Monet : Un pont vers la modernité PDF

Les Meules est le titre d’une série de tableaux impressionnistes peints par Claude Monet. monet : Un pont vers la modernité PDF et poursuivis jusqu’au début de l’année 1891.


Ce catalogue, superbement illustré, porte sur la représentation du pont dans l’oeuvre de Claude Monet (1840-1926), au lendemain de la guerre franco-prussienne. Une fois installé à Argenteuil, en banlieue de Paris, Monet est séduit par le pont routier qui relie les rives de la Seine près de sa maison. En 1872, il peint Le pont de bois pour mettre en valeur la reconstruction du pont détruit pendant la guerre et marquer le retour à l’ordre en France. Cette composition d’une étonnante modernité est le point de départ de nombreuses recherches sur ce thème. Le présent ouvrage, composé de douze toiles majeures, met en lumière la manière inventive avec laquelle Monet explore le motif du pont et s’impose comme une figure de proue de l’avant-garde. Il décrit aussi la réaction des artistes impressionnistes suivant le conflit franco-prussien et montre comment les peintres et les photographes de l’époque représentent l’ensemble remarquable de ponts parisiens.

La particularité de cette série est de répéter un même motif afin de montrer les différents effets de la lumière et de l’atmosphère au fil des jours, des saisons, et des conditions météorologiques, mais aussi d’en varier les cadrages et points de vue. Les autres toiles se répartissent dans des collections privées. Monet pour illustrer l’article d’Octave Mirbeau paru dans L’Art dans les deux mondes en mars 1891, et qui évoquait la série à peine achevée. Dès lors, la campagne avoisinante devient, entre deux voyages, l’un de ses sujets privilégiés. 92 cm, Hill-Stead Museum, Farmington, CT, États-Unis. Une première fois, Monet va ériger ces meules de blé en sujet principal d’une ébauche de série de cinq tableaux.

C’est seulement deux ans plus tard, après la moisson de 1890, que Monet revient aux meules. Je deviens d’une lenteur à travailler qui me désespère, mais plus je vais, plus je vois qu’il faut beaucoup travailler pour arriver à rendre ce que je cherche : l’instantanéité, surtout l’enveloppe, la même lumière répandue partout, et plus que jamais les choses faciles venues d’un jet me dégoûtent. Allez donc à la maison, si vous voulez bien, et apportez-moi une autre toile . Elle me l’apporte, mais peu après, c’est encore différent : une autre!

Et le voilà à deux pas de sa maison tranquille, de son jardin où flambe un incendie de fleurs, le voilà qui s’arrête sur la route, un soir de fin d’été, et qui regarde le champ où se dressent les meules, l’humble terre attenant à quelques basses maisons, circonscrite par les collines prochaines, pavoisée de l’incessant défilé des nuages. Monet est au travail depuis un mois environ quand Louis-Joseph Singeot, son propriétaire de Giverny, met le domaine en vente. L’acte de vente est signé le 17 novembre pour la somme de 22 000 francs, payables en quatre ans. 100 cm, Metropolitan Museum of Art, New York. Le motif des meules de blé n’est pas nouveau dans la peinture. Dans ce contexte de réalisme rural, la meule suffit à désigner, par métonymie, les moissons, et, pour Des Glaneuses, les paysans aisés par opposition à la rudesse de la condition des femmes du premier plan. C’est là , dans cette perpétuelle fête des yeux, qu’habite Claude Monet.