Traité de la nature suivi de L’épître en vers du roi Sisebut à Isidore PDF

Les Juifs d’Espagne ont constitué l’une des plus importantes, des plus brillantes et des plus prospères communautés juives de la Diaspora, sous la domination successive de royaumes musulmans et chrétiens. Depuis leur conversion forcée à la suite du décret de l’Alhambra en 1492, une partie des Espagnols et des Portugais d’ascendance juive ont néanmoins continué à pratiquer clandestinement le judaïsme dans la péninsule ibérique. Espagne, mais les héritiers des traité de la nature suivi de L’épître en vers du roi Sisebut à Isidore PDF de la péninsule ibérique, les Juifs Séfarades, représentent toujours un cinquième de la population juive mondiale. L’originalité de la culture judéo-espagnole se manifeste notamment par le judéo-espagnol et le judéo-espagnol calque, deux langues dérivées du vieux castillan et de l’hébreu dans lesquelles s’exprimaient et écrivaient respectivement ces communautés.


Si cette identification est correcte, les premiers contacts des Juifs avec la péninsule ibérique remonteraient au temps de Salomon. Il est probable que ces relations entre le royaume d’Israël et Tarsis ont été des relations commerciales. Tarsis était à l’extrémité ouest de la Méditerranée. Colombie-Britannique, où certains auteurs voient une inscription en hébreu, quand la plupart des chercheurs pensent à une origine phénicienne. Selon des traditions plus tardives, les premiers Juifs seraient arrivés en Espagne, après la chute du Premier Temple en 586 av.

Juifs espagnols ne descendent pas de Juifs  coupables de la mort de Jésus . Des preuves plus substantielles de la présence des Juifs en Espagne datent de l’époque romaine. Paul de Tarse manifeste son intention de pousser jusqu’à l’Espagne, pour annoncer partout l’Évangile, jusqu’aux extrémités de la terre connue jusque-là. Cela pourrait indiquer que des communautés juives y étaient alors établies. L’inscription, généralement considérée comme phénicienne, a été interprétée par quelques chercheurs comme  paléo-hébraïque . L’empreinte comporte deux caractères hébreux témoignant de contacts, directs ou indirects, entre les Juifs et ces îles, à cette époque. Le décret 16 interdit aux chrétiens d’épouser des femmes juives, sous peine d’excommunication de cinq ans.

Le décret 49 menace les chrétiens qui font bénir leurs champs par des Juifs d’excommunication à vie. Le décret 50 interdit aux membres des deux religions de s’assoir à la même table. Enfin, le décret 78 rend passible de cinq ans d’excommunication, l’adultère avec une femme juive. De tels faits démontrent non seulement que les communautés juives d’Espagne étaient en plein essor mais qu’elles pratiquaient aussi un certain prosélytisme. Le judaïsme est vu comme un concurrent sérieux au christianisme, qui n’est pas une religion licite dans l’Empire romain et subit à cette époque la persécution de Dioclétien. Les prescriptions ecclésiastiques du concile d’Elvire, simple concile provincial, restèrent lettre morte.

En tant que citoyens de l’Empire romain, les Juifs d’Espagne pratiquent des professions variées, y compris l’agriculture. Jusqu’à l’adoption du christianisme, les Juifs ont des relations étroites avec les populations non-juives, et jouent un rôle actif dans la vie sociale et économique de la province. Durant toute l’époque païenne, la vie des Juifs s’était déroulée sans trop de heurts. Jules César avait codifié les droits et les privilèges des Hébreux : ils restaient libres de pratiquer leur culte, d’entretenir des liens de solidarité avec la Judée et étaient dispensés de toute soumission aux dieux étrangers.

En 212 Caracalla reconnaissait dans sa Constitution antonine la citoyenneté romaine à tous les Juifs romains. Pourtant, en comparaison de la vie juive à Byzance et en Italie, celle des premiers Juifs d’Espagne a été relativement tolérable. Cela est dû dans une large mesure au difficile établissement de l’Église dans ses frontières occidentales. La conquête par les Wisigoths n’introduit pas de changements immédiats dans la vie des Juifs.

Ceux-ci vivent principalement de la terre, comme les Goths et hispano-romains. Ils cultivent eux-mêmes leurs terres ou ont recours à des esclaves. Certains étaient  villici , c’est-à-dire administrateurs d’exploitations agricoles appartenant à des chrétiens. Nous savons peu de choses de la vie urbaine.