Moines et moniales de par le monde : La vie monastique au miroir de la parenté PDF

Grand bâtiment en moines et moniales de par le monde : La vie monastique au miroir de la parenté PDF à un étage. Façade en encorbellement et double toiture de tuile grisâtre. Il est le centre des écoles Kegon et Ritsu, mais toutes les branches du bouddhisme japonais y sont étudiées et le site comprend de nombreux temples et sanctuaires annexes. De nombreux bâtiments secondaires ont été groupés tout autour de la Salle du Grand Bouddha sur le flanc de coteau légèrement incliné du mont Wakakusa.


Peut-on rompre totalement avec la famille, institution au coeur de l’ordre social ? On a bien souvent en Occident une vision des moines et des moniales marquée par l’idéal chrétien de la clôture et d’une sortie radicale du monde. Pourtant la séparation entre les laïcs et les moines prend des contours très différents de par le monde et les figures de renonçants sont très variées d’une religion à l’autre. La plupart ont en commun le partage d’une forme de vie extrême leur demandant de quitter le monde au sens religieux du terme pour mieux s’y consacrer. Quel modèle de sociabilité le monachisme propose-t-il alors ? Cet ouvrage est la première étude d’ensemble de la vie monastique dans des traditions religieuses et sociales contrastées : moines et moniales en Europe, au Proche-Orient, en Asie, chrétiens d’Occident ou d’Orient, hindous ou Jain, bouddhistes du Theravada, du Mahayana ou du Tantrisme, taoïstes et même Esséniens ou musulmans soufis ou druzes. Ethnologues et historiens réunis ici révèlent que ces religieux pourraient incarner une forme de contestation de la parenté tout en partageant une manière singulière de la réinventer presque à l’infini, voire de créer une sorte de  » parenté monastique « . Une utopie ?

Le rôle du temple est étroitement lié à la fonction impériale, les rites et cérémonies qui s’y déroulent devant protéger le pays et la famille de l’empereur. Son édification sous l’égide de l’empereur Shōmu entre 745 et 752 requiert la mobilisation de toutes les ressources du jeune État japonais et grève durablement les finances publiques. Le monumentalisme inédit du projet traduit l’idéal politique de Shōmu, c’est-à-dire un État centralisé fondé sur le bouddhisme. Le Tōdai-ji ne joue ainsi un rôle politique et religieux prépondérant que durant quelques décennies, son influence déclinant ensuite peu à peu, ce qui entraîne des difficultés majeures pour la gestion de ses domaines répartis dans tout le pays.

De nos jours, le Tōdai-ji est toujours actif et sa communauté de moines tient les rites et cérémonies annuels ou quotidiens nécessaires, dont le plus important reste la cérémonie de l’eau et du feu nommée Shuni-e. Un lac au premier plan dans lequel se reflète la végétation et un mur d’enceinte blanc. Tenpyō, durant laquelle les grandes constructions de temples bouddhiques sont légions. 747 à 752, hormis la dorure. Statue en bronze assise massive vue en contre-plongée, avec un autel au premier plan. Trois moines jouent un rôle déterminant dans la fondation du Tōdai-ji : ils sont parfois désignés avec Shōmu comme les quatre saints fondateurs du temple. Néanmoins, le projet titanesque du Tōdai-ji suscite des résistances dans l’entourage de l’empereur.

Porte dans le mur d’enceinte, aux poutres rouges et aux murs blancs. Toit à demi-croupes au faîte plat, courbé à l’extrémité. Shōmu et ses successeurs immédiats poursuivent leur politique très favorable en faveur du bouddhisme. Entre 749 et 756, des représentants du temple ont la tâche de prospecter et choisir les terres les plus favorables aux cultures.