RITES DE MORT. Pour la paix des vivants PDF

L’agressivité est une modalité du comportement des êtres vivants et particulièrement de l’être humain, qui se reconnaît à des actions où la violence est dominante. Elle prend des formes aussi diverses que les différents types de relation au sein d’un écosystème ou d’une culture donnée. Les attitudes ou les gestes agressifs sont plus ou moins tolérés RITES DE MORT. Pour la paix des vivants PDF les codes sociaux et leurs conséquences sont très variables d’une société à l’autre, d’un groupe social à l’autre et selon les époques. L’agressivité pathologique est présente à des degrés divers dans les tableaux cliniques de troubles de la personnalité de type névrotique, psychotique, psychopathe ou épileptique.


Konrad Lorenz a mis en avant l’agressivité chez toute espèce animale comme facteur positif de sa conservation : il la comprend donc plus comme un élément vital que comme un instinct de mort. Cette agressivité ne doit cependant pas être comprise comme une priorité donnée à la violence ni même aux tensions latentes des rapports de force. Il s’agit davantage d’une énergie dont les diverses cultures optimisent les formes d’expression. Souvent employé de manière métaphorique, le terme  agressivité  désigne une violence physique ou verbale manifestée avec une intention hostile.

L’agressivité, étudiée par Konrad Lorenz en éthologie animale, se rapporte à la territorialité et à l’accouplement. Chez l’humain, elle se situe aux niveaux organique, social et culturel. Au niveau culturel, la violence physique est plus ou moins valorisée d’une population à l’autre et d’une époque à l’autre. Violence domestique, violence urbaine, violence scolaire et d’autres formes d’incivilité sont représentatives de cette forme de communication, en cours plus dans un pays que dans un autre. Au niveau organique, il existe les cas de sham rage chez l’animal et chez l’humain où le comportement exprime un état de rage violente, sans raison apparente dans l’environnement immédiat.

En 1892, le docteur Golz a démontré que l’ablation de la partie frontale du cerveau d’un chien transforme un animal doux et paisible en une bête féroce capable d’attaques subites, vicieuses et violentes, sans provocation apparente. La neurologie nomme  syndrome du dyscontrôle épisodique  les cas de conduite paisible ordinaire passant momentanément à un comportement violent, quand ils sont reliés à la fois à des lésions cérébrales et à la chimie du cerveau. Cet affaiblissement du contrôle indique une prédisposition à l’agressivité déjà installée. L’agressivité est un comportement omniprésent chez les espèces du royaume animal. Le comportement agressif est sujet à des processus de sélection naturelle. En effet, les différences dans l’agressivité sont le produit de l’adaptation des individus aux conditions environnementales et aux interactions avec les individus qui les entourent. Dans toutes les espèces animales, les facteurs biologiques fondamentaux des individus comme l’âge et le sexe ont une forte influence sur le comportement.

Concept de RHP Le but d’un comportement agressif est soit d’obtenir, soit de défendre des ressources. Dans la plupart des cas, ce comportement n’est pas physique. Comme ces comportements agressifs prennent place lors d’un combat pour des ressources, il est aussi important de prendre en compte le point de départ de chaque individu au moment du début des démonstrations. En effet, c’est la combinaison de ces critères qui aboutissent à une décision finale lors d’un face-à-face. Comme le possesseur a normalement plus à perdre, il sera avantagé si les deux RHP sont égaux.

En général, un individu appartenant à une espèce de grande taille est avantagé face à un individu appartenant à une espèce de petite taille. De plus, cette asymétrie a des influences sur le comportement agressif lors d’un combat. En effet, un individu dominant devrait en théorie être plus passif pendant un combat tandis que l’individu subordonné devrait montrer une activité plus agressive pour gagner le combat. Calhoun a montré en 1962 que des rats placés volontairement en situation de surpopulation développaient des troubles du comportement, dont une hyper-agressivité pour une partie d’entre eux. Des intoxications saturnines, alcooliques ou médicamenteuses peuvent induire un comportement agressif voire violent. Par exemple, les barbiturates augmentent l’agressivité, et la  marijuana  semble la réduire.

En cas de crise d’hypoglycémie, la personne perd connaissance de ce qui se passe en elle et peut être plus que violent pendant quelques instants et atteindre un état semi-comateux. L’alcool peut désinhiber le contrôle de la violence. Les expressions populaires de  vin joyeux ,  vin triste ,  vin silencieux  et  in vino veritas  montrent bien que l’intoxication alcoolique n’est que le déclencheur de l’émergence d’une prédisposition comportementale. L’intoxication par certains pesticides peuvent interférer la circulation de l’influx nerveux dans le cerveau et conduire à l’agressivité, ou au syndrome d’hyperactivité. Sous certaines de ses formes, le suicide peut être considéré comme une violence agressive retournée contre soi-même, et l’agressivité peut être une voie de sortie du désespoir extrême dans la dépression. L’agressivité dont on parle ici est celle des conduites violentes justiciables. La chimie du cerveau et l’endocrinologie des déséquilibres hormonaux peuvent rendre intelligibles des sautes d’humeur dont l’exemple illustratif est le SPM ou syndrome prémenstruel.