de la guerre. Pendant la guerre, la convertibilité-or prend fin et le recours aux billets de banque est rendu obligatoire.

Tous les États produisent massivement de la monnaie, ce qui engendre de l’inflation. Pour limiter les répercussions, il est décidé de découpler les indices de prix du taux d’inflation : ils sont artificiellement maintenus bas et ne reflètent ni la valeur des cours, ni la valeur intrinsèque des produits. Les trois principaux facteurs de la croissance des années 1920 sont la rationalisation, la concentration et les progrès technologiques. Le monde industriel vit ses deux révolutions les plus importantes, dans deux secteurs-clés, l’automobile et l’électricité, qui entrent tous les deux dans la production de masse, grâce à des économies d’échelle.

Si la croissance se manifeste par la très forte hausse de la production globale d’articles manufacturés, elle varie fortement d’un pays à l’autre, avec un démarrage difficile. Les États-Unis jouent le rôle de locomotive dès 1918. En France, l’essor se fait net à partir de 1922, et il faut attendre 1924 en Allemagne pour que la croissance devienne dynamique, car les réparations de guerre ont d’abord pesé. Sous la République de Weimar, la croissance connut une remontée spectaculaire après la chute des années 1919-1923, malgré l’hyperinflation allemande qui apparaît en 1923. La Commission des réparations avait en 1920 décidé que l’Allemagne devra verser 132 milliards de marks-or aux nations ayant subi des dommages.

Son taux de croissance est le plus fort d’Europe. La France devient le 3e producteur mondial d’acier et fonte. Les services aussi progressent, qu’ils soient marchands ou pas, de même que l’éducation. Même si elle est à la traîne des autres pays, la Grande-Bretagne affiche aussi une forte croissance. Première nation à entrer dans la révolution industrielle mais ses industries vieillies peinent à se renouveler. La principale cause de cette moindre performance de l’économie britannique est sans nul doute le retour à l’étalon-or en 1925, qui entraîne dans son sillage déflation et réévaluation de la livre sterling. 5 fois plus que dans l’ensemble de l’Europe.

Dans ce contexte d’emballement économique, le Royaume-Uni s’efforce de convaincre la France de participer au redressement de l’Allemagne, mais essuie un net refus illustré par l’échec diplomatique de la Conférence de Gênes. Les États-Unis sont une nouvelle fois les artisans du redressement allemand. En collaboration avec Hjalmar Schacht, le  magicien de la finance , les Américains concèdent des prêts importants à l’Allemagne. Pour les assurer, Schacht gage sa nouvelle monnaie, le Rentenmark, sur l’ensemble des bénéfices du chemin de fer du pays, en octobre 1923. En 1929, le film Les Ailes est le premier long-métrage à remporter l’oscar du meilleur film. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Louis Armstrong commence sa carrière et réalise ses premiers chefs-d’œuvre.