Souvenirs désordonnés PDF

Saint-Mittre, dans un faubourg de Plassans. Adélaïde Fouque souvenirs désordonnés PDF du contrebandier Macquart. Père de Lisa, Gervaise et Jean Macquart.


José Corti : un être rare, inconnu ou presque du grand public. Mais un modèle : l’éditeur qui n’a jamais publié ce qu’il n’aimait pas. Et il n’aimait que l’écriture la plus haute, la création la plus aiguë, la littérature la plus noble (Gérard Guillot, Le Figaro). Quand on écrira l’histoire de José Corti qui, à sa manière si différente de celle de Gaston Gallimard, de Bernard Grasset, de Robert Gallimard ou de Robert Denoël, restera dans la littérature, on notera sans doute ce délicieux anachronisme d’un grand raffiné qui a voulu maintenir sa passion des livres hors des circuits dévastateurs de l’argent-roi (Jean-Marie Rouant, Le Quotidien). Toute la démarche de José Corti est une célébration de la lecture. Il la servit par les poèmes et les récits sur lesquels il apposa son label  » Rien de commun il la servit par des textes d’analyses qui sont de véritables sésames des grandes oeuvres. Hostile non seulement à tout ce que Gracq avait dénoncé dans son pamphlet La Littérature à l’estomac, mais à toutes les techniques de mercantilisation et de vulgarisation du livre, il apparaissait, dans le milieu éditorial parisien, comme une sorte de dernier des Mohicans (Jacques de Decker, Le Soir).

Ursule, et grandit franchement dans le sens de ses instincts . Rentré à Plassans en 1815, après la chute de Napoléon, il rapporte tous ses vices naturels, développés par la vie militaire. Au moment du Deux-Décembre, Macquart est aux abois. Après un court exil dans le Piémont, il est rentré en France, grâce à Pierre Rougon qui, depuis le forfait perpétré ensemble, ne peut rien lui refuser.

Pierre qui fait la sourde oreille à un nouvel appel de fonds , il lâche le fou François Mouret contre les conquérants de Plassans. Soldat, puis vannier, puis rentier et fainéant. Antoine Macquart et de Joséphine Gavaudan. Gervaise a la cuisse droite déviée et amaigrie, reproduction héréditaire des brutalités paternelles.

A vingt-deux ans, elle est grande, un peu mince, avec des traits fins, déjà tirés par les rudesses de sa vie . Son idéal est modeste : travailler, manger du pain, avoir un trou à soi, élever ses enfants, mourir dans son lit . Lorilleux devant qui le zingueur est si petit garçon. Or, sur le palier des Goujet. Elle a essayé un instant de se réfugier dans le pur amour de Goujet, mais sans force pour résister à Lantier, elle finit par succomber, presque sous les yeux de la petite Anna.

Virginie, dont les rapports avec Lantier la laissent indifférente. Gervuise unie à un ouvrier . Frère de Lisa et de Gervaise. Grandit avec la volonté tenace de se faire un jour une position indépendante . Caporal, en souvenir de son métier de soldat. Gros garçon sérieux, à la figure pleine et régulière, à la cervelle épaisse et lente, il reste calme et têtu, solide en son, espoir, devant la défaite. Un arrachement sépare brusquement les deux hommes.

1871, avec Mélanie Vial, paysanne forte et saine, dont il a un garçon et qui est grosse de nouveau, . Antoine Macquart et de Josépiline Gavaudan. Elle vivait rue Cuvier chez sa protectrice qui la traitait comme sa propre enfant, lorsque cette dame a été emportée par un asthme, laissant une dizaine de mille francs à Lisa. La jeune fille entre comme demoiselle de boutique chez le charcutier Gradelle, rue Pirouette, et fait très vite la conquête de la maison. Mais celui-ci, installé chez son frère, promenant dans la boutique sa lassitude et sa tristesse, impatiente bientôt la belle madame Quenu, pleine de mépris pour les gens qui se croisent les bras. Et, pendant que son maigre beau-frère retourne à Cayenne, la belle Lisa montre un grand calme repu, une tranquillité énorme que rien ne doit plus venir troubler. Mère de François, Hélène et Silvère Mouret.

Fouque avec ses frères Pierre Rougon et Antoine, qui la battent avec une égale rudesse. Conseiller municipal et adjoint au maire. A gagné des rentes en spéculant sur les petits vins de Montigny et est tombé à la paresse, chassant, pêchant, faisant le bourgeois. Reste très sale, vêtu de loques, pendant que sa fille porte des corsages de velours. Sèche, nerveuse et insolente, voix aigre . A été élevée en demoiselle à la pension de Cloyes et joue du piano. Très coquette, elle porte des corsages de velours et va aux champs enrobe à volants .

Elle a des yeux savants déjà, un air de femme, la chair hâtive et malade des faubourgs parisiens. Or, dans la maison des Lorilleux. Il se donne une importance de patron et emmène la noce au musée du Louvre, où il prétend expliquer les tableaux . Tout blanc, face épaisse avec de gros yeux à fleur de tête, très dévot, chanoine honoraire de Saint-Saturnin.

Second fils du juge de paix de Plassans. Guillaume Porquier, leur ami, qui les entraîne dans des maisons suspectes. Premier fils du juge de paix de Plassans. Inspecteur des forêts, à Méziéres . Il a épousé Gilberte de Vineuil, qui aime le plaisir.