Les Gaulois face à la conquête romaine. La Normandie entre deux mondes PDF

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Quel était le visage du territoire gaulois en normandie à l’époque de la conquête romaine?
C est le thème développé par l’exposition organisée au musée départemental des Antiquités de Seine Maritime à partir du 19 mai 2009 et repris dans le catalogue de l’exposition.
L’exposition et ce catalogue mettent en lumière la lente assimilation des modes de vie apportés par les romains et la persistance des traditions celtiques, du IIe siècle avant J.C. jusqu’au IIe siècle de notre ère.

L’Armorique, avec la Loire et la Seine en rouge. Les auteurs de la fin de la République et du début de l’Empire romain la présentent comme peuplée par sept tribus gauloises dont Jules César donne la liste. Les Armoricains pourraient avoir constitué une confédération de peuples rivale de celle des Vénètes. Aremoricus, -a, -um, de l’Armorique, César, G. Donc, selon Félix Gaffiot, la forme normale en latin pour Armorique est Aremorica, tandis qu’Armorica est une variante contractée.

In his ab Lucio Roscio, quem legioni tertiae decimae praefecerat, certior factus est magnas Gallorum copias earum civitatum, quae Armoricae appellantur, oppugnandi sui causa convenisse neque longius milia passuum octo ab hibernis suis afuisse, sed nuntio allato de victoria Caesaris discessisse, adeo ut fugae similis discessus videretur. Il apprit notamment de Lucius Roscius, qu’il avait mis à la tête de la treizième légion, que des forces gauloises importantes, appartenant aux cités qu’on nomme Armoricaines, s’étaient réunies pour l’attaquer et étaient venues jusqu’à huit miles de son camp, mais qu’à l’annonce de la victoire de César elles s’étaient retirées avec tant de hâte que leur retraite ressemblait à une fuite. Océan et qui selon leur habitude se donnent le nom d’Armoricains : Coriosolites, Redons, Ambibarii, Calètes, Osismes, Lémovices, Unelles. Aremorici : antemorini quia are ante, more mare, morici marini. Georges Dottin, La Langue gauloise, grammaire, texte et glossaire, Paris, C. Armoricains à l’époque de César, les peuples riverains de la Manche. L’ethnonyme des peuples Aulerques qui signifierait  au large  ou  au loin  en serait un témoignage.

L’exemple des Aulerques Éburovices et son rapprochement avec le nom des Éburons suggérerait aussi cette interprétation. Il s’ensuit que l’Armorique de César ne recouvre pas exactement le futur duché de Bretagne, puisqu’il englobe le diocèse de Coutances, mais exclut ceux de Vannes et de Nantes. Ils n’apparaissent dans les textes qu’après la conquête romaine. Pythéas connaît sous le nom d’Ostimioi, et dont le nom signifie  les plus hauts  ou  ceux du bout du monde . Dans la période précédant la conquête romaine, les Lexoviens étaient gouvernés comme les Vénètes par un Sénat. Au nord et à l’est de l’actuelle Bretagne se trouvaient les Coriosolites,  Coriosolitae  en latin. Leur nom comporte la racine Corio,  armée .

Ils résidaient dans l’est des actuelles Côtes-d’Armor et donnèrent leur nom à la ville de Corseul. Romains, va changer de statut et se développer. Un peu plus tard, en 58 av. Mais en -57, César changea complètement son attitude de défenseur de la Gaule contre les attaques des Germains : il lança soudainement une campagne contre la puissante Confédération des peuples belges puis contre la Confédération des peuples armoricains. Romains par eux, par les Santons et d’autres peuples gaulois pour leur faciliter la ruine des Vénètes. César, Guerre des Gaules, III, 11. Jules César fournis par d’autres peuples gaulois détruisent la flotte vénète au cours de la bataille du Morbihan.

Les Romains donnèrent le nom d’Armorique à un grand commandement militaire  Tractus Armoricanus  embrassant un groupe considérables de peuples qui tous paraissent avoir été jadis membres de la Confédération Armoricaine. Vénètes, les Unelles, devaient fournir 6000 hommes. César, Guerre des Gaules, VII, page 35. Comme dans toutes les régions de l’Empire, les Romains employèrent en Armorique une politique de diffusion de leur propre culture au sein des élites locales. Il est certain que l’Armorique du Haut-Empire était, par son économie développée et sa population abondante, parfaitement intégrée à l’Empire romain, mais que cette romanisation était limitée comme le montre la faible présence de l’épigraphie latine dans la région. La conquête ne modifia donc pas fondamentalement les structures de la société et le latin ne pénétra pas ailleurs que dans les villes, où se concentrait la faible population allogène.

Lors de l’évangélisation de la région, les rusticani étaient encore très fortement attachés à leur culture ancestrale, malgré une indiscutable évolution technique liée à la romanisation, et ils constituèrent une grande partie de l’opposition à l’Église. Article détaillé : Armorique au Haut Moyen Âge. La première christianisation de l’Armorique s’est faite de deux façons. Nantes et Rennes, il y a 84 églises dédiées à saint Martin, contre 7 plus à l’ouest. On ne sait pas grand-chose sur eux. Mais tous ne furent pas évêques. Article détaillé : Émigration bretonne en Armorique.

Saint Méen dans trois d’entre elles. Saint Méen et Saint Samson sont honorés dans de nombreux lieux de Normandie. La métropole bretonne de Dol-de-Bretagne était la plus ancienne et la plus importante abbaye-évêché bretonne de type celtique datant des premiers temps de l’émigration. Félix Le Royer de La Sauvagère, « Recueil d’antiquités dans les Gaules, enrichi », p. Le site utilisé pour cette citation latine C. IVLI CAESARIS COMMENTARIORVM DE BELLO GALLICO LIBER SEPTIMVS indique les Veneti, mais il semble que ce peuple soit absent de la liste. Zeuss, GRAMMATICA CELTICA e monumentis vetustis tam Hibernicae linguae quam Britannicarum dialectorum Cambriacae Cornicae Aremoricae comparatis Gallicae priscae reliquis construxit I.

Tacite explique, sous l’effet de migrations germaniques : « Les premiers qui passèrent le Rhin et chassèrent les Gaulois, et qui maintenant se nomment Tongres, se nommèrent alors Germains. Vinceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, 2000, Ve Armorique, page 427. Lémovices est le nom des Gaulois installés dans l’actuel Limousin, ce qui donne une idée large de l’Armorique. Jean Rohou, « Catholiques et Bretons toujours ? Toute l’histoire de Bretagne, chapitre La civilisation de l’Armorique Romaine, de Paul Boutouiller, Jacques Briard, Christian Brunel, Corentin Canévet, Sébastien Carney, Jean-Christophe Cassard, Yves-Pascal Castel, Patrick Galliou, Claude Geslin, Pierre Grall, Jean Kerhervé, Pierre-Yves Le Rhun, Jean-Jacques Monnier, Alain Pennec, Yann-Ber Piriou, Charles Robert, Jean Tanguy, Jean-Yves Veillard, éditions Skol Vreizh.