Les Stratégies de reproduction des animaux, l’aventure évolutive de la sexualité PDF

Selon les principes de la sélection naturelle de Darwin, les pinsons des Galápagos sont issus d’une espèce souche venue du continent. En biologie, la sélection naturelle est l’un des mécanismes moteurs de l’évolution des espèces qui explique le succès reproductif différentiel entre des individus d’une même espèce et le succès différentiel des gènes présents dans une population. C’est un des aspects majeurs de la biodiversité, sur la planète, comme au sein des écosystèmes et des populations. Cette sélection est définie de manière restrictive comme l’avantage reproductif procuré par les conditions de l’environnement aux individus ayant un caractère avantageux vis-à-vis de cet environnement et leur assurant une les Stratégies de reproduction des animaux, l’aventure évolutive de la sexualité PDF plus importante que les individus n’ayant pas ce caractère.


On peut aussi la définir comme un tri qui s’opère naturellement au sein d’une espèce. C’est de cette manière que l’a définie Charles Darwin. De même pour toutes les autres parties qui sont, selon l’opinion générale, en vue de quelque chose. En biologie, on appelle caractère, tout ce qui est visible et pouvant varier d’un individu à l’autre.

On dit qu’il existe plusieurs traits pour un même caractère. Certains individus portent des variations qui leur permettent de se reproduire davantage que les autres, dans un environnement précis. La première possibilité est, par exemple, qu’en échappant mieux aux prédateurs, en étant moins malades, en accédant plus facilement à la nourriture, ces individus atteignent plus facilement l’âge adulte, pour être aptes à la reproduction. Ceux qui ont une meilleure capacité de survie pourront donc se reproduire davantage.

Dans le cas particulier de la reproduction sexuée, les individus ayant survécu peuvent être porteurs d’un caractère particulièrement attirant pour les partenaires de sexe opposé. Ceux-là seront capables d’engendrer une plus grande descendance en copulant davantage. Dans les deux cas, l’augmentation de la capacité à survivre et à se reproduire se traduit par une augmentation du taux de reproduction et donc par une descendance plus nombreuse, pour les individus porteurs de ces caractéristiques. On dit alors que ce trait de caractère donné offre un avantage sélectif, par rapport à d’autres. L’évolution associée à un avantage reproductif peut être très rapide à l’échelle des temps géologiques, comme pour l’évolution insulaire. La troisième condition pour qu’il y ait sélection naturelle est que les caractéristiques des individus doivent être héréditaires, c’est-à-dire qu’elles puissent être transmises à leur descendance. En effet certains caractères, comme le bronzage ou la culture, ne dépendent pas du génotype, c’est-à-dire l’ensemble des gènes de l’individu.

Ces trois premiers principes entraînent donc que les variations héréditaires qui confèrent un avantage sélectif seront davantage transmises à la génération suivante que les variations moins avantageuses. En effet, les individus qui portent les variations avantageuses se reproduisent plus. Une histoire racontée par Richard Dawkins rappelle un point important du mécanisme darwinien : deux brontosaures voient un tyrannosaure avancer dans leur direction et courent pour lui échapper. L’un des deux dit alors à l’autre :  Pourquoi courons-nous ? Lorsque des espèces sont observées dans leur milieu de vie, elles semblent toutes être profondément adaptées à chacun de leur milieu : le long cou et les longues pattes de la girafe sont en effet bien adaptés pour attraper les feuilles hautes des acacias des savanes africaines.

De plus, certaines variations avantageuses dans un environnement donné peuvent devenir néfastes sous d’autres conditions. Autre exemple, chez les humains la couleur de la peau foncée est une adaptation due à la sélection naturelle, et non à un bronzage qui se serait  fixé  dans certaines populations. UV, puisque les cancers se développent après l’âge de reproduction. En zones moins ensoleillées, ces individus à peau claire seraient avantagés car la lumière du soleil permet au corps de produire de la vitamine D, et de plus le corps économise de l’énergie et des nutriments en fabriquant moins de mélanine, le pigment de la peau.

Unlabeled Renatto Luschan Skin color map. L’adaptation des espèces à leur niche écologique peut parfois conduire deux espèces qui occupent un milieu similaire, à acquérir des ressemblances qui ne sont alors pas dues à leur éventuelle parenté. On parle dans ce cas d’évolution convergente. Pour qu’il y ait sélection, encore faut-il que plusieurs variations d’un même caractère soient présentes dans la population afin que l’individu le plus adapté l’ emporte  sur les autres. Les mutations précèdent la sélection naturelle. La diversité génétique dans une population d’individus a pour origine des modifications de l’information génétique dans l’ADN des cellules.

Les modifications génétiques sont aléatoires : ce n’est pas l’environnement qui  dicte  quel gène doit muter, mais bien le hasard. Article détaillé : Expérience de Luria et Delbrück. C’est donc parmi la grande diversité génétique des individus, que vont ensuite être sélectionnés les phénotypes et les allèles les plus adaptés à l’environnement. Pour en faire la démonstration on pourrait simplement montrer que les phénotypes nouveaux étaient présents avant le changement du milieu. Articles détaillés : Transmission des caractères acquis, génétique des populations et valeur sélective.

La génétique moléculaire n’existant pas à son époque, Darwin ne pouvait prendre en compte les mécanismes moléculaires à l’origine des nouveaux caractères. Dans la théorie initiale de Darwin telle qu’il l’expose dans L’Origine des espèces, ces variations entre les individus trouvent leur origine dans le fait que des individus acquièrent des caractéristiques différentes au cours de leur vie. En réponse aux néo-lamarckiens qui soutenaient le contraire, il montra que des mutilations n’étaient pas transmises. On en déduisit abusivement qu’aucun caractère acquis ne pouvait se transmettre, alors qu’une mutilation ne peut être assimilée à une acquisition par l’organisme de fonctions nouvelles comme le voulait Lamarck. Cela fait aussi l’objet de recherches dans le domaine de l’immunologie. La convergence entre la théorie darwinienne et la théorie de l’hérédité donnera alors naissance au cours des années 1930 à la génétique des populations, en particulier grâce aux travaux théoriques de Ronald Fisher.