Victor Hugo orateur politique : (1846-1880) PDF

Victor Cousin by Gustave Le Gray, late 1850s-crop. Père-Lachaise – Division 4 – Cousin 01. Victor Cousin est un philosophe et homme politique français, né le victor Hugo orateur politique : (1846-1880) PDF novembre 1792 à Paris et mort le 14 janvier 1867 à Cannes.


 » Victor Hugo : Grand poète, dommage qu’il ait fait de la politique.  » Certaines idées reçues ont la vie longue… Alors que Victor Hugo, entre 1846 et 1880, a prononcé une centaine de discours politiques, son action parlementaire reste négligée par la critique. Pourtant, Victor Hugo accordait une grande importance à son activité d’orateur : de Sur Mirabeau, publié en 1834, à Quatre-vingt-Treize, il ne cesse de s’interroger sur la mission de l’orateur, sur sa parole, et sur son rapport au Peuple. Comme si l’éloquence politique, plus qu’une modalité accessoire d’une vaste Œuvre engagée, était l’une de ses plus glorieuses incarnations, et en même temps, peut-être, la plus complexe. En effet, entre texte circonstanciel et impérissable protestation au nom du Droit, entre parole orale et texte minutieusement préparé, le discours hugolien mérite d’être étudié, autant pour sa richesse intrinsèque que pour le rôle que lui attribua Hugo, ou son rapport avec l’ouvre complète. Cet ouvrage, dont l’objet est de comprendre la nature et les formes de l’éloquence politique de Victor Hugo, commence par sonder la vision hugolienne de l’orateur, de sa parole et de sa fonction, à travers les orateurs qui, de Ruy Blas à Gwynplaine, parcourent toute son oeuvre ; à travers, aussi, tous ces extraits de Choses vues, Sur Mirabeau. ou William Shakespeare qui commentent l’éloquence passée ou contemporaine, et qui dessinent en creux un orateur idéal, toujours voix du peuple. Une fois exposé ce substrat théorique, les discours du pair, du constituant, du député et du sénateur sont étudiés en contexte, comparés aux discours des contemporains, et examinés dans leurs aspects formels. L’activité d’orateur de Hugo est ainsi exposée et expliquée, depuis l’écriture des brouillons (étonnants textes qui prévoient voire programment parfois les réactions de l’auditoire ) jusqu’à la réception de ces textes et aux multiples polémiques qu’ils ont suscitées. Polémiques qui montrent par leur virulence et leur permanence que le discours hugolien est tout, sauf négligeable.

Victor Cousin est le fils d’un ouvrier joaillier au Marché-Neuf et d’une repasseuse. Mais c’est le régime scolaire impérial qui permet son éducation et favorise son ascension sociale. Charlemagne, où il fait de brillantes études jusqu’à l’âge de dix-huit ans. La formation classique reçue au lycée lui donne un goût vif pour la littérature. Déjà, il est réputé parmi ses camarades pour sa connaissance du grec. Pierre Laromiguière était alors chargé du cours de philosophie.

Dans la deuxième préface aux Fragments philosophiques, où il expose avec franchise les diverses influences philosophiques qui ont marqué sa vie, Cousin parle avec émotion de la reconnaissance qu’il éprouvait en se souvenant de ce jour où il avait entendu Laromiguière pour la première fois. La deuxième grande influence philosophique dans sa vie est l’enseignement de Pierre-Paul Royer-Collard. Cousin est attaché à combattre le scepticisme et entend fonder la philosophie sur le sens commun. Il prend appui, pour sa méthode, sur la psychologie. Bibliothèque de la Sorbonne, NuBIS, cote MS 1906. Victor Cousin fit un premier voyage en Allemagne, pendant ses vacances de l’été 1817, au cours duquel il se lia avec Hegel à Heidelberg et d’autres philosophes contemporains.