Polyeucte, tragédie (Éd.1880) PDF

Le commentaire littéraire doit situer le texte étudié au sein de l’histoire de la littérature. Il doit faire ressortir la polyeucte, tragédie (Éd.1880) PDF littéraire de l’extrait étudié, à travers une méthode rigoureuse. L’exercice est ancien, même s’il a été surtout institué depuis 1902.


Polyeucte, tragédie. Nouvelle édition… par J. Favre,…
Date de l’édition originale : 1880

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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Le commentaire littéraire ne concerne que l’exercice proposé par les programmes du lycée, voie générale et technologique, depuis 1972. Noté sur 16 points, le coefficient est égal à 2, excepté dans la série littéraire où il est de 3. Tout d’abord, le commentaire nécessite une lecture attentive et analytique de l’extrait proposé. L’élève doit ensuite dégager une problématique pertinente et susceptible d’organiser l’étude autour de deux ou trois axes de lecture.

L’épreuve du commentaire littéraire sollicite à la fois esprit d’analyse et esprit de synthèse, jugement critique et qualités argumentatives. La dénomination de l’épreuve a évolué avec les différents programmes et réformes de l’enseignement du français. La dénomination de  commentaire de texte  est conservée au sein de l’épreuve de philosophie mais l’exercice est différent : il s’agit d’analyser un ou plusieurs textes sans recourir aux outils de langue. Par ailleurs, la consigne est toujours accompagnée d’une question d’orientation et ce depuis la réforme de 2002 :  En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu’il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. Succédant aux questions d’observation, la consigne du commentaire est souvent très succincte :  Vous ferez de ce texte un commentaire composé.

La pratique du commentaire littéraire souffre aujourd’hui d’une image réductionniste du texte et de sa valeur littéraire. Dans l’enseignement supérieur, en filière littéraire, les étudiants composent en effet des  commentaires stylistiques . L’épreuve évalue également la capacité personnelle de l’élève à organiser, structurer et expliquer son analyse du texte, tout en cernant les enjeux que celui-ci pose. Le commentaire littéraire se fonde donc sur une méthode propre, permettant d’exploiter des procédés littéraires, susceptibles de mettre en lumière le style de l’auteur, ainsi que les enjeux propres au texte et à son contexte de production. Toutefois, l’épreuve varie selon les séries d’enseignement.

La pratique du commentaire littéraire  laisse apparaître le désarroi devant un exercice vécu comme complexe et pour lequel on renoncerait à envisager un apprentissage progressif. Bertrand Daunay explique cela par l’absence, sur le marché des manuels scolaires d’ouvrages destinés à aider l’élève. Celles-ci sont cependant peu étudiées par la psychologie scolaire, hormis par Isabelle Delcambre et B Veck. Des capacités secondaires mais importantes sont activées au sein de cet exercice. L’apprentissage du commentaire de texte offre enfin une réflexion plus globale à l’élève confronté au texte. Ainsi, le texte littéraire, souvent classique, est désacralisé par l’intermédiaire de l’exercice du commentaire, et l’élève peut prendre une distance critique vis-à-vis de ce dernier.

La durée de l’entretien est de 20 minutes et celle de la préparation de 30 minutes. Néanmoins, le niveau d’exigence est moindre qu’à l’écrit, en raison du temps imparti et en raison de la seconde partie de l’épreuve, qui consiste en un entretien semi-directif. En général, le texte proposé n’excède pas 15 à 20 lignes mais peut être plus long en cas d’extrait théâtral. Il est impératif que l’élève tienne compte de la question posée et qu’il propose des axes de lecture en conséquence. Le jeune Cicéron lisant, fresque de Vincenzo Foppa de Brescia, datée vers 1464. Il existe cependant des épreuves similaires et plus anciennes.

Depuis le Moyen Âge, l’objet de l’enseignement est la rhétorique, les élèves devant produire un texte en imitant un auteur latin ou grec, rarement français cependant. Une tradition juive, celle des commentaires bibliques est également à prendre en compte. Avec cette circulaire, la classe de rhétorique ne devient plus fondamentale, et elle disparaît de fait en 1902. La réforme de 1854 entérine définitivement l’explication des auteurs français, l’Instruction publique s’apercevant que les élèves ont une mauvaise compréhension des textes classiques. Gustave Lanson, quant à lui, est le premier à voir dans le commentaire de texte un exercice sur le discours métatextuel. Le second tournant a lieu avec la réforme de 1902.