Portraits et fragments d’anges : Au palais Jacques-Coeur PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. portraits et fragments d’anges : Au palais Jacques-Coeur PDF arrondissement de Paris et dans le paysage de la capitale française.


Cet opéra a été appelé  opéra de Paris  jusqu’en 1989, date à laquelle l’ouverture de l’opéra Bastille, également opéra de Paris, a influé sur son appellation. On le désigne désormais par le seul nom de son architecte :  opéra Garnier  ou  palais Garnier . Portrait du jeune lauréat, Charles Garnier. 14 janvier 1858, rue Le Peletier où se situe la salle d’opéra du moment. Pour certains historiens, Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc semble à l’origine de l’idée d’un concours, craignant l’attribution du projet et la direction du chantier à Charles Rohault de Fleury, architecte ordinaire de l’Opéra et donc logiquement destiné à réaliser cette nouvelle commande. L’usage voulait jusque-là que l’on fasse directement appel à un architecte désigné. L’événement est tel que tous les Parisiens et de nombreux provinciaux suivent de très près le déroulement de la compétition, qui rassemble cent soixante et onze concurrents.

Officiels, presse et grand public y vont de leurs propres commentaires et attendent impatiemment le résultat. C’est toutefois un jeune architecte n’ayant pas encore fait véritablement ses preuves sur un travail similaire. Est confiée à ce groupe d’experts la lourde charge d’examiner les nombreuses propositions déposées. Viollet-le-Duc et Rohault de Fleury sont éliminés au premier tour. Le 30 mai 1861, Charles Garnier est proclamé vainqueur à l’unanimité : son projet surprend et séduit le plus grand nombre. Les principales critiques vont porter plutôt sur l’extérieur et sa succession brutale de volumes distincts qui expriment clairement les fonctions internes de l’édifice.

Ainsi, les emplacements successifs du grand foyer, du grand escalier, de la salle de spectacle, de la scène et de sa cage, du foyer de la Danse et des bâtiments administratifs se devinent aisément et le tout s’enchaîne en une composition aussi érudite qu’évidente. Ses dimensions et sa forme très particulière résultent des récents tracés voulus par l’urbaniste. D’importantes contraintes s’imposent ainsi aux différents concurrents puis à l’architecte lauréat. La difficulté de concevoir un édifice d’une aussi grande envergure sur une surface en losange et dissymétrique amène Garnier à demander divers aménagements et cela à plusieurs reprises. Les immeubles voisins font l’objet d’une entorse aux règlements que le baron Haussmann a lui-même fixés et dépassent la hauteur autorisée. Les façades de l’opéra risquent donc d’apparaître plus basses que leur environnement. En outre, des considérations sécuritaires sont intervenues.

L’attentat de l’opéra Le Peletier incite à trouver un site rapide d’accès pour l’empereur, qui loge dans l’aile Richelieu du Louvre. Charles Garnier, second à droite et ses collaborateurs. La commande une fois confirmée, Garnier fait construire un bâtiment provisoire au cœur du chantier pour la durée des travaux. Cette construction sommaire fera office d’agence : elle comprend un rez-de-chaussée et un étage dont l’accès aux différentes salles de travail est permis grâce à un escalier et une coursive extérieurs. Si le début des travaux a lieu dès 1861, l’entreprise est marquée officiellement par la pose de la première pierre l’année suivante, en 1862. Lors des fouilles et des excavations, destinées à la réalisation des massifs de fondations, les travaux doivent brusquement s’interrompre.