Sept sermons sur Job PDF

220:case 219:case 221:case 192:case 186:case 189:case 187:case sept sermons sur Job PDF:case 190:case 191:case 192:case 222:return! 32:case 43:case 63:case 64:case 107:case 109:case 110:case 111:case 186:case 59:case 189:case 187:case 61:case 188:case 190:case 191:case 192:case 222:case 219:case 220:case 221:case 163:return! Le voilà, votre scarabée , dit Jung à sa patiente en lui tendant un insecte apparu alors qu’elle racontait son rêve d’un scarabée d’or. En effet, Jung s’intéressait aux  thèmes  ou motifs archétypiques qui s’activaient chez ses patients.


« Je ne suis pas ressortie indemne de la lecture des sermons de Job », raconte Violaine Weben, auteur de leur transcription en français moderne. Davantage même, sa vision de la vie et sa relation à Dieu ont changé. C’est même un renversement. Calvin place Dieu là où l’homme s’inscrit logiquement comme centre de ses préoccupations. C’est une révolution copernicienne en matière anthropologique et théologique, à laquelle ces paroles nous conduisent. Une spiritualité de désintéressement, combien libératrice ! Nous n’aimons pas Dieu en vue de… mais pour lui-même, parce qu’il nous a fait grâce de son amour. Cet amour est sa puissance et sa gloire. Le public de Genève se pressait autour de l’orateur. Aux lecteurs du XXIe siècle de découvrir cette oeuvre si rare, si pénétrante et si pleine d’humour. Violaine Weben transcrit la langue du XVIe siècle, tout en gardant les expressions de Calvin, dans leur saveur.

Pour Michel Cazenave, l’un des principaux éditeurs des travaux de Jung en France, la synchronicité est un concept épistémologique  limite , celui où  Jung est, de prime abord, le plus facilement suspect de mysticisme, quand on ne parle pas franchement de magie. Les événements synchronistiques reposent sur la simultanéité des deux états psychiques différents. J’emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un sens identique ou analogue. Le terme s’oppose à ‘synchronisme’, qui désigne la simple simultanéité de deux événements. L’archétype est un complexe psychique autonome siégeant dans l’inconscient des civilisations, à la base de toute représentation de l’homme sur son univers, tant intérieur qu’extérieur. L’archétype se démarque par une intense charge émotionnelle et instinctuelle dont la rencontre teinte la vie de l’homme qui y est confronté de manière existentielle.

Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l’univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d’un événement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un ‘hasard’ signifiant et créateur. Dans l’exemple que Jung donne, relatif à sa séance avec une patiente, qu’il nomme le rêve du scarabée d’or, la synchronicité lui a permis de faire la corrélation entre la présence d’un archétype, symbolisé par l’insecte, et la présence simultanée, réelle, du coléoptère. Cette corrélation lui permit ainsi de relancer la thérapie, qui stagnait alors. Voir plus bas : l’hypothèse d’un Tout. Une jeune patiente eut à un moment décisif du traitement un rêve dans lequel elle recevait en cadeau un scarabée doré.

Pendant qu’elle me rapportait le rêve, j’étais assis le dos à la fenêtre fermée. Tout à coup, j’entendis derrière moi un bruit, comme si l’on frappait légèrement à la fenêtre. Je me retournais et vis qu’un insecte, en volant, heurtait la fenêtre à l’extérieur. J’ouvris la fenêtre et capturai l’insecte au vol. Exemple : au début de leur rencontre, le 25 mars 1909, Freud et Jung se retrouvent seuls pour évoquer l’intérêt des phénomènes parapsychologiques en psychanalyse.

Freud n’y voit guère de matériau à exploiter, distant quant à cet intérêt de Jung. Des craquements se produisent alors dans la bibliothèque de Jung, qui, peu surpris, annonça à Freud qu’il s’en produirait de nouveau. Cette hypothèse de synchronicité, Jung l’a formulée avec une prudence extrême. On ne peut expérimenter le champ de la synchronicité par des méthodes classiques. Jung a néanmoins tenté, avant de mourir, de mettre au point une méthode expérimentale pour cerner la synchronicité. Dès 1900, et pendant plusieurs années, il note des observations de coïncidences. Il existe dans l’univers, dit Kammerer, un principe fondamental, une force qui tend vers l’unité.

Cette force universelle agit sélectivement pour grouper les semblables dans l’espace et le temps. Jung, au British Museum, découvrit un manuscrit alchimique attribué à Ripley, qui représentait un aigle mangeant ses propres plumes. Pauli a suivi de 1931 à 1934, une cure analytique avec l’un des élèves de Jung. Dès 1932, il voyait Jung tous les lundis pour discuter de ses rêves, étudiés par Jung dans Psychologie et Alchimie. Il connaissait ce livre par son ami Richard Wilhem depuis 1920 et pratiquait lui-même « cette technique oraculaire » fondée sur l’interprétation de 64 hexagrammes.

Jung tient une conférence sur la synchronicité en 1950, à Ascona : « De la synchronicité ». Il s’agit donc, dans le cadre psychologique d’une perception simultanée qualitative. C’est à partir de l’observation de certains événements que Jung s’interroge quant aux phénomènes de coïncidence a-causales. Une fréquentation de la psychologie des phénomènes inconscients m’a forcé, depuis un grand nombre d’années déjà, à me mettre à la recherche d’un autre principe d’explication, puisque le principe de causalité me paraissait insuffisant pour éclairer certains phénomènes remarquables de la psychologie inconsciente. La notion a une portée épistémologique qui déborde de l’ordre du psychique.