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Cette révolte qui ne viendra pas: Comment la technostructure abuse le peuple... Et pourquoi ce dernier l'accepte !

  • ISBN: B005HDX45S
  • Author:
  • Langues: Français
  • Évaluation: 3.9/5 (Votes: 2944)
  • Broché: 115 des pages
  • Disponibilité: En stock
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Description du produit

Le XXème siècle a raffiné jusqu’à la perfection le système idéal pour contrôler les masses durablement. Ici, le mot-clé est "durablement".
Car, le contrôle strict des populations a longtemps été l’apanage des dictatures. Mais les régimes brutaux finissent brutalement la plupart du temps. Alors que les démocraties douces arrivent à obtenir un haut niveau de contrôle sans user de violence ou presque.
Dans ces systèmes "apaisés", il y a toujours de la répression et de la propagande mais ces moyens coercitifs sont désormais assurés par les médias et non plus par les anciennes polices politiques en voie de disparition, sauf dans les régimes archaïques.
On a même vu une transition en douceur depuis un régime brutal vers une démocratie moderne : le régime franquiste qui dirigeait l’Espagne depuis les années 1930 a laissé la place à une république moderne, démocratique, tout bien comme il faut en apparence (durant la décennie 1980-1990).
Les médias offrent une façade souriante et n’apparaissent donc pas naturellement comme l’ennemi à abattre. Alors que, dans l’ancien système, la police politique était de facto l’adversaire à combattre. La disparition apparente de l’adversaire a réduit l’activisme politique des citoyens. Les intellectuels soixante-huitards avaient raison de pointer du doigt les dangers de la "société de consommation" pour l’avènement de la révolution car le citoyen de base, trop occupé à des "courses festives" dans des supermarchés où se déroule "l’abondance heureuse" est peu enclin à se révolter… Du moment que son pouvoir d’achat suit plus ou moins. Mais je pense qu’ils ont été surpris (pour ceux qui ont survécu jusqu’à notre époque) par le développement des médias et de leurs influences.
De fait, les révoltes populaires tendent à se raréfier. Dans l’hémisphère nord, la plus fameuse reste encore celle d’octobre 1917 en Russie qui vit les communistes prendre le pouvoir au régime tsariste. Après, plus rien ou presque, sauf à considérer que le syndicat Solidarité a fait tomber la dictature communiste en Pologne dans les années quatre-vingt/quatre-ving-dix… Ce qui reste largement discutable !
Ce n’est pas que, dorénavant, tout se déroule pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Moins violentes que les dictatures, les démocraties n’en ont pas moins recours largement à la propagande permanente et aux mensonges les plus grossiers. Mais tout cela ne semble pas émouvoir la cible qui n’est pas dupe pour autant.

Dans un couple, le fait que l’un des conjoints mente reste sans conséquence tant que l’autre ne s’en aperçoit pas. Mais quand la vérité est révélée, la plupart du temps, le couple n’y survit pas. Les démocraties sont plus résilientes : elles peuvent mentir de façon répétée sans que les populations abusées n’expriment leurs colères. Et il ne s’agit pas de "petits" mensonges : cela va de la santé publique (vaccinations, sang contaminé, nuage de Tchernobyl, etc.) à la politique étrangère (Vietnam, Irak) en passant par la sécurité (11 septembre, nucléaire civil), tous ces mensonges ont eu (ou même ont encore) des conséquences larges, graves voire dramatiques (la guerre du Vietnam, pour ne parler que d’elle, a causé des dizaines de milliers de morts côté américain et encore bien plus côté vietnamien…).
Mais tout cela compte moins aux yeux du peuple qu’une pénurie d’essence en France ou une grève de sportifs (basket-ball ou hockey sur glace) aux USA.
Certains vont trouver que j’exagère (et, selon le mot de Talleyrand, "tout ce qui est exagéré est insignifiant"…) et, en fait, j’aimerais bien !
J’aimerais bien avoir tort, ça me redonnerait foi en mon époque mais quand je vois combien les "gens" se laissent manipuler (victimes mais consentantes), je me dis qu’il est logique que les "méchants" en profitent…