Savoir lâcher prise : Méditations quotidiennes PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Pour cet article, elle désigne dans les régions méditerranéennes la vengeance d’un meurtre ou d’une simple offense qui implique tous les parents et engendre l’affrontement de deux familles sur une longue période. La domination doit être comprise au travers d’une structure familiale au sens large, qui porte le nom de clan savoir lâcher prise : Méditations quotidiennes PDF de tribu, et qui réunit plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes affiliées, redevables ou employées.


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Elles peuvent mobiliser de véritables bandes aptes à organiser la vengeance et à s’assurer de complicités pour échapper à une arrestation. Le cas de figure existe en Haute Albanie. La vendetta s’y déroule de tribu à tribu et entraîne de véritables guerres, obstacles à toute circulation d’un territoire à un autre. En cas de résistance du responsable, les vexations pleuvent. La perte de l’honneur est assimilée à la perte de la vie et celui qui ne se venge pas subit des humiliations destinées à lui rendre l’existence impossible.

La vendetta est également un outil de domination politique, que ce soit sur un village ou sur un territoire beaucoup plus étendu. L’objectif est toujours le même : éliminer l’adversaire, alimenter les motivations de la vendetta, pour permettre de souder le clan. Les exemples sont nombreux, y compris dans la littérature et notamment dans Colomba de Mérimée où le conflit entre deux familles corses, les Barricini et les Della Rebbia, recoupe une opposition politique entre conservateurs royalistes et bonapartistes. Un des enjeux est le pouvoir sur le village au travers de la mairie. Pour éliminer un adversaire politique en l’obligeant à se retirer de la scène publique, le recours à la vendetta s’est révélé très efficace.

Non limitée dans le temps, elle permet d’aboutir à l’élimination physique de l’adversaire au nom de l’honneur. Mais la vendetta se nourrit également de la résistance à une domination politique. C’est le sentiment d’injustice, d’inégalité de traitement qui est bien souvent à l’origine du développement de cette forme de justice privée, de justice primitive. La Corse dominée par les Génois, puis par les Français a cultivé ce sentiment d’injustice et de résistance associées. En Albanie, les tribus catholiques du Nord, s’appuyant sur une topographie très favorable à la résistance du fait de leur inaccessibilité, ont ainsi développé une pratique de la justice basée sur le Kanun en opposition à la justice ottomane.

L’administration de l’Empire les a abandonnées à leur sort, dans une quasi-autonomie. En Grèce et Crète, c’est l’Église orthodoxe qui a servi de base à la résistance contre le pouvoir ottoman. Là encore, l’éloignement par rapport au pouvoir central a permis, tout particulièrement en Crète, de maintenir cette forme de justice traditionnelle. Corse et ont trouvé matière à faire œuvre littéraire. Balzac, Mérimée, Maupassant, Alexandre Dumas, pour ne citer que les plus célèbres, traitèrent de ce sujet dans des nouvelles ou plus rarement, dans des romans.

Le caractère à la fois héroïque et scandaleux de la vendetta offre toutes sortes de possibilités pour mettre en scène des héros romantiques. Le  bandit d’honneur  en est l’archétype et en tant que sujet romanesque, il connut un véritable succès sur fond de paysages corses, alors considérés comme exotiques, car peu connus et peu accessibles aux voyageurs. L’ouvrage le plus célèbre sur le sujet est Colomba, de Prosper Mérimée. Celui-ci avait visité la Corse en 1839, en tant qu’inspecteur des monuments historiques. Son intérêt d’ethnologue s’attache au-delà des monuments aux constructions quotidiennes et à ce qu’elles révèlent des traditions.

Il décrit les maisons corses comme des habitations austères en granit aux fenêtres étroites qui peuvent servir de meurtrières en temps de vendetta. Souvent ces habitations comportent un four et un puits pour soutenir un siège. Dans la nouvelle, son frère Orso, officier bonapartiste réduit à l’état de demi-solde après la chute de l’Empire, revient au pays et se trouve plongé dans un conflit entre son clan familial et celui du maire du village. Déchiré entre le respect de la justice et la nécessité de la vengeance et influencé par sa sœur, Colomba, il se trouve progressivement pris dans l’engrenage de la vendetta. Guy de Maupassant par Félix Nadar, 1888. Près de cinquante ans plus tard, Maupassant publie en 1883 une très courte nouvelle de quatre pages intitulée Vendetta, dans le journal Le Gaulois. Cette effroyable mais captivante histoire sera reprise dans les Contes du jour et de la nuit en 1885.