Survivre à tout prix – Récit d’un rescapé PDF

Le roman a été refusé par plus de cinq maisons d’édition londoniennes. Il a finalement été accepté par l’édition Knopf Canada, qui l’a publié en septembre 2001. L’édition britannique survivre à tout prix – Récit d’un rescapé PDF gagné le prix Booker de fiction l’année suivante. Le drame débute lorsque le père de Piscine Molitor Patel surnommé Pi Patel, décide de s’établir au Canada avec sa famille et quelques animaux qui faisaient partie de son zoo à Pondichéry.


« Le 19 février 1979, l’avion charter Cessna dans lequel je voyageais avec mon père, sa petite-amie Sandra et le pilote s’est écrasé. Sandra avait 30 ans. Mon père en avait 43. J’avais 11 ans. Juste après le lever du soleil, nous avons heurté le relief d’une montagne engloutie par le blizzard. Au terme d’une épreuve qui dura 9 heures, j’étais le seul survivant. »
Le père de Norman, véritable tête brûlée, ancien agent du FBI, l’a entraîné depuis l’enfance à surmonter ses peurs dans la pratique du ski, du surf, du hockey. Il a poussé l’enfant toujours plus loin (trop loin ?). C’est pourtant grâce à sa formation que Norman a survécu à une marche héroïque dans des conditions extrêmes… C’est aussi de ce père qu’il tient une addiction aux sensations fortes, entre peur et euphorie, qu’il aura le plus grand mal à apprivoiser, après le traumatisme de l’accident.
Navigant entre le récit haletant du crash et des flashbacks de son enfance de petit champion, Norman Ollestad livre, 30 ans plus tard, un témoignage puissant, qui est aussi un véritable chant d’amour à ce père hors norme.
Un récit d’apprentissage poignant et une belle leçon de vie.

De façon schématique, le livre peut être divisé en trois parties, mais le style d’écriture, fluide, permet de regarder le roman comme un tout indissociable. La première partie est une réflexion sur la spiritualité et la vie indienne à travers les yeux d’un jeune garçon. La deuxième partie, qui constitue presque tout l’ouvrage, est le récit des 227 jours d’une traversée longue et douloureuse. Le livre interpelle aussi le lecteur en ce qu’il l’invite à croire ou non à cette histoire. Selon l’auteur, il existe au moins deux façons de voir une même réalité et seule notre croyance nous permet de choisir la  meilleure .

C’est donc à la fin du livre que l’on s’aperçoit des deux histoires possibles, Martel nous laissant le choix entre les deux. Le livre explore également trois religions symbolisées par Pi : l’hindouisme, l’islam et le christianisme. Un autre personnage, Kumar, symbolise l’athéisme. Le roman commence par un Piscine Molitor Patel adulte, longtemps après le naufrage.

Il brosse un bref portrait de lui-même, explique son parcours, ses études de zoologie et de théologie et surtout, introduit le lecteur à son histoire. Enfant, il fut appelé Piscine Molitor Patel par son oncle en hommage à la piscine olympique de Paris. Ce prénom devient très vite la source de sobriquets lors de sa scolarité. C’est pourquoi Piscine, une fois arrivé au collège adopte le surnom de Pi. Deux choses marquent l’enfance de Pi.